Le Berger de l'Avent n'est pas un roman, pas vraiment une nouvelle non plus, juste une histoire courte, une soixantaine de pages seulement. Mais quelles pages ! Du genre que l'on savoure phrase après phrase, mot après mot. Trois personnages, un homme, un chien, un bélier. Des paysages comme il n'y en a qu'en Islande : la neige, le froid, le ciel, le vent... Cela fait 27 ans que Benedikt et ses deux compagnons parcourent, à la même période, le même périple pour retrouver les moutons égarés avant que l'hiver ne s'installe définitivement. C'est un récit très simple mais très beau. Une parabole biblique ? Peut-être, mais ce n'est pas l'essentiel. L'essentiel c'est plutôt un homme face au éléments, une attitude, une façon d'être au monde.
Je ne crois pas avoir jamais lu un autre livre de Gunnar Gunnarson et me dis que je suis peut-être passée à côté d'un auteur majeur. Une erreur que je vais m'empresser de corriger !
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