C'est pour très bientôt .... et jusqu'au 25 octobre !
27 septembre 2026
26 septembre 2026
Les rebelles du Dieu Néon
Je ne savais rien de Tsiang Ming-Lang, réalisateur taiwanais. Mais Les rebelles du Dieu Néon, qui se trouve être son premier long métrage, sorti en 1992, m'a suffisamment intéressée pour me donner envie de voir d'autres films du même réalisateur. Ce que Tsiang Ming Lang met en scène, c'est le mal-être de jeunes taïwanais, un mal-être qui s'exprime plus par des attitudes, des comportements que par la parole. Ses personnages - trois garçons, une fille - bougent constamment, se déplacent dans la ville, se vident la tête devant des jeux vidéos, s'enivrent, puis reviennent s'effondrer dans des appartements des hôtels plus ou moins sordides.
Ils se croisent, sans se connaître, se perdent, se retrouvent. Pas d'attaches pas de perspectives de vie, si ce n'est le moment présent, le quotidien immédiat. Aucune empathie, aucune émotion, le réalisateur film ses personnages un peu comme un naturaliste qui observerait je ne sais quels insectes pour comprendre leur fonctionnement. Et puis il y a la ville, Taïpei, des paysages urbains souvent glauques, filmés de préférence de nuit et sous la pluie, les lumières crues des néons et des phares de voiture qui se reflètent dans l'eau. Dès son premier film, Tsiang Ming Liang semble avoir trouvé une esthétique propre, un peu trouble, parfaitement en accord avec son sujet.
https://www.cinematheque.fr/cycle/tsai-ming-liang-49.html
25 septembre 2026
Hondo l'homme du désert
Le film de John Farrow date de 1953. On dit que c'est "le meilleur John Wayne "... Je ne sais pas, les rôles d'amoureux ce n'est pas vraiment son fort ! On dit aussi que c'est le premier film pro-indien... mettons que c'est un film qui met effectivement la responsabilité des massacres sur les Blancs plutôt que sur les Indiens et qui montre un chef indien juste et même généreux. Ceci dit la représentation qui est faite des Apaches n'est pas très différente de leur représentation dans d'autres films. Hondo, l'homme du désert réalisé par John Farrow se regarde malgré tout avec plaisir. Un homme et un chien arrivent jusqu'à une cabane isolée au bord du désert où vivent une femme et son jeune fils; ajoutez des Indiens sur la défensive et un capitaine de cavalerie courageux,mais borné ... une fois les personnages mis en place, la suite n'est pas difficile à deviner.
Hondo a été tourné en couleurs (et même en 3D), mais j'ai trouvé les couleurs un peu forcées, au point de me demander si le film diffusé par Arte, n'avait pas été "colorisé", d'autant que les photos, toutes en noir et blanc, proposées sur Allocine m'ont paru beaucoup plus intéressantes ....
24 septembre 2026
Eli Cranor, A la chaîne
Des romans sur les "laissés-pour-compte" de la société américaine, il y en a beaucoup, mais la conscience sociale ne suffit pas à faire un bon livre. Je me demande d'ailleurs si ce "genre littéraire" n'est pas plus apprécié en France qu'aux Etats-Unis. Je vais même jusqu'à me demander pourquoi ces romans trouvent - apparemment - mieux leur place ici que là-bas. Une façon de se consoler en constatant que le rêve américain s'est bel et bien fait la malle et que l'on ne vit pas mieux, et même plus mal de l'autre côté de l'Atlantique ?
Quoi qu'il en soit A la chaîne, le dernier roman d' Eli Cranor appartient bien à cette catégorie de roman noir à forte imprégnation sociale. Je n'avais pas beaucoup apprécié Chiens des Ozarks, son précédent roman, un peu plus celui-ci, bien que la description que l'écrivain fait des conditions de travail de ses personnages principaux - Gabriela et Erwin, tous les deux d'origine mexicaine - soit terrifiante, d'autant plus terrifiante qu'elle est aussi minutieuse que réaliste. Sans surprise un conflit éclate entre employés et patrons. Un enlèvement d'enfant, une demande de rançon ... l'intrigue se met en place, va de rebondissements en rebondissements, mais on pressent dès le début que les choses ne peuvent aller que de mal en pis. Il y a définitivement quelque chose de pourri dans cette petite ville du fin fond de l'Arkansas.
