Et quatre dessins de Jean Fautrier, dont le trait presque impalpable tend vers la calligraphie ...
Pour Louis Souter au contraire, le trait est appuyé, insistant, celui d'un esprit inquiet ...
Des livres en pagaille, voici ce que vous trouverez sur "LA ROUTE DES LIVRES". Mais au fil des pages, vous y trouverez bien d'autres choses : des poèmes ou des citations... des photos à l'occasion... des critiques de films peut-être... des récits de voyage... Qui sait où vous mènera cette route ?
Et quatre dessins de Jean Fautrier, dont le trait presque impalpable tend vers la calligraphie ...
Pour Louis Souter au contraire, le trait est appuyé, insistant, celui d'un esprit inquiet ...
Il n'en est qu'à sa troisième édition, mais ce Festival du dessin, proposé par Arles me paraît promis à un bel avenir, tant la version 2026 est riche.
J'avoue ne pas connaître grand-chose au dessin et j'ai, dès la première salle, était surprise par la variété des oeuvres exposées : variété des sujets bien sûr, mais aussi des techniques et des supports. Crayons à la mine de plomb, stylos feutres, encres, craies, aquarelles, beaucoup de dessins en noir et blanc, mais pas mal de dessins en couleur aussi. Pour certains artistes le dessin n'est qu'un outil pour préparer une création dans un autre domaine; je pense à Fellini ou Tinguely. Pour d'autres le dessin est une fin en soi. Un croquis hâtif, une esquisse ou au contraire, une oeuvre très élaborée.. J'ai été aussi étonnée par la diversité des artistes présentés, entre ceux qui ont déjà leur nom dans l'histoire (Piranese et ses Prisons imaginaires), et d'autres dont la renommée est encore à venir.
12 lieux d'exposition, plus de cinquante artistes... une journée, même intense ne suffit pas à tout voir. Mais comme mon billet est valable jusqu'à la fin du festival, le 19 Mai, j'y retournerai peut-être...
Et pour commencer, ces deux dessins de Gérard de Palézieux dont la sobriété m'a enchantée.
Un château ? Plutôt l'extravagante demeure d'un nabab agathois, et un bel exemple de la fragilité des fortunes.
Parti de rien, monté très haut et revenu très bas, telle est l'histoire d'Emmanuel Laurens. Une famille de maçons dont l'ascension sociale est déjà bien entamée lorsqu'il nait en 1873. Il a 25 ans lorsque il hérite de l'immense fortune d'un lointain et excentrique cousin. Fini les études de médecine ! A lui la grande vie, les voyages, les fêtes et la construction très éclectique d'une magnifique demeure sur un terrain hérité cette fois de son père. La belle époque s'achève pour lui avec la crise de 29, le voilà ruiné, contraint de se débarrasser progressivement de ses biens jusqu'à la vente de la villa en viager en 1938. A sa mort en 1959, sa maison est à l'abandon. Grandeur et décadence ! Mais, depuis qu'elle en a pris possession, la ville d'Agde s'est mis en tête de restaurer le "château"et de lui restituer son ancienne splendeur.
A commencer par son jardin, très méditerranéen et foisonnant.
Un foisonnement que l'on retrouve aussi sur les fresques murales, qui empruntent à toutes les modes du moment, en toute liberté, et selon les caprices du propriétaire.
Le résultat est assez spectaculaire, d'autant que les visites se limitent, pour le moment aux espaces de réception, puisque la restauration est toujours en cours.
Plus que par les matériaux précieux, le marbre rose des colonnes par exemple, j'ai été frappée par les volumes et la sensation d'espaces autant que par les couleurs intenses et chaleureuses.
Partir en mer, pêcher la baleine ? Non la sardine ou le thon, ça suffira !
Se croire à Venise et se dire que, quand même, une ville entourée par l'eau et traversée par des canaux, ça complique un peu la circulation, mais c'est bien beau !
Autant ma lecture précédente était alerte et même allègre, L'enfant des vagues, premier roman de Julia R. Kelly m'a paru ... appliqué et même laborieux. Pourtant a priori cette histoire d'enfant échoué sur la côte d'un petit village du Nord de l'Ecosse et recueilli dans un premier temps par le pasteur puis par l'institutrice qui a elle même perdu un enfant du même âge, pouvait être intéressante, parce que la présence de cet enfant ravive chez les habitants de Skerry bien des souvenirs, pas tous heureux. Le roman oscille constamment entre deux époques, et navigue d'un personnage à l'autre, mais cela ne suffit pas à lui donner de l'allant. Peut-être parce que les personnages sont trop contraints, confits dans leurs rancoeurs, leurs remords et finalement leur culpabilité. Au lieu de sentir l'air du large, et d'être emporté par la force des passions, on est sans cesse ramené dans des lieux clos, comme l'épicerie du village, haut lieu de circulation des ragots. Il y avait pourtant dans ce roman suffisamment de personnages et de situations romanesques, mais il m'a paru manquer de souffle.
