La Hija condor était annoncé comme l'événement à ne pas manquer. A vrai dire, le film d'Alvaro Olmos Torrico m'a paru s'inscrire dans une thématique déjà bien explorée par le cinéma latino-américain quand il s'intéresse à son passé et ses traditions. En l'occurence à une guérisseuse en pays ketchua. Sa fille est supposée prendre la relève, mais se laisse tenter par la ville et la tentation d'une vie différente. On retrouve ainsi l'écart entre modernité et traditions, qui est souvent, il faut bien l'avouer, la tarte à la crème de ces films, dont les préoccupations ethnologiques sont bien fondées, mais parfois un peu écrasantes et la mise en images trop ...binaire : lumière/obscurité, ville/nature, foule/solitude etc.
J'ai un peu mauvaise conscience à ne pas faire l'éloge d'un film aussi "méritant", mais je reste persuadée que les bonnes intentions ne suffisent pas à faire un bon film. J'imagine bien la passion avec laquelle il a été réalisée, et les difficultés auxquelles le réalisateur a dû se heurter. Ce n'est certainement pas un mauvais film, mais un film (trop) ouvertement militant, dont l'objectif premier me semble-t-il est surtout de permettre à chaque spectateur de prendre position. Un film destiné aux spectateurs boliviens ? Ou au spectateurs d'un festival européen ?

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