Les rencontres d'Arles s'intéressent à toutes les catégories photographiques, et l'édition 2026 ne diffère pas des précédentes avec son lot de photos un peu trop conceptuelles pour être immédiatement parlantes. J'avoue que s'il faut tout un laïus pour expliquer l'intention du photographe, la photo perd pour moi de son intérêt.
M'ennuient tout autant les explications techniques sur les matériaux et les processus utilisés. "L.T.c ollecte des échantillons d’eau dans des zones portuaires, des estuaires, des bassins artificialisés ou encore des littoraux industrialisés, pour établir un protocole expérimental de bactériographie où des micro-organismes aquatiques interagissent avec des surfaces photosensibles. Incubés sur la gélatine d’un film couleur, bactéries et microbes en altèrent la chimie par corrosion et érosion. " Protocole expérimental ? Le procédé finit par oblitérer le résultat. Je veux pouvoir m'approprier une image sans avoir à passer par un filtre, sans avoir à déchiffrer un cartel abscons.
Ce qui n'est pas le cas de Vigilance, l'exposition sur le magazine publié à partir de 1953 pour rappeler aux électriciens, les précautions à prendre : un simple rappel historique à l'entrée de la salle avant le face à face avec les photos, qui parlent d'elles-mêmes.
En couleur, les couvertures du magazine.
Et sur les murs, beaucoup de photos en noir et blanc. Des photos certes documentaires, et même démonstratives (comment bidouiller une attelle avec un balai). Les lignes sont nettes, claires, immédiatement lisibles; certaines photos de bâtiment industriels semblent reprendre les critères esthétiques du Bauhaus. (*)
(*) J'aurais aimé que les photos exposées ne soient pas protégées par des verres, qui trop souvent reflètent les lampes, les silhouettes des visiteurs, les arbres ou les fenêtres et finissent par empatouiller le regard. Du coup les images sont impossibles à partager.
https://www.agnesdahanstudio.com/fr/projet/Vigilance
https://mege-paris.org/2021/02/18/les-magazines-a-edf-et-gaz-de-france/











