14 octobre 2026

Wim Botha à la fondation Blachère



L'étage de la fondation Blachère est tout entier consacré à l'installation de Wim Botha, artiste d'Afrique du Sud. On y trouve un peu de bleu bien sûr - les plaques de verre au sol - mais ce qui frappe avant tout quand on arrive en haut de l'escalier, c'est la légèreté de l'installation et la lumière partout réfléchie. 
 
 
Je ne sais trop quel sens il faut donner à l'installation, et ne me soucie pas vraiment de connaître les intentions de l'artiste. Mais je me souviens de l'effet de surprise, et de l'impression d'envol. 
Une chose est sûre, désormais, je suivrai de près le programme de la fondation Blachère. 
 

Afroblue à la Fondation Blachère

Les trains ne montent pas dans les villages perchés, c'est donc dans la plaine que s'est installée la gare de Bonnieux. Une gare aujourd'hui désaffectée qui a permis à la Fondation Blachère de s'y installer. 

https://www.fondationblachere.org/ 

La fondation se consacre à l'art africain contemporain, et pour l'exposition de l'été 2026, il a été demandé à une trentraine artistes de travailler sur l'idée de bleu. Aucune contrainte, ni de format ni de matériau, si ce n'est la couleur. 

 Le résultat, est tout à fait étonnant : dès la porte franchie, on plonge dans le bleu. Dans les bleus plus exactement, il y en a tant !  Et la diversité des réalisations est tout aussi fascinante. 

 
 
 Tout parcours dans une exposition est forcément subjectif. J'ouvre le yeux, je regarde ... et compte sur le catalogue (ou Internet) pour documenter les photos que je prends. Pas de chance. Le catalogue est épuisé et, à mon grand regret, ne sera pas réimprimé !  Et en attendant, il me manque quelques références ...
 
 
 
Abdoulaye Konaté, Mali  
 
 Lune bleue, 2019  (pour la tenture du fond)
 
 
 
Kenmore Maruta, Zimbawe
 
Sans titre (?), 2025 


Bruce Clark, Afrique du Sud 
 
Hot dogue, 
 

Jean David Knot,  Cameroun

“www.la madone.org.cm” (2024–2025)

Louisa Marajo,  France-Martinique

Jungleblue, 2026, 

Nyaba Léon Ouedraogo, Burkina-Faso 

Série "Mame Coumba Bang" - Offrande pour la déesse Mame Coumba Bang , 2022

 

Bonnieux

Petite village perché comme il en en existe beaucoup d'autres dans le Sud de la France. 

 

 


A cette saison, débarrassé de son trop-plein de touristes, dans la douceur du soleil couchant ou la fraîcheur du matin, il invite à la promenade dans ses ruelles étroites. 



Monter jusqu'à l'église qui domine le village, requiert un peu d'énergie. Quelques pins, quelques vieux figuiers détonnent presque dans cet univers exclusivement minéral où toutes les rues sont en pente !



Les montées sont rudes et le parcours labyrinthique, mais où que l'on aille, on est toujours ramené à la vue panoramique sur le paysage en contre-bas 


13 octobre 2026

 Des estampes japonaises en provenance de la collection de Pierre Boncompain,  servent d'introduction (ou de conclusion) à l'exposition consacrée au Voyage au Levant de Nicolas Bouvier.


 
 
 
L'accrochage des estampes, dont certains détails ont été agrandis, ajoute au plaisir que l'on à s'en approcher progressivement pour en découvrir peu à peu les détails qui auraient pu nous échapper.
 
 
De l'autre côté du couloir, une salle permet de découvrir les oeuvres de cet artiste valentinois, peintre et collectionneur.  
 
J'étais venue pour Nicolas Bouvier,  mais le musée de Montélimar avait plus à offrir que je n'imaginais. 

