16 septembre 2011

15 septembre 2011

Du bois pour l'hiver

Quatre stères à rentrer avant de partir, quatre stères livrées en vrac et un bûcher à monter soigneusement pour ne pas risquer la dégringolade.
Voilà, c'est fait !
Je les aurais méritées, mes vacances ...















14 septembre 2011

Le Recours aux forêts


Un grand texte de Michel Onfray ? Peut-être pas, mais sympathique quand même, genre vieux sage écolo.
Avec une chorégraphie de Carolyn Carlson.
Sur une musique de Jean-Luc Therminarias !
Le tout sous la direction de Jean Lambert-wild.

Un spectacle prometteur ... qui passe à L'Heure Bleue (Saint-Martin d'Hères) les 5 et 6 Octobre. Mais qu'on peut aussi réserver à L'Hexagone de Meylan .

13 septembre 2011

Un autre film iranien


On remarque d'abord les couleurs et la lumière : des couleurs sombres, des bleus, des noirs, à peine éclairées d'un peu de blanc. Beaucoup de scènes de nuit, avec à peine un néon, un reflet dans une vitre pour trouer l'obscurité. Mais ce parti-pris esthétique s'accorde parfaitement avec la teneur du film.
Le personnage principal est une jeune femme, seule - son mari, journaliste et défenseur des droits de l'homme vit ailleurs, sans doute dans la clandestinité. Nous sommes en Iran et la jeune femme a choisi de s'exiler. "Quand on se sent étrangère dans son propre pays, autant être étrangère à l'étranger."
Elle a recours à une officine qui conseille les candidats au départ et leur procure les papiers nécessaires. Prestations payantes bien entendu; les bakchichs sont en plus ! Il s'agit pour la jeune femme de tomber enceinte, puis de se rendre à un congrès à l'étranger (tout s'achète, même les articles susceptibles de valoir une invitation à un congrès ) et d'accoucher là-bas. Le stratagème est particulièrement tordu, mais devrait fonctionner si un grain de sable, en l'occurrence un chromosome en trop, ne venait tout remettre en question.
Noura, la jeune femme est seule, si terriblement seule pour faire face au dilemme : avorter s'il est encore temps et perdre sa seule chance de quitter l'Iran, garder l'enfant et acheter ainsi sa liberté (?). Quand son mari refuse de partir, elle est plus seule que jamais. Seule et désespérée, mais farouchement obstinée.

Mohammad Rasoulof a réalisé un film aussi beau que poignant. Un film qui, sans éclat ni complaisance parvient à faire comprendre au spectateur ce que c'est que de vivre dans un régime oppressif où ce qui n'est pas interdit par la loi, l'est par la religion, ou même simplement par la tradition.

12 septembre 2011

Dan Foggiaroli-Gendey

On ne cherche pas longtemps ses mots pour parler de la peinture de Dan : vibrations des couleurs, vigueur du geste, énergie, vitalité, joie.





Senteur des cerisiers, Onde de choc, Oiseau de feu, L'attente du cyclone....
Les titres sont autant de clefs pour entrer dans les tableaux. Mais si vous vous passez des clefs que l'artiste vous propose, promis, elle ne s'en formalisera pas ! L'abstraction permet au peintre d'exprimer une idée, un fantasme, une impression; elle permet au spectateur d'y retrouver le reflet de ses propres obsessions, qui coïncident - ou pas - avec celle du peintre. Le tableau comme lieu de rencontre; comme espace de liberté.

Les tableaux de Dan se sont arrêtés trois jours à la maison. Ils sont maintenant repartis, mais celui-ci est resté avec nous. Il s'appelle Méandres !

