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18 mai 2021

Au loin un grain...

 

Le ciel est bleu, la mer est verte, le vent fait écumer les vagues. Les îles claires et nettes à l'horizon. 

Juste ce rideau gris sur la droite ...

  

 ... qui soudain explose.  

Le kite du surfeur passe et repasse, tire des bords et s'envole au dessus de l'horizon.

Mais déjà le grain s'éloigne, vers la ville, ne laissant qu'un peu d'écume sur les cailloux. 



11 décembre 2020

11 juillet 2014

Les petits marchands des rues d'Istanbul





 Il y a, à Istanbul, toutes sortes de petits commerces dont les devantures débordent sur la rue : marchands de balais, marchands de grills et de samovars ...
Mais les commerces les plus pittoresques, sont incontestablement les petits marchands ambulants. 



Leurs éventaires mobiles sont astucieusement conçus et leur permettent de vendre toutes sortes de denrées ... comestibles de préférence : herbes condimentaires, maïs grillés, pastèques, oranges, ananas...



Les marchandises varient peut-être d'un étal à l'autre, mais pas la couleur de la bâche ! 






10 juillet 2014

L'Université Bilgi et le campus de Santralistanbul

Fondée il y a une quinzaine d'année, l'Université Bilgi a été fondée grâce à un mécène, Oguz Ozerden, qui après avoir fait fortune a décidé de consacrer son argent à l'éducation.
C'est un article d'Olivier Pascal-Mousselard dans un Télérama de 2010 qui m'a donné envie d'aller voir par moi-même, d'autant que l'article annonçait deux musées sur le campus de Santralistanbul, l'un des trois campus de l'université. 
Le tram jusqu'à Kabatas et la navette mise à disposition des étudiants (et des visiteurs) pour gagner l'extrémité de la Corne d'Or. Changement radical d'atmosphère : on se croirait sur un campus américain !


Les étudiants vont et viennent d'un bâtiment à l'autre. Parmi eux, quelques jeunes-filles voilées, pas très nombreuses. Quelques étudiants autour d'une table construisent une maquette. Sur les pelouses de gros coussins colorés invitent à la détente. Des structures bizarres disposés ici et là ont l'air de venir tout droit d'un atelier de design ou d'architecture. Je ne suis pas loin d'envier les étudiants qui ont la chance d'étudier dans de telles conditions. Le coût des études est certes prohibitif pour beaucoup,  mais la gratuité, ou la quasi gratuité des études universitaires en France n'a jusqu'à présent pas fait ses preuves.


 La bibliothèque est publique - insertion dans le quartier oblige - et l'un des deux restaurants du campus a parfaitement assimilé les codes de la déco-récu, jusque dans les toilettes ! 



A première vue, le site paraît étrange parce que certains bâtiments ont des allures franchement industrielles. Ce qui, en fait n'a rien d'étonnant puisque le campus a été établi sur le site de l'ancienne centrale électrique d'Istanbul, transformée désormais en Musée de l'énergie.


Comme pour d'obscures raisons le musée d'art contemporain annoncé était fermé, j'ai consenti à visiter ce musé de l'énergie qui s'est révélé bien plus fascinant que je ne l'imaginais !


 Surtout pour quelqu'un qui a tendance à prendre les turbines et autres machines industrielles pour des installation d'art contemporain.



Alors que nous quittions le musée un groupe de touristes ou d'ingénieurs russes est entré, emmené d'un bons pas par une guide, chaussé pour l'occasion d'une paire de sandale ... auquel mon appareil photo n'a pas résisté !



Un après-midi passé sur le campus de l'université Bilgi, donne effectivement une tout autre idée d'Istanbul que celle que l'on trouve dans les guides.


09 juillet 2014

La Corne d'or

Pierre Loti, bien sûr ! Et Azyadé ! dont le souvenir est inséparable d'Istanbul. Tout littéraire qui se respecte se doit de partir à la recherche du Café Pierre Loti.
Pour gagner Eyûp tous les moyens sont bons : tram, bateau, bus, téléphérique... ah non, pas le téléphérique, l'attente est vraiment trop longue. L'ascension de la colline  à travers le cimetière se fera à pied. Un peu rude mais pas désagréable.


Et puis ...
"Sur les hauteurs du cimetière d'Eyüp, une volée de chaises s'étire sous un toit de feuillage face à une vue plongeante sur la Corne d'or et Istanbul, devenue lointaine. Oubliant les touristes, on se laisse envahir par la magie du lieu, comme autrefois Pierre Loti."

Baratin de rédacteur appointé par Cartoville !  Car au lieu d'une "volée de chaises" nous avons trouvé une successions de terrasses cimentées, sous parasols plutôt que "sous un toit de feuillage", et pour la vue sur la Corne d'or - pas terrible de toute façon -  il fallait se tordre le cou entre ... les parasols et tous les Stanbouliotes qui ce jour là étaient venus prendre le frais en haut de la colline.

Première déception suivie d'une deuxième puisque la petite église bulgare au toit de fer, que nous avions prévu de visiter sur le chemin du retour était fermée pour restauration.

Moralité : se méfier des guides ? Même pas car notre balade le long de la Corne d'or et dans le quartier de Balat nous ont permis quelques jolies découvertes.

Sur la place devant la mosquée d'Eyüp, noire de monde, paradaient de gentils princes (7 ou 8 ans ?) habillés comme des sultans...  Carnaval ? Non. Fête de circoncision ! 



Le long de la Corne d'Or, l'ambiance est beaucoup plus cool. On a installé les braséros, les bonbonnes d'eau, les tapis, les hamacs. C'est l'heure du pique-nique.


Commes les Iraniens, les Turcs semblent prendre le pique-nique très au sérieux. 

 
Chacun y trouve son plaisir, du bébé qui dort, aux gamins qui attendent leur part de barbe à papa


de ceux qui viendront faire éclater les ballons au tir à la carabine

 
 
et jusqu'aux voyageurs constants d'avoir pu saisir tous ses instantanés. Ceux d'un dimanche après-midi paisible au bord de la Corne d'Or.




Pique-niques

circoncision

08 juillet 2014

Rêveries orientales



Istanbul, ville de tous les fantasmes, rêve de tous les orientalistes à la petite semaine façon Pierre Loti.

Il suffit d'un croissant de cuivre, en haut d'un minaret... 

D'un derviche tourneur qui tous les soirs inlassablement tourne ... à la terrasse d'un café. 

(Je l'ai bien observé. Un pied en pivot, l'autre en trottinette ... il ne me manque plus que la robe ! Demain je tourne !)




La gare de Sirkeçi est toujours là pour accueillir l'Orient-Express qui,  hélas, ne s'arrête plus dans la ville qu'une fois par an !  

Lauriers roses, parasols verts sur façade rose et blanche, couleurs de sorbets à la pistache et à la rose ! 



Capitons, dorures, couleurs pastel, tableaux orientalistes : le style Ottoman fait des ravages dans les salons des grands hôtels ... avec plus ou moins de discrétion ! 


L'hôtel Les Ottomans, à peine plus kitsch que ses concurrents. 
Le Four Seasons, ses bouquets d'orchidées et sa jolie collection de tableaux, nature mortes, orientalistes elles-aussi. 


Au Pera Palace, le salon-bibliothèque semble figé dans l'attente du retour d'Agatha Christie et le salon de thé, tout de cristal et de rose est une bonbonnière à laquelle il est bien difficile de résister.











Mais les références orientalistes ne sont pas l'apanage des seuls palaces. L'exotisme n'a pas besoin de luxe pour déployer ses charmes et sur la terrasse d'un B&B de Sultanhamet, face à la mer, toutes les rêveries sont permises.


Difficile dans ces conditions de résister aux douceurs orientales et autres "turkish delights", qui, s'y j'en crois ce menu, marqueront pour longtemps ma mémoire. "A cup of coffee drunk at Hafiz Mustafa will be remembered for 41 years "


J'en ai bu plusieurs, juste pour être certaine de m'en souvenir pendant 41 ans !





07 juillet 2014

Beyoglu, de la tour Galata à la place Taksim

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Beyoglu, c'est le quartier moderne de la rive européenne. On y accède par le pont de Galata, on emprunte ensuite le drôle de funiculaire souterrain que l'on doit à l'ingénieur français Eugène Henri Gavand qui a su convaincre le Sultan Abdul Aziz Khan qu'il y a avait un moyen plus rapide et plus confortable  que les pieds pour rejoindre le quartier d'affaires de Pera depuis Galata. En un rien de temps on arrive ainsi place du Tunnel ; reste à remonter la rue Istiklal jusqu'à la place Taksim en prenant le petit tram rouge des nostalgiques ...

ou... à pied ! Mais là, cela risque d'être plus difficile. Non, non, ce n'est pas un jour de manif, juste un après-midi ordinaire dans la rue Istiklal !

 
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Pour peu qu'on s'écarte de quelques pas, le quartier change du tout au tout : 


Bars branchés ou carrioles de brocanteur dans les quartiers en voie de gentrification.


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Le croissant et l'étoile, symboles de la Turquie de toujours; une galerie marchande où s'alignent les restaurants. 
 
 

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Partout l'on trouve de quoi se restaurer, combler une petite faim ou satisfaire une envie gastronomique: moules de Galata ou börek feuilletés.





 Ce que j'aime à Istanbul comme à Rome, c'est le mélange des genres !