Le titre laisse imaginer un voyage improvisé, au gré du vent ... mais le voyage dont il s'agit est tout simplement celui de la vie, avec ses hauts et ses bas, et surtout ses inattendus. La vie d'une femme en l'occurrence, et comme son prénom est le même que celui de l'autrice on se dit que la part de l'autobiographie n'est pas négligeable. D'autant que le récit est fait à la première personne.
Etrangement, 10 des 17 chapitres qui composent le récit - sans compter le prologue et l'épilogue - ont déjà été publiés, séparément. Le livre est donc un assemblage de textes qui composent au final un récit de vie, plutôt bien structuré malgré les apparences.
Ce qui m'a néanmoins gêné, c'est d'avoir l'impression parfois (souvent ?) de lire une étude de cas, un exemple destiné à illustrer un cours de psycho. Sans carte ni boussole est en fait un long récit de résilience après un traumatisme initial : enceinte à 16 ans, Mérédy est rejetée par ses deux parents (séparés) et contrainte d'abandonner son enfant. Elle est mise à la porte de sa famille, contrainte de se débrouiller comme elle peut; la vie lui permet peu à peu de construire une nouvelle trajectoire, où le pardon et la bienveillance finissent par l'emporter. Il y a de toute évidence quelque chose de thérapeutique dans ce récit. Une histoire de reconstruction. Une expérience de vie.







