C'est pour très bientôt .... et jusqu'au 25 octobre !
27 septembre 2026
23 septembre 2026
Les pianos abandonnés de Romain Thiery
Belle découverte que le travail de ce photographe présenté dans les murs de l'abbaye de Valmagne.
Il faut dire que l'abbaye elle-même a belle allure, avec son cloître et son étonnante fontaine nichée sous une tonnelle verdoyante, qui offre ombre et fraîcheur au visiteur.
J'ai découvert en allant sur son site, que Romain Thiery vient d'ouvrir une galerie à Arles, que je ne manquerai pas de visiter à mon prochain passage.
22 septembre 2026
Les couleurs de Jean Vilar
L'exposition actuellement en cours au musée Paul valery est consacrée aux peintres qui ont travaillé avec Jean Vilar et dont les propositions de costumes ou de décors ont marqué sa production théâtrale. L'occasion de se replonger dans l'esthétique des années 50 et, pour moi de découvrir des artistes dont je ne savais pas grand-chose : Léon Gishia, Edouard Pignon, Jacques Lagrange, Mario Prassinos, Gustave Singier, Alfred Manessier.
Léon Gischia
21 septembre 2026
Figuration libre
Hervé du Rosa
François Boirond
Robert Combas
17 septembre 2026
Pierre Paulin
Pierre Paulin, dont quelques pièces de mobilier sont actuellement présentées au Musée Fabre de Montpellier est le designer français représentatif de ce mouvement que l'on appelle maintenant MCM pour Mid Century Modern.
La banquette -lit date de 1953. 20 ans plus tard, les temps ont changé, lles moeurs et e sens du confort aussi. Le plastique permet des formes nouvelles, les courbes remplacent les lignes droites. Voici le canapé nuage dans lequel on se love. Dans lequel on se vautre.
Pourtant, malgré la douceur des lignes et la tentation du confort, le siège que je préfère, c'est le tout premier fauteuil dessiné par Pierre Paulin, J'aime son petit côté artisanal, genre "je l'ai fait moi-même". Et si la courbe est bonne, il est certainement très confortable. Mais je ne l'ai pas essayé.
13 juillet 2026
Des bienfaits de la culture
Les médias nous rebattent les oreilles avec la nécessité de faire de l'exercice physique pour "mieux vieillir". Soit ! Mais qui s'est soucié jusqu'à présent de mesurer l'impact des activités culturelles sur le vieillissement ?
C'est chose faite : une étude réalisée par des chercheurs de l'UCL (Unversity college of London) récemment publiée dans Innovation in aging, la revue de la GSA (Gerontological society of America) montre que le bénéfice des activités culturelles est comparable à celui des exercices physiques pour ralentir le vieillissement biologique. Et que le bénéfice est d'autant plus grand que ces activités culturelles sont fréquentes et diversifiées.
“Our study provides the first evidence that arts and cultural engagement is linked to a slower pace of biological ageing. This builds on a growing body of evidence about the health impact of the arts, with arts activities being shown to reduce stress, lower inflammation and improve cardiovascular disease risk, just as exercise is known to do.”
The apparent effects were comparable to those seen for exercise. For instance, people who did an arts activity at least once a week seemed to age 4% more slowly than those who rarely engaged with arts.
Reste à savoir ce que les chercheurs entendent par "arts and cultural engagement". S'il suffit d'aller une ou deux fois par semