02 novembre 2026

Plateforme 10

C'est à  Lausanne, au musée de l'Elysée que j'ai eu l'occasion de voir l'exposition consacrée à Ella Maillart.  

Autrefois installé dans une maison de maître de la fin du XVIIIe, le musée a été transféré en 2022 dans un tout nouveau bâtiment conçu par l'agence d'architecture portugaise Aires Mateus et situé sur la même "plateforme" que le Musée cantonal des Beaux arts à l'architecture tout aussi ...  vigoureuse !

Le  MCBA, Musée Cantonal des Beaux Arts 

L'Elysée, musée cantonal de la photographie

Au premier abord, l'architecture de ces deux bâtiments paraît assez ... austères et même un peu massive. Mais s'intègre plutôt bien à l'environnement ferroviaire puisque c'est sur une ancienne plate-forme de la gare de Lausanne qu'ils ont été érigés l'un en 2016, l'autre en 2022. On peut donc facilement arriver en train jusqu'aux musées, une incitation évidente à la mobilité douce.  Deux arbres encore bien petits, un enchevêtrement de cables et un train rouge : désordre bienvenu dans cet univers aussi minéral que géométrique. La façade d'entrée du musée donne à la fois une impression de force et de fragilité, comme si toute la structure de pierre, si lourde, si pesante ne reposait que sur du verre...  Impressionnant ! 

https://elysee.ch/musee/ 

https://www.mcba.ch/architecture/ 


01 novembre 2026

Ella Maillart

 Pas plus que Nicolas Bouvier, Ella Maillart n'est vraiment écrivaine. Ni photographe d'ailleurs. L'un et l'autre sont pourtant de la race des vrais voyageurs, ceux qui voyagent pour voir le monde, l'observer et essayer de le comprendre. Quel que soit le lieu où ils se trouvent.  Loin, très loin ou juste à côté de leur point de départ. Leurs récits, qu'ils soit écrits ou imagés témoignent avant tout de ce regard ouvert sur ce qui les entoure. Ils voyagent, ils ne font que cela. Pas des vacances. Pas des escapades et encore moins des fuites. Juste le voyage. Le temps qu'il faudra. Ils s'arrêtent. Se posent. Jusqu'à ce qu'ils décident de repartir pour aller voir encore ailleurs. Et c'est pour cela qu'ils nous passionnent. 

 Les photos d'Ella Maillart comme celles de Bouvier, sont parfois floues ou mal cadrées, parfois sous-exposés ou le contraire. Mais ce n'est pas grave, puisqu'ils ne cherchaient ni l'un ni l'autre, à entrer dans les musées; juste à garder en mémoire - et éventuellement  montrer - ce qui a attiré leur regard. A nous d'essayer de comprendre  pourquoi ils ont posé leur objectif sur sur ce paysage, ce coin de rue, ce visage plutôt qu'un autre... Les bijoux de la femme ou la façon dont elle croise les doigts ? La coiffure de l'homme ? Sans doute mais avant tout c'est bien l'intensité de leurs regards, et ce que je peux y lire; y deviner plutôt...

Pourtant les photos d'Ella Maillart et celles de Nicolas Bouvier sont maintenant dans les musées. Parce que le temps a passé et que les images qu'ils ont ramenées de leurs périples ont acquis une valeur historique. A l''éloignement spatial, s'est ajouté l'éloignement temporel. 

 

"--- si souvent abîmé par les musulmans fanatiques---" écrit Ella Maillart en 1939. Ils n'ont pas attendu 2001 pour s'en prendre aux Bouddhas de Bâmiyân. Rien de nouveau sous le soleil ... 


31 octobre 2026

Meredith Hall, Sans carte ni boussole

 

Le titre laisse imaginer un voyage improvisé, au gré du vent ... mais le voyage dont il s'agit est tout simplement celui de la vie, avec ses hauts et ses bas, et surtout ses inattendus. La vie d'une femme en l'occurrence, et comme son prénom est le même que celui de l'autrice on se dit que la part de l'autobiographie n'est pas négligeable. D'autant que le récit est fait à la première personne.