 

Nicolas Bouvier au MAC de Montélimar


  

Nicolas Bouvier ! La référence absolue ( avec Bruce Chtwin quand même ! ) quand il s'agit de parler d'écrvains voyageurs. Publié à compte d'auteur en 1963, L'Usage du monde, lu et relu par tous les amoureux de cartes et d'estampes, est désormais reconnu comme une oeuvre majeure, digne d'être inscrite au programme de l'agrégationj de lettres ! ;-)

 Mais Nicolas Bouvier était aussi photographe et ce sont ses photos du Japon, que, sous l'intitulé Voyage au levant, le musée d'art contemporain de Montélimar  (MAC) a eu la bonne idée d'exposer. En effet, c'est au Japon où il séjourne pendant plus d'un an en 1955, qu'il s'initie à la photographie; dès lors la photographie devient pour lui un médium aussi important que l'écriture. 

A côté des photos de Bouvier - tirages originaux pour la plupart - figurent dans l'exposition, des extraits de ses textes, des dessins à l'encre de Thierry Vernet, compagnon de ses premier voyages, ainsi que des photos d'autres photographes-voyageurs. 

La scénographie à la fois claire, ludique et instructive fait du parcours dans les 8 salles de l'exposition, un voyage particulièrement agréable (qui s'achève le 31 octobre).

 

 

 

  

  



De la dernière phrase de cette lettre j'ai fait mon credo. 

Un dessin de Thierry Vernet

Et cette photo de Nicolas Bouvier, que l'on imagine assis face au mur qu'il a choisi, attendant patiemment que passe ... un passant : deux enfants joueurs, une homme portant une charge sur son dos ou juste un chapeau. Dans le Japon des années 50. 

12 octobre 2026

08 octobre 2026

Elisa Shua Dusapin, Les billes du Pachinko



Après avoir lu Sauf la frontière, son dernier livre, j'ai eu envie de remonter un peu sa bibliographie pour me faire une idée plus précise du travail de cette jeune autrice : pas Un hiver à Sokcho puisque j'avais vu le film, mais Les Billes du Pachinko, un récit apparemment autobiographique puisque la narratrice raconte comment elle a passé des vacances d'été chez ses grands-parents, coréens, installés à Tokyo où ils tiennent une salle de Pachinko. 

 J'ai retrouvé dans ce récit la sensibilité à fleur de peau de l'écrivaine, mais aussi le malaise qu'elle éprouve, à être toujours partagée entre plusieurs pays et plusieurs langues. Une jeune femme à la recherche d'elle-même, qui peine à établir des relations simples avec les autres, qu'il s'agisse de sa grand-mère ou de l'enfant à qui elle est supposée apprendre le français. A travers ce récit, au fond assez banal, d'un été à Tokyo, on comprend l'impression de flottement de la narratrice, et sa difficulté à n'être ni d'ici, ni d'ailleurs. Un peu comme une algue qui oscille au gré des courants.

 

07 octobre 2026

Les 39 marches

 Je suis loin d'avoir vu tous les films de Hitchcock (plus de 50 !) et j'ai un peu tendance à les confondre... Sans doute parce que le scénario importe moins que la "patte" Hitchcok, cette façon très particulière de construire son film, de multiplier les fausses-pistes et les rebondissements, de trouver chaque fois le cadrage qui fait sens, de glisser dans l'image l'indice qui oblige le spectateur à la scruter pour y trouver le détail qui lui permet de comprendre où le réalisateur veut en venir. Sans pour autant se soucier de réalisme. Et c'est tant mieux. 

Les 39 marches date de 1935 et la signature d'Alfred Hitchcok est déjà très présente. Une histoire d'espionnage, mais surtout de malentendus, de quiproquos et de fausses identités, de chasse-à-l'homme et de poursuites rocambolesques, autant de péripéties qui prêtent à sourire plus qu'à frémir. Et j'en suis encore à me demander pourquoi il a affligé Madeleine Caroll d'un col aussi extravagant... peut-être simplement une façon de mettre son visage en valeur. 