Roman noir s'il en est, A la chaîne est parfois un peu trop appuyé, un peu trop insistant pour ne pas lasser par moments. On comprend la détermination qui pousse l'écrivain à dénoncer les dysfonctionnements de son pays, et les efforts qu'il déploie pour convaincre ses lecteurs du fossé qui sépare les riches et les pauvres dans l'Amérique de T. Mais ceux qu'il faudrait convaincre - les démunis, les exploités, les laissés-pour-compte, ou a l'inverse ceux qui les exploitent - lisent-ils ses romans ?
23 septembre 2026
Les pianos abandonnés de Romain Thiery
Belle découverte que le travail de ce photographe présenté dans les murs de l'abbaye de Valmagne.
Il faut dire que l'abbaye elle-même a belle allure, avec son cloître et son étonnante fontaine nichée sous une tonnelle verdoyante, qui offre ombre et fraîcheur au visiteur.
J'ai découvert en allant sur son site, que Romain Thiery vient d'ouvrir une galerie à Arles, que je ne manquerai pas de visiter à mon prochain passage.
22 septembre 2026
Les couleurs de Jean Vilar
L'exposition actuellement en cours au musée Paul valery est consacrée aux peintres qui ont travaillé avec Jean Vilar et dont les propositions de costumes ou de décors ont marqué sa production théâtrale. L'occasion de se replonger dans l'esthétique des années 50 et, pour moi de découvrir des artistes dont je ne savais pas grand-chose : Léon Gishia, Edouard Pignon, Jacques Lagrange, Mario Prassinos, Gustave Singier, Alfred Manessier.
Léon Gischia
21 septembre 2026
Figuration libre
Hervé du Rosa
François Boirond
Robert Combas
19 septembre 2026
Le long du canal du midi
Sont-ils de ceux qu’un vent penche sur les naufrages
Perdus, sans mâts, sans mâts, ni fertiles îlots …
Ville minérale, ville végétale
Maison à vendre, maison vendue ... A Marseillan, les maison continuent de changer de mains, certaines sont restaurées, d'autres pas. Les façades sont rénovées, changent de couleur; les portes, les volets sont repeints. Avec une prédilection pour les ocres, les jaunes, les beiges.
Regardez bien ! Entre les deux hortensias : la porte d'entrée. Et en cherchant bien, on trouve deux, peut-être trois fenêtres. Fraîcheur pour les habitants ? Sans doute, mais la végétation a un autre avantage. Elle réjouit le passant et permet de masquer un vis-à-vis désagréable.
Mais j'aime trop la lumière, je ne pourrai m'y résoudre...
18 septembre 2026
Toujours pareil...
Toujours pareil l'étang de Thau ? Oui mais la lumière change, toujours différente, et la couleur de l'eau change avec elle.
Revenir à Marseillan c'est faire le tour de la petite ville pour vérifier que tout est toujours pareil, que je peux reprendre ma routine entre la cabane à huîtres et la librairie, entre le port et la boulangerie. Mais revenir à Marseillan, c'est aussi repérer les petits changements qui montrent sa vitalité; Une poissonnerie s'est installé dans l'immeuble où siégeait autrefois la cellule du PC, la coiffeuse a déménagé, une boutique de domotique a pris sa place, une épicerie fine remplace la petite boutique de fringue, le marchand de Tielles préfère désormais vendre des glaces... des maisons sont vendues ou à vendre ... petits changements, mais rien, pour le moment, n'altère le charme de Marseillan.
17 septembre 2026
Les livres, produits très dangereux ?
En France il ne peut s'agir que d'un oubli, ou d'une facétie, mais ailleurs ? Aux Etats-Unis ? En Iran ? Partout où des livres sont bannis ?
Premières fois, premières photos
Pierre Paulin
Pierre Paulin, dont quelques pièces de mobilier sont actuellement présentées au Musée Fabre de Montpellier est le designer français représentatif de ce mouvement que l'on appelle maintenant MCM pour Mid Century Modern.
La banquette -lit date de 1953. 20 ans plus tard, les temps ont changé, lles moeurs et e sens du confort aussi. Le plastique permet des formes nouvelles, les courbes remplacent les lignes droites. Voici le canapé nuage dans lequel on se love. Dans lequel on se vautre.
Pourtant, malgré la douceur des lignes et la tentation du confort, le siège que je préfère, c'est le tout premier fauteuil dessiné par Pierre Paulin, J'aime son petit côté artisanal, genre "je l'ai fait moi-même". Et si la courbe est bonne, il est certainement très confortable. Mais je ne l'ai pas essayé.