Une librairie que je ne connaissais pas, une maison d'édition que je ne connaissais pas, un auteur que je ne connaissais pas... s'aventurer hors des chemins balisés permet parfois de jolies découvertes comme l'histoire de ce vieux fou et de la petite fille qui n'était pas belle. Trop long le titre ? Pas commercial ? Peut-être, mais il intrigue suffisamment pour qu'on ait envie de lire ce conte, qui se passe à ...
Où d'ailleurs se passe-t-il ? Quelque part en Afrique, dans un village proche du désert ? L'auteur est mauritanien alors on opte pour l'Afrique, mais ce pourrait être aussi bien en Inde ou ailleurs encore, parce que le propre d'un conte c'est de pouvoir exister partout. Le vieil homme est venu de nulle part, s'est assis sous un arbre, n'en a plus bougé. La petite fille s'est approché, en boitant un peu. Ils ont fait connaissance, ils se sont apprivoisés... Ils sont tous les deux démunis, ne possèdent rien, ne demandent rien, juste un peu d'amitié.
Beyrouk est un vrai conteur, il économise ses mots pour mieux les faire chanter et au final, comme tous les conteurs, il laisse le lecteur libre de continuer le récit et de lui donner un sens. Le vieux fou et la petite fille qui n'était pas belle est un livre lumineux, qui permet, le temps de sa lecture, d'échapper à l'obscurité du monde.
Le MIAM, Musée International des Arts Modestes, est toujours un lieu de découverte et comme les expositions sont souvent programmées pour durer longtemps (jusqu'au 7 Mars 27 pour celle-ci) pas besoin de se précipiter pour découvrir le travail d'Adrien Fregosi.
Ce qui frappe au premier abord, c 'est la vivacité, l'éclat des couleurs ...
... et la simplicité des formes, comme la modestie des moyens, beaucoup d'oeuvres sur papier ...
Et puis les impressions se précisent. Sur la toile verte et rose, des gouttes de pluie ? des larmes peut-être ? Un profil à l'encre, une grosse tache noire...
Oui, André Cervera part de l'intime, de sa famille, de son enfance, de sa ville, mais il n'y reste pas et ses toiles caracolent d'un pays à l'autre, à l'image de ses innombrables voyages et des cultures qui l'ont marqué. Il faut rester longuement devant ses plus grands tableaux, laisser le regard s'attarder sur tel ou tel détail, tel ou tel ensemble pour repérer, ici ou là, un masque, une figure, un élément d'une mythologie connue, ou pas, pour s'apercevoir que dans la peinture de Cervera, l'imaginaire carambole sans cesse avec la réalité, dont elle bouscule les codes de représentation. Une façon je crois de passer de soi à l'universel.
https://www.andre-cervera.com/biographie/
Chacun connaît les deux premiers vers du poème de Valéry :
Ce toit tranquille où marchent des colombes / Entre les pins palpite, entre les tombes [...].
Vincent Bioulès a choisi, lui, deux autres vers, extraits du même poème pour accompagner le portrait qu'il a fait du poète .
A ce point pur je monte et m'accoutume / Tout entouré de mon regard marin
A l'entrée du musée, la Madone de Richard di Rosa, toute en volutes et rondeurs vaut bien toutes les sirènes de Copenhague ...
Et les peintures faussement abstraites de Pierre Fournel, surnommé "peintre des sables" pour son usage du sable dans ses tableaux, captent le regard du visiteur dès son entrée dans le musée.
Le film était nul, alors je suis sortie. Mais à la sortie du cinéma.... le vent était tombé, le ciel était bleu et la lumière, juste comme il fallait....
Dire que ce n'est même pas la mer, juste un étang ...
Jusqu'à Présent j'étais toujours arrivée à Maguelone par la route. Mais je voulais essayer d'y arriver à pied. C'est chose faite; c'est facile et c'est plaisant. Depuis le parking du Pilou, une passerelle métallique, permet d'accéder à l'île. Un sentier au bord de l'eau. Un km plus loin, le but est atteint.