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10 mars 2014

A la table des dieux

Ils sont tous là ! Ou presque ...
Anubis, le "maître du pays sacré", placé en tête de table avec, à sa droite, Khonsou le dieu lunaire, Atoum, le dieu primordial, Maat, principe d'ordre et d'harmonie, Thot, l'inventeur de l'écriture, Ptah, l'artiste et Sekhmet la déesse-lionne, à la fois guérisseuse et destructrice.
Et en continuant de l'autre côté de la table, Khnoum, le dieu du Nil et de la fertilité, avec à sa gauche Bastet la pacifique à tête de chat, Isis, déesse maternelle, Sobek le dieu crocodile, Amon, roi des dieux et pour terminer, Seth, le méchant, l'assassin d'Osiris.
Debout, veillant à tout et en particulier au confort de ses hôtes,  Horus qui pour l'occasion a troqué son emblème pour la couronne du cuisinier.


Voilà, il sont tous là les passagers de la Flâneuse du Nil et leur guide, qui le temps  d'un dîner de tête imaginaire ont emprunté aux dieux leur visage.


Car à naviguer trop longtemps sur le Nil, il se pourrait bien que les hommes finissent par se prendre pour des dieux ...



Merci à Stéphane B. l'auteur du  joli croquis.

Assouan

 


Dernière étape de cette remontée du Nil, Assouan la glorieuse (défigurée par la tour de l'hôtel Mövenpick !).
Mais sur l'autre rive, le plus que centenaitre'Old Cataract, bien que déserté par les touristes est toujours là, semblable à lui-même. 

En touristes consciencieux, nous commençons par visiter le musée d'Assouan, et l'église copte située à deux pas.


 Ce n'est qu'au coucher de soleil que, conformément à la tradition, nous irons prendre l'apéritif  sur la terrasse du Old Cataract.


"Adieu vive clarté de nos étés trop courts". Pour un peu, on se sentirait l'âme poétique... mais demain, à l'aube, l'avion nous attend. Il faut, pour un temps, renoncer aux silhouettes des palmiers, si gracieuses à contre-jour.


Renoncer surtout aux aubes enchantées sur le Nil


09 mars 2014

Un Village nubien

 

Un peu avant Assouan, le village de Kobonai est un village reconstitué. Au moment de la mise en eau du barrage Nasser, les populations riveraines ont été déplacées et leur habitat traditionnel reconstitué .

 

Maisons de briques, sous un enduit blanc à la chaux; les portes colorées et décorées, s'ouvrent sur une cour intérieure, un patio autour duquel se distribuent les différentes pièces.  Pas d'ouverture sur l'extérieur en dehors de la porte d'entrée. 
























Partout dans les rues des enfants curieux, chahuteurs, trop contents de la distraction que nous leur offrons ... et de la perspective de gagner quelques sous avec les babioles qu'il proposent.
 

 Sourire charmeur ou regard grave. Que deviendront-ils ? Quelle sera leur vie ? J'aimerais être devin...

 

Un marché égyptien


Pas de voyage sans un passage au marché. A Daraw, nous avons droit au marché aux chameaux.  Dromadaires en réalité. Pas d'affection particulière pour ces bestiaux !


Le marché aux légume, bien que moins exotique, présente à mes yeux plus d'intérêt. 



Mais la boucherie ? Je me ferais volontiers végétarienne....


 A Daraw, comme sans doute dans toute l'Egypte, ce sont les hommes qui tiennent les étals.   Pas beaucoup de silhouettes féminines, même du côté des acheteurs. 

Mais le marché c'est surtout pour les hommes l'occasion de se retrouver au café, boire un verre de thé, fumer une chicha et surtout, tailler une bavette !



08 mars 2014

Un village haut en couleurs





 


 Avec une forte dominante de bleu


Orange, vert, bleu ...  et sur le mur blanc un bateau, un avion, la Kaaba : les habitants de la maison ont fait le pélerinage à la Mecque.


Couleurs  encore jusqu'à l'intérieur du magasin, qui ne vend pas grand chose mais un peu de tout.




Un Village égyptien

La navigation sur le Nil, c'est une parenthèse enchantée.
A terre c'est un autre monde, celui des villages égyptiens auxquels nous donne accès le petit tirant d'eau de notre bateau.



Culture de la canne à sucre : tout le monde s'affaire aux champs. Les vieillards sont pour la plupart dispensés des travaux agricoles.

Djellaba, chèche blanx noue en turban, une écharpe pour réchauffer les épaules, la tenue ne manque pas d'élégance. Celle des gamins en revanche est beaucoup plus basique : jeans, T-shirts quand ce n'est pas survêtements. Peut-être faut il avoir un certain âge pour porter la djellaba...                                                                        
Les petites-filles - elles aussi en survêtements, mais avec une  préférence pour les couleurs "bonbon" et les borderies  - ont le droit de jouer dans la rue.... jusqu'à un certain âge.



 
Ensuite, on ne les entrevoit que dans l'embrasure d'une porte.  Mais toujours souriantes.



Naviguer à la voile sur le Nil


  Naviguer à la voile sur le Nil est incontestablement un privilège !


Bien sûr, notre bateau était un peu plus grand ...
Et puis il portait un très joli nom : La Flâneuse du Nil.


Avant que le vent gonfle la grand'voile, il faut la hisser (et, éventuellement, monter au mât pour décoincer la drisse. ) Parce que les vieux gréements, les poulies en bois, les cordages en chanvre, c'est bien joli, mais ça ne se manipule pas si facilement !


 Il y faut des mains expertes.


Comme celles du "rais", le capitaine de la Flâneuse. 

 
Un souffle de vent, une petite brise ... et le bateau glisse doucement sur l'eau.


Lorsque le vent tombe, c'est le remorqueur qui prend la tête et a navigation se poursuit jusqu'à la fin du jour


Croisière paisible sur le Nil, loin, très loin  du fracas politique.