Etrangement, 10 des 17 chapitres qui composent le récit - sans compter le prologue et l'épilogue - ont déjà été publiés, séparément. Le livre est donc un assemblage de textes qui composent au final un récit de vie, plutôt bien structuré malgré les apparences. 

Ce qui m'a néanmoins gêné,  c'est d'avoir l'impression parfois (souvent ?) de lire une étude de cas, un exemple destiné à illustrer un cours de psycho. Sans carte ni boussole est en fait un long récit de résilience après un traumatisme initial : enceinte à 16 ans, Mérédy est rejetée par ses deux parents (séparés) et contrainte d'abandonner son enfant. Elle est mise à la porte de sa famille, contrainte de se débrouiller comme elle peut;  la vie lui permet peu à peu de construire une nouvelle trajectoire, où le pardon et la bienveillance finissent par l'emporter. Il y a de toute évidence quelque chose de thérapeutique dans ce récit. Une histoire de reconstruction. Une expérience de vie. 

29 octobre 2026

A la sortie du musée

 

 

Anne Truitt

 Bien que "figure majeure de l'art minimal", Ann Truitt est une artiste peu connue de ce côté de l'Atlantique puisque c'est la première fois qu'elle est exposée dans un musée européen. Celui de Grenoble en l'occurrence. Mais j'avoue, l 'exposition m'a paru un peu ... raide. Ann Truitt est certainement une artiste rigoureuse dans son travail, exigeante vis à vis d'elle même. 

 
 
 
Elle ne cherche pas la facilité et on ne peut l'accuser de complaisance vis à vis du public.  Mais tant de rigueur mène à l'austérité : Donna Truitt ne donne à voir que des surfaces, et de la couleur. Parfois même pas la couleur ! Juste du blanc.

Les surfaces sont de tailles différentes, mais le plus souvent rectangulaires; planes et parfois érigées en colonnes autour desquelles on peut tourner. 
 
 
Nombreux sont les artistes qui refusent que soient plaquées sur leurs oeuvres des idées ou des émotions.
Réduire l'art à ses éléments essentiels, formes et couleurs est bien dans l'esprit du minimalisme. Mais on arrive peut-être trop vite à l'épuisement des possibilités. 

Peu séduite par l'ensemble de l'exposition, j'ai quand même suivi la suggestion d'un cartel et me suis approchée suffisamment d'une oeuvre pour repérer la trace des traits de pinceaux, les variations de lumière qui créent un semblant de relief même dans les tableaux blancs. Et dans une colonne, à priori 'binaire", une imperceptible ligne rouge d'une finesse surprenante. Dans une exposition comme celle que propose le musée de Grenoble, il ne s'agit pas d'aimer ou ne pas aimer, il s'agit peut-être simplement d'aiguiser son regard.
  
 

28 octobre 2026

Peking Opera Blues

Action, comédie, romance : Allociné a besoin de 3 mots pour définir le film de Tsui Hark, auquel j'ajouterai volontiers celui d'historique voire de politique politique puisqu'il s'agit de renverser le pouvoir en place en Chine en 1911. Un simple prétexte en fait pour le réalisateur qui joue à fond la carte du spectaculaire, et de l'extravagance. Le spectateur est vite submergé par le déferlement d'images parmi lesquelles il essaye de se retrouver. Le temps de comprendre les rôle des personnages principaux, il est emporté par les couleurs et la somptuosité des costumes,  - on n'est pas à l'opéra pour rien ! - par les acrobaties à couper le souffle et la la rapidité avec lesquelles les scènes et les rebondissements se succèdent. Un film époustouflant ! 
L'opéra chinois, dont tous les rôles, y compris les rôles féminins, sont tenus par des hommes permet de jouer sur l'androgynie de Tsao Wan; permet aussi l'utilisation de maquillages excentriques, de masques et de costumes très colorés.  C'est un art très codé, mais aussi très physique qui justifie les cascades les plus invraisemblables. 
 
Peking Opéra Blues date de 1986, Tsui Hark n'est encore qu'au début de sa carrière, mais fait preuve, dans ce film, d'une virtuosité sans égal qui n'exclut pas la finesse, en particulier dans les dialogues. On aimerait avoir un peu peur. Même pas ! On rit, on s'amuse, pur divertissement. 
 


27 octobre 2026

Séverine Cressan, Nourrices


 Roman historique, bien documenté. Roman féministe, très persuasif. Nourrices, le roman de Séverine Cressan, est publié par les éditions Dalva qui choisissent de "mettre à l'honneur des autrices contemporaines. A travers leurs textes elles nous disent leur vie de femme, leur relation à la nature ou à notre société. " Effectivement, le texte de Séverine Cressan entre parfaitement dans ce créneau.

 Dans son village situé en bord de forêt et à distance de la ville, il est question de maternité et plus particulièrement d'allaitement puisque le nourrissage permettait aux femmes de gagner un peu d'argent. Sans surprise ce commerce est assuré par un homme, qui sert d'intermédiaire et, bien sûr, touche une commission. L'autrice réussit à maintenir une double ligne, en glorifiant l'allaitement et le rôle des femmes d'un côté tout en montrant comment elles prennent peu à peu conscience de leur exploitation et des choix qu' elles ont à faire. Il n'est pas inintéressant de se replonger parfois dans la vie des femmes qui nous ont précédées, histoire de mieux mesurer le chemin que nous avons depuis parcouru.... 

26 octobre 2026

Une femme aujourd'hui

 Guediguian fait du Guediguian et c'est pour cela qu'on l'aime. Un peu, beaucoup, modérément ... Pour une femme aujourd'hui ce sera modérément. Parce qu'on y retrouve évidemment tous les thèmes qui font son cinéma, la lutte des classes, bien sûr, mais surtout la solidarité, la générosité et l'altruisme comme sédiments de notre société et sources indiscutables de bonheur... Voilà pour le volet optimiste. Mais en jouant la modernité (le "aujourd'hui") du titre le réalisateur tombe dans les clichés et les caricatures. 

Soit une jeune femme d'origine modeste, qui s'est hissée dans l'échelle sociale jusqu'aux sphères de la grande finance (trottinette, villa luxueuse, liberté sexuelle...premiers clichés). Mais l'argent ne fait pas le bonheur ! Transfuge de classe la voilà perdue entre deux mondes.  Autre cliché. Arrive l'agression sexuelle et ses conséquences, au demeurant un épisode plutôt bien vu. Le réalisateur a potassé le sujet et montre comme il est facile de retourner la situation et de culpabiliser la coupable. La suite est du pur Guédiguian : une rencontre inattendue, la découverte d'une cause (les jeunes mères sans foyer) pour laquelle Juliette va s'engager et, accessoirement, trouver son Roméo. Résilience. 

 

Trop simple l'histoire ? On ajoute un voisin voyeur, soucieux de son prochain ... à condition qu'il ait la même couleur de peau que lui. On ajoute encore une histoire familiale qui rend à Juliette ses racines algériennes... A force de vouloir tout dire, Guédiguian en fait vraiment un peu trop. Pourtant tout est juste et l'on ne peut lui en vouloir d'essayer, encore et toujours de faire passer le message qui lui tient à coeur. En ramenant Juliette "du Cac 40 au bénévolat social ", il a choisi son camp. Et si son cinéma est un peu trop démonstratif, il reste l'un des derniers Mohicans à croire qu'une société moins inégalitaire est possible. Ce qu'on ne saurait lui reprocher. 


25 octobre 2026

Verna, Les jours de verre

Une petite ville italienne, pendant la guerre : l'occasion pour Nicoletta Verna de montrer ce qu'a été le fascisme. La démonstration est d'autant plus parlante qu'il s'agit d'une petite ville, dont l'importance n'est certainement pas stratégique, mais Castrocaro est ce genre de lieu où les histoires de chacun sont connues de tous, où la misère le dispute à l'ignorance. Pour donner vie à son récit, l'écrivaine met en place deux personnages féminins très différents, l'une est une jeune fille handicapée avec une lourde histoire familiale, l'autre est une jeune femme, instruite, brillante et très engagée. En face d' Iris et de Redenta, deux personnages masculains : Vétro, l'incarnation du mal, à qui le fascisme permet d'assouvir ses pulsions violentes et ses fantasmes sexuels, auquel s'oppose évidemment un quatrième personnage, héros du bien et meneur d'un groupe de résistants. 

Le roman, à l'écriture puissante, est plus complexe que le résumé ne le laisse entendre.  Mais l'insistance sur la perversité et le sadisme du militant fasciste m'a paru parfois presque complaisante, comme si le lecteur n'était pas capable de comprendre qu'il n'y a pas de frein à l'horreur et j'avoue avoir plusieurs fois tourné les pages sans vraiment les lire. Plus intéressant m'a paru le débat intérieur des résistants, pour qui tuer est contre nature et pourtant nécessaire ... 

 Que dire de plus de ce roman si ce n'est qu'il est sans doute écrit comme une mise en garde contre le retour du fascisme ou de tout autre régime qui pourrait lui ressembler. Un roman militant ou du moins édifiant. 

 


 

 

21 octobre 2026

Minotaure

 Le père, la mère et le fils. Une famille banale. Un modèle de réussite sociale en Russie. Mais derrière l'image du luxe, la réalité est un peu plus trouble et rien n'est simple pour personne. Le fils est harcelé à l'école, l'épouse, réduite aux activités ménagères s'ennuie, le père est, dans son entreprise, soumis aux dictats du gouvernement. L'école, la maison, l'entreprise ... l'image d'un monde contraint, d'un monde sous pression. 

Le film d' Andreï Zviaguintsev est, je crois le plus ambitieux de sa carrière; il donne à voir autant qu'à réfléchir et prend sons temps (parfois un peu trop !) pour développer son propos tout en donnant au spectateur la liberté de choisir le fil narratif qui l'intéresse. Beaucoup de critiques, plus érudits que moi, on vu dans  Minotaure, la reprise du film de Chabrol, La femme adultère. Sans doute ! Mais les difficultés que rencontre le père dans son couple ne sont pas pires que celles qu'il doit affronter dans la gestion de son entreprise, puisqu'il doit sélectionner ceux de ses employés qui seront envoyés (et mourront) au front. 

Gleb, puisque tel est son nom, est un homme ordinaire, qui tue l'amant de sa femme parce qu'il ne maîtrise pas ses pulsions, mais une fois le meurtre commis, agit avec sang-froid pour se débarrasser du cadavre. Il tue par passion et presque par hasard, mais fait preuve ensuite d'une rationalité machiavélique pour effacer ses traces. Toutes ses traces ! Homme de pouvoir, il sait quelles ficelles tirer pour s'en sortir. Moitié raison, moitié passion à l'image du monstre dans le labyrinthe légendaire d'Héraklion. Pas étonnant que la Crète soit la destinbation finale du couple. 

Sur le coup, j'ai un peu reproché au réalisateur son insistance sur des gestes du quotidien supposés ancrer le film dans la réalité (Galina passe de la crème sur ses jambes, Gleb se lave les dents), mais c 'est aussi une façon de laisser au spectateur le temps de s'interroger sur les raisons de telle ou telle scène,  de s'interroger sur les motivations des personnages autant que sur le fonctionnement de la société russe. Ou du moins de son "élite". Voir dans Minotaure un film conjugal me paraît en fin de compte très réducteur et j'avoue m'être beaucoup plus intéressée à l'arrière plan politique. Plus glaçant que jamais.

16 octobre 2026

Bernard Venet

La fondation Bernard Venet, c'est avant tout un parc, immense et très méditerranéen .... où coule une rivière. 

L'inclinaison, la courbure des troncs ne sont pas très différentes de celles des poutres de métal que Bernard dresse vers le ciel; l'écart entre la nature et l'art n'est qu'une question de matière, bien que l'artiste récuse toute interprétation de son travail. Il ne cherche ni à imiter la nature ni à créer une émotion. Et revendique la pureté de la formule mathématique qui a inspiré la courbe. Soit ! 

Toujours est-il que l'installation de telle ou telle sculpture dans le parc, n'est pas le fruit du hasard. Il suffit de tourner autour de l'oeuvre, de choisir un angle pour se dire qu'il y a sans doute plus qu'une coïncidence...


Parallèles, arrondis, ou angles inversés... on aimerait passer des heures dans ce parc, aller d'une oeuvre à une autre, pour mieux se pénétrer des formes du métal comme de celles de la nature, les feuillages venant parfois ajouter leurs ombres sur les poutres en acier. 

 

Erigées pour la plupart à l'extérieur, les oeuvres de Bernard Venet trouvent aussi leur place à l'intérieur, dans de grands bâtiments : une vidéo montre qu'un effondrement accidentel ou volontaire, ne détruit pas l'oeuvre, qui change de forme sans pour autant perdre sa puissance. De cet "effondrement", l'artiste a fait un rituel répété chaque année. Une performance qui souligne la part de l'aléatoire dans la création et assure la permanence de l'oeuvre par son renouvellement. 


Au milieu du parc coule une rivière que l'on franchit par un pont couvert, une étonnante traversée de lumière, que les voix des visiteurs font résonner à l'envie.


 Dans cette partie du parc où s'achève le parcours du visiteur, les oeuvres de Bernard Venet sont associées à celles de ses amis, choisis dans la même mouvance, minimaliste et abstraite.

https://www.venetfoundation.org/fr/


 

15 octobre 2026

Mon coin de Méditerranée préféré

Que le soleil se couche, que le soleil se lève, la mer est toujours là, éternellement recommencée. 


 

14 octobre 2026

Wim Botha à la fondation Blachère



L'étage de la fondation Blachère est tout entier consacré à l'installation de Wim Botha, artiste d'Afrique du Sud. On y trouve un peu de bleu bien sûr - les plaques de verre au sol - mais ce qui frappe avant tout quand on arrive en haut de l'escalier, c'est la légèreté de l'installation et la lumière partout réfléchie. 
 
 
Je ne sais trop quel sens il faut donner à l'installation, et ne me soucie pas vraiment de connaître les intentions de l'artiste. Mais je me souviens de l'effet de surprise, et de l'impression d'envol. 
Une chose est sûre, désormais, je suivrai de près le programme de la fondation Blachère. 
 

Afroblue à la Fondation Blachère

Les trains ne montent pas dans les villages perchés, c'est donc dans la plaine que s'est installée la gare de Bonnieux. Une gare aujourd'hui désaffectée qui a permis à la Fondation Blachère de s'y installer. 

https://www.fondationblachere.org/ 

La fondation se consacre à l'art africain contemporain, et pour l'exposition de l'été 2026, il a été demandé à une trentraine artistes de travailler sur l'idée de bleu. Aucune contrainte, ni de format ni de matériau, si ce n'est la couleur. 

 Le résultat, est tout à fait étonnant : dès la porte franchie, on plonge dans le bleu. Dans les bleus plus exactement, il y en a tant !  Et la diversité des réalisations est tout aussi fascinante. 

 
 
 Tout parcours dans une exposition est forcément subjectif. J'ouvre le yeux, je regarde ... et compte sur le catalogue (ou Internet) pour documenter les photos que je prends. Pas de chance. Le catalogue est épuisé et, à mon grand regret, ne sera pas réimprimé !  Et en attendant, il me manque quelques références ...
 
 
 
Abdoulaye Konaté, Mali  
 
 Lune bleue, 2019  (pour la tenture du fond)
 
 
 
Kenmore Maruta, Zimbawe
 
Sans titre (?), 2025 


Bruce Clark, Afrique du Sud 
 
Hot dogue, 
 

Jean David Knot,  Cameroun

“www.la madone.org.cm” (2024–2025)

Louisa Marajo,  France-Martinique

Jungleblue, 2026, 

Nyaba Léon Ouedraogo, Burkina-Faso 

Série "Mame Coumba Bang" - Offrande pour la déesse Mame Coumba Bang , 2022

 

Bonnieux

Petite village perché comme il en en existe beaucoup d'autres dans le Sud de la France. 

 

 


A cette saison, débarrassé de son trop-plein de touristes, dans la douceur du soleil couchant ou la fraîcheur du matin, il invite à la promenade dans ses ruelles étroites. 



Monter jusqu'à l'église qui domine le village, requiert un peu d'énergie. Quelques pins, quelques vieux figuiers détonnent presque dans cet univers exclusivement minéral où toutes les rues sont en pente !



Les montées sont rudes et le parcours labyrinthique, mais où que l'on aille, on est toujours ramené à la vue panoramique sur le paysage en contre-bas