Le livre de Berengère Cournut, qui n'est pas tout à fait un roman ou alors un roman très documenté, quasi ethnologique, nécessite bien une photo d'un habitat Hopi. Et il y a effectivement des photos à la fin du livre. Il a aussi besoin d'un coup d'oeil sur la carte de l'Arizona, à l'Est de Tuba City, pour mieux imaginer dans quelles conditions vivent ces Indiens (que l'on n'ose quasiment plus appeler comme cela).
L'écrivaine, qui est né à Asnières sur-Seine et non pas sur la réserve Hopi, a néanmoins choisi de raconter, à la première personne, la vie de cette petite fille aux pieds tordus, née à Oraibi, ancien village Hopi perché sur un haut plateau.d'Arizona. Un pari pas évident, mais l'écrivaine s'est suffisamment documentée pour faire de cette enfance un récit crédible, une sorte de mise en scène qui permet de mieux connaître la culture Hopi, ses traditions, ses croyances, ses rites, et tout simplement, sa vie quotidienne. La lecture de Née contente à Oraibi est pour le lecteur très instructive et très dépaysante. Et on ferme le livre avec la satisfaction de connaître un peu mieux les premiers habitants de ce pays.
J'avais à sa sortie chroniqué un autre livre de Bérengère Cournut : Zizi Cabane. La lecture de ce deuxième livre confirme à mes yeux son talent et sa capacité à restituer le monde de l'enfance, un monde "entre onirisme et réalisme", quel que soit le lieu de naissance.
https://routedeslivres.blogspot.com/search?q=Zizi+cabane