06 octobre 2026

Mathias Enard, L'alcool et la nostalgie

Quand l'un mentionne l'autre dans une rencontre avec des lecteurs, l'autre le cite dans un de ses livres. Entre Olivier Rolin  et Mathias Enard, il y a de toute évidence quelques affinités et même quelques similitudes dans leur façon d'aborder la littérature. Ne serait-ce que la liberté avec laquelle ils écrivent sans se soucier d'un genre ou d'une quelconque appartenance à un groupe, à un mouvement.  
 
C'est ainsi qu'après avoir lu (et écouté) Olivier Rolin, je me suis retrouvée à lire un petit livre de Mathias Enard, au titre prometteur : L'alcool et la nostalgie, un récit de voyage d'un type particulier puisque le narrateur s'est chargé de ramener le cercueil de son ami depuis Moscou jusqu'au village où il est né, au fin fond de la Russie,  un long voyage sur le Transsibérien qui lui permet  d'évoquer la personnalité de son ami et de se remémorer leur amitié en même temps que leur amour commun pour Jeanne, restée à Moscou. 
Jeanne, le Transsibérien ... la référence à Cendrars est une évidence, d'autant que le récit m'a souvent paru prendre le rythme même du grand poème cendrarsien. Joli hommage rendu au grand bourlingueur mystique.
 

05 octobre 2026

Notre salut

 J'ai déjà du mal avec les films historiques, mais quand,  dès le début s'y ajoutent des anachronismes flagrants de vocabulaire ... c'est mal parti ! Des anachronismes d'autant plus surprenant que les dialogues et les textes qui accompagnent le film en off sont très "écrits", inspirés apparemment par la correspondance entre Henri Marre et son épouse, les arrière-grands-parents du réalisateur.  

Notre salut est donc une histoire vraie donc qui entend mettre en scène une période précise,  celle du gouvernement de Vichy, et surtout le comportement de personnages liés professionnellement à cette administration. Rien d'héroïque, rien d'idéologique non plus. Henri Marre n'est ni un nazi, ni un pétainiste convaincu, juste un homme, un citoyen très ordinaire (un peu escroc sur les bords quand même), à la morale très élastique, qui a besoin de trouver un emploi pour subvenir aux besoins de sa famille. Prêt à tous les compromis, à toutes les compromissions. Contraint sans doute par la nécessité économique, mais pas très scrupuleux non plus. Juste un médiocre. Et c'est bien là le plus inquiétant. Ce ne sont ni les chefs ni les héros, ni même les idéologies qui font l'histoire, mais bien les individus lambda, comme cet Henri Marre. 

 

Le film d'Henri Marre, bien accueilli par les historiens et les critiques de cinéma, est apparemment bien parti pour rejoindre la notoriété de celui d'Antonin Baudry sur De Gaulle,  Alors que la montée de l'extrême-droite un peu partout dans le monde réveille les inquiétudes, ces deux films ont le mérite de susciter la réflexion des spectateurs. C'est à peu près le seul mérite que je leur reconnais. En revanche, je reconnais à Emmanuel Marre un certain courage, celui d'exposer ainsi l'histoire de sa propre famille. 

04 octobre 2026

Olivier Rolin, La guerre éternelle

 Encore un. Non décidément je ne me lasse pas d'olivier Rolin. qu'il s'agisse de ses roman ou plus souvent encore de ces écrits inclassables, qui mêlent voyage et littérature, anecdotes piquantes et réflexions désabusées. L'écrivain semble toujours traîner derrière lui un désespoir qui ne dit pas son nom et auquel seule l'écriture est capable de remédier. Provisoirement. 

