A vrai dire, on ne voit pas grand chose de Tokyo, quelques rues banales et vague un aperçu du campus universitaire ? De toute façon, il pleut beaucoup et sous un parapluie on ne voit pas plus loin que le bout de ses pieds. Mais on est bien au Japon quand même, dans cette extrême retenue des individus qui ont le plus grand mal à exprimer leurs émotions.
Un jeune homme solitaire et mal dans sa peau, s'amourache d'une jeune-fille tout aussi solitaire. Pour payer ses études il travaille le soir dans un bain public avec une jeune-fille, joyeuse, dégourdie et .. folle amoureuse de lui. Voilà, en quelques scènes, constitué le triangle amoureux façon Marivaux, bien qu'un peu moins bavard puisqu'on est au cinéma et que ce sont les images qui suppléent au non-dits.
Sous le ciel de Kyoto est un film doux-amer, une valse-hésitation entre comédie et tragédie, très "japonais" sans doute, mais l'amour est bien un sujet universel et la réalisatrice, Akiko Okhu traduit avec finesse les émois amoureux de ses personnages.