10 septembre 2011

Stanley Kubrick

Rétrospective Kubrick dans mon cinéma préféré : un régal !
Soumis à l'épreuve du temps, certains films se décolorent, s'affadissent, d'autres au contraire se bonifient. C'est le cas de tous les films de Kubrick que j'ai eu la chance de revoir : Lolita, Barry Lindon, Orange mécanique, 2001 Odyssée de l'espace, Les sentiers de la gloire.
Chaque film revu confirme le talent de ce réalisateur, sa capacité à se renouveler en changeant de genre, en passant du noir et blanc à la couleur, en traitant chaque fois des sujets radicalement différents. Et pourtant, d'un film à l'autre, c'est bien le même génie à l'oeuvre, la même aisance dans le maniement de la caméra, la même fluidité dans les mouvements, la même science des éclairages, la même exigence dans la direction d'acteur. Une écriture cinématographique tout entière au service d'une histoire. Ce qu'on appelle du style.
Et, comme il s'agit d'une rétrospective, il y a, plaisir supplémentaire, cette connivence palpable entre les spectateurs de la petite salle, l'attente impatiente dans les minutes qui précèdent le film, et, au moment du générique de fin, le contentement partagé. On peut bien sûr collectionner les DVD de Kubrick tous alignés bien sagement dans les bacs de la Fnac ou de la bibliothèque ... mais voir un Kubrick en salle, c'est autre chose !

09 septembre 2011

Frazen

J'en suis venu à bout, mais non sans peine. Et le livre une fois refermé, j'en suis encore à me demander pourquoi ce livre a fait la une de Libé (et pas seulement de Libé !).

" Si Libération a fait sa une du 16 août sur Freedom, c’est qu’il s’agit d’un immense roman, un livre puissant, capable de nous transporter à son rythme à travers une bonne partie des Etats-Unis, tout au long de trois décennies et un peu plus."

On suit effectivement pendant plus de 30 ans, un certain nombre de personnages censés être représentatifs de l'Amérique : jeunes étudiants d'abord puis parents débordés par leur progéniture, mais plus encore par leurs émotions, leurs désirs sexuels, leurs frustrations, leur incapacité à savoir vraiment ce qu'ils veulent ou à savoir ce qu'ils veulent vraiment. Bref, beaucoup de psychologie à la petite semaine (jusqu'à parfois me croire dans une série genre "Desperate housewives", un peu de politique (facile de taper sur Bush et la guerre d'Irak), de sociologie pour faire sérieux sans oublier une bonne dose d'activisme écolo. Voilà pour les ingrédients. Comestibles a priori. Mais l'auteur n'a pas trouvé la bonne recette, la bonne combinaison car je me suis beaucoup ennuyée et j'ai failli laissé tomber dix fois. L'impression d'un gros fourre-tout. Un peu comme les restaurants qui annoncent "all you can eat" sur leur vitrine ! L'indigestion avant même d'avoir passé commande...

Je suis peut-être de mauvaise foi : j'en conviens, je n'aime pas les gros romans, surtout quand ils s'efforcent de tout expliquer en détail, précisément et minutieusement, comme si le lecteur était incapable de palier les manques, d'établir des connexions, d'imaginer... Voilà, c'est cela. J'aime qu'un auteur laisse un peu de place à l'imagination de son lecteur, qu'il le laisse respirer. A force de vouloir tout lui dire, on finit par l'étouffer. Et j'ai bien failli périr étouffée par les 718 pages de Monsieur Frazen.

08 septembre 2011

Le Musée asiatique de Nice

Ce n'est peut-être pas le musée le plus connu de la côte d'Azur. Mais c'est certainement le plus exotique puisqu'il offre la possibilité de se familiariser avec quelques pièces remarquables venues de l'autre bout du monde.

Quatre cubes blancs surmontés d'un cylindre, blanc lui aussi, le tout posé sur l'eau. Le carré pour la terre; le cercle pour le ciel : Kenzo Tange, l'architecte japonais qui a conçu le musée a choisi des formes simples mais symboliques. Le musée n'est pas très grand et donne pourtant une impression d'espace et surtout de calme. Zen évidemment !

Dans les quatre blocs du rez-de chaussée consacrés à la Chine, à l'Inde, au Japon, et à l'Asie du Sud-Est sont exposées quelques pièces, peu nombreuses mais toutes superbes.