La Guerre éternelle, dernière oeuvre publiée, appartient, me semble-t-il à cette catégorie des écrits inclassables. Rolin y prend pour prétexte sa relecture de l'Iliade, dont il est depuis longtemps familier; il scrute le récit historique avec une acuité qui donne envie de retourner à la lecture de l'oeuvre homérique. Mais l'Iliade n'est qu'une porte ouverte à digressions entre le passé et le présent, entre la littérature et l'Histoire, entre le réel et l'imaginaire, d'autant que l'auteur est du genre à quitter sa bibliothèque pour aller voir sur place ce qu'il en est, pour s'imprégner de la géographie des lieux autant que du texte. Il y a un côté fourre-tout, dans ce livre, comme dans presque tous ses livres, sa marque de fabrique en quelque sorte. Mais un fourre-tout érudit sans être pédant, qui incite à la réflexion sans l'imposer et ménage des échappées sensibles ou simplement ludiques et permettent au lecteur de s'évader du texte pour mieux y revenir. 

La génération d'Olivier Rolin - ma génération - a cru à la fin des guerres, en dépit de la persistance de la guerre froide devenue depuis guerre hybride. Une illusions que la fin du XXe siècle et le début du XX1e se sont empressés de dissiper. Revenir à la première, celle qui n'a peut-être jamais existé ailleurs que dans le texte d'Homère, c'est retrouver le moule originel dans lequel se sont coulées toutes les guerres, y compris celles d'aujourd'hui. 

 


 

03 octobre 2026

Le prisonnier d'Alcatraz

 La télé ce n'est pas le cinéma, mais elle permet quand même de découvrir quelques films inattendus comme ce Prisonnier d'Alcatraz, que j'avais d'abord confondu avec l'Evadé d'Alcatraz.  Le premier est un film de John Frankenheimer, le second, un film de Don Siegel et le "héros" n'est pas Clint Eastwood mais Burt Lancaster. 

Film de prison et donc de l'enfermement, Le Prisonnier d'Alcatraz raconte comment Robert Strout, deux fois meurtrier et condamné à perpétuité, a par hasard recueilli  un moineau, l'a soigné, s'est pris de passion pour l'ornithologie au point de devenir un véritable expert et d'écrire plusieurs ouvrages dont la valeur scientifique a été reconnue par ses pairs.  L'histoire est vraie, elle a fait l'objet d'un livre avant d'être adaptée au cinéma. Burt Lancaster est parfaitement crédible, autant en homme irascible et violent qu'en scientifique obstiné. Mais le plus étrange est sans doute de le voir fabriquer des cages pour y enfermer des oiseaux.... Le temps de leur administrer les soins nécessaires pour qu'ils puissent reprendre leur vol et leur liberté ? Robert Strout, lui a fini sa vie en prison ! 

02 octobre 2026

Elisa Shua Dusapin, Sauf la frontière

 
 
Sauf la frontière est encore un livre totalement inclassable. Certainement pas un roman, pas un essai, pas un reportage non plus bien qu'il s'en rapproche parfois, mais le regard n'est sans doute pas assez neutre, pas assez objectif. Non, Sauf la frontière tient plutôt du récit de voyage ou du récit de vie je suppose. En tout cas, ce qui est intéressant c'est justement le regard porté par l'écrivaine sur des pays dont ne cessent de parler les médias. 
Elisa Shua Dusapin était à Beyrouth le 7 octobre 2023. Bloquée dans son hôtel puis rapatriée. Sidérée. Un an plus tard elle s'installe en Jordanie, apprend l'arabe et pour essayer de comprendre,  juste essayer de comprendre, non pas les enjeux politiques, ce n'est pas son domaine de compétence  mais comment on vit en Jordanie, en Syrie, en Israël, en Palestine. Elle rencontre des gens, franchit des check-points, pose des questions, regarde, écoute ... de ce temps passé à circuler d'un pays à l'autre, elle ne tire pas de grandes vérités, de grandes certitudes. Son récit n'est rien d'autre que le ressenti d'une femme (coréenne par sa mère, française par son père) qui se pose depuis longtemps la question de l'appartenance à un pays et a une conscience aigüe du privilège que lui confèrent ses deux passeports (suisse et français) puisqu'ils lui permettent de circuler librement - mais pas toujours facilement - d'un pays à l'autre. Ce qui bien sûr n'est pas le cas de ceux dont elle croise le chemin.  On peut trouver le récit d'Elisa Shua Dusapin trop personnel, voire trop intime, mais c'est aussi ce qui en fait l'intérêt. En effet, savoir d'où parle le narrateur est essentiel pour ne pas confondre "sa" vérité avec "la" vérité. 

01 octobre 2026

Vive l'amour

Deuxième film de Tsia Ming-liang visionné cette semaine.  Dans la même veine que le précédent (Les Rebelles du dieu néon), mais en moins ... turbulent. On retrouve trois personnage, jeunes, deux hommes, une femme qui se croisent, par hasard, le temps d'une brève rencontre, puis se quittent, se retrouvent. Des personnages qui vivent de débrouille, de petites arnaques; ils attendent que leur vie prenne forme, pleins de désirs vagues, mais sans l'énergie qui leur permettrait d'avancer; ils tournent en rond, un peu comme les personnages des premiers films de Godard. 

Vive l'amour est le contraire d'un film d'action, ce n'est pas un film intimiste non plus et encore moins un film moralisateur, juste un film qui donne à voir des êtres humains très ordinaires mais terriblement touchants. Dans ce film, plus que dans le précédent, le réalisateur prend le temps de plans longs, la camera s'arrête, souvent en gros plans sur des personnages quasi immobiles, comme scrutés jusqu'au fond de l'âme.  

Vive l'amour

30 septembre 2026

Paul Harding, Cet autre éden

 Quelle histoire ! Une histoire qui s'appuie sur des faits réels, mais pourtant à peine crédible et remarquablement mise en livre par Paul Harding. 

Dans une toute petite île au large du Maine, se sont établis à la fin du XVIIIe siècle, un ancien esclave et sa femme d'origine irlandaise; à ce couple initial - mixe donc - se sont ajoutés leurs enfants et au fil du temps d'autres habitants. Une centaine d'années plus tard, leurs descendants vivent toujours sur l'île, dans la plus extrême pauvreté  et dans la plus grande liberté. Une liberté que la "bonne" société ne peut évidemment tolérer. Décision est prise de procéder à leur expulsion, de la manière la plus brutale. 

 

Mais auparavant, l'écrivain aura décrit avec autant de fougue que de minutie, la façon dont ces quelques familles et leur progéniture se sont débrouillées pour survivre, se nourrir, construire des habitations; il décrit surtout comment fonctionne une société où aucun individu n'est semblable à un autre, où la couleur de la peau ne détermine pas la valeur de l'individu. Un missionnaire blanc vient chaque été dans l'île pour se charger de l'instruction des enfants, dont certains, bien qu'analphabètes, sont naturellement doués en calcul ou en dessin ...

Le titre amène le lecteur à s'interroger. Cet "autre éden" auquel il est fait allusion, serait-il l'île et ses habitants, restés presque à l'état adamique, loin des turbulences de la civilisation ? Mais sur le continent on s'inquiète des effets combinés que la pauvreté,  la malnutrition et les mariages consanguins ont pu avoir sur les individus. Il y a des écarts que la bonne société, ne saurait tolérer. Transférer les iliens sur le continent c'est leur donner une chance de connaître autre chose, d'accéder à un mode meilleur ...  fût ce dans des asiles pour faibles d'esprit ?

Le mot d'eugénisme n'apparaît pas dans le roman, mais il est forcément dans la tête du lecteur, à côté d'autres mots racisme, ségrégation, tolérance,  et bien d'autres, car à aucun moment l'auteur ne porte de jugement. Il décrit des comportement et laisse le lecteur choisir quel "éden" il veut habiter ? Un monde strictement normé dont on exclut /élimine tous les déviants ? Un monde dans lequel le mot progrès n'a pas de sens, mais où chacun trouve sa place.