Dans la grande galerie du sous-sol était présentée, quand nous sommes passés, une exposition sur les laques de Birmanie, particulièrement intéressante. Objets de culte, objets de la vie quotidienne.
Si vous voulez tout savoir sur la fabrication des laques et sur leur usage....vous avez jusqu'au 7 Novembre !

En tout cas, si j'habitais Nice, j'irais au musée suivre les cours d'ikénaba.


Et peut-être même m'initier à la cérémonie du thé.

07 septembre 2011

Etendage au musée Fernand Léger


Drôle d'étendage devant le musée Léger de Biot : des dizaines, des centaines de "marcel" - je mets un "s" à marcel ou je n'en mets pas ? ), noirs ou blancs, soigneusement accrochés sur des fils avec des pinces à linge; deux paires de pince à linge par T-shirt, parce qu'avec le vent, qui sait, ils pourraient s'envoler. D'ailleurs c'est le vent qui contraint chaque matin une employée du musée à remettre en ordre les T-shirt qui pendant la nuit, subrepticement se sont enroulés autour du fil.

J'entends d'ici les ricanements : ça, de l'art contemporain ?

Moi, j'aime bien; ça m'amuse !

J'ai toujours trouvé que le linge étendu à sécher sur un fil, c'était à la fois poétique et ... terriblement indiscret. Mais si joli quand le vent fait voler les chemises et les culottes ...





Soit ! Mais mon contradicteur est toujours là : ce n'est pas parce que c 'est "joli" que c'est une oeuvre d'art !
Sans doute pas. La femme (parce que c'est presque toujours une femme) qui a étendu ces jeans, l'a fait pour les mettre à sécher et rien d'autre. Sans intention particulière.
Alors que Noël Dolla, l'auteur de l'oeuvre présentée au musée de Biot a soigneusement choisi le nombre de T-shirts, leurs couleurs, leur disposition avec une intention particulière. Esthétique peut-être, bien que dans son cas, il s'agisse plutôt d'une réflexion sur l'art pictural au sens large, sur les matériaux, les surfaces, les gestes susceptibles de remplacer pigments, pinceaux et chevalets. Et ce faisant, il nous incite à regarder autrement les choses les plus banales, à chercher dans le déploiement de la vie quotidienne, des lignes, des matières, des mouvements. Bref, de l'art.

06 septembre 2011

La piel que habito

Encore un film pas terrible ! Ou plutôt un film qui ne m'a pas passionnée.
L'intrigue m'a paru trop complexe, souvent tirée par les cheveux, bien qu'elle rappelle parfois les grands romans feuilletons genre Eugène Sue ou Gustave le Rouge avec son accumulation de rebondissements, de fausses pistes et de surprises.
La trame, mi policière, mi hospitalière permet à Pedro Almadovar de mettre en scène un certain nombre de thèmes obsessionnels : confusion des genres, transsexualité, désir de vengeance... que l'on retrouve effectivement dans plusieurs de ses films. Mais ses fantasmes ne sont pas les miens.
Le film a néanmoins titillé ma curiosité, parce qu'il m'a remis en mémoire un vieux film de Franju : Les Yeux sans visage. Un DVD à regarder ?

05 septembre 2011

Le Jardin alpin du Lautaret

C'était par un beau dimanche de la fin août, dans les jardins du Lautaret. Le soleil était haut dans le ciel et la lumière un peu trop violente. Mais les touffes de chardons bleus - Eryngium alpinum ? - étaient si beaux, si bleus, si.... que je n'ai pas résisté à les prendre en photo.




Pas résisté non plus à ajouter quelques belles cartes postales à l'intention de mes amis amoureux de la montagne !























Mais je me demande si dans ces paysages, ce n'est pas la trace laissée par la main humaine que je préfère : un vieux cimetière, un village au bord de la pente, des terrasses cultivées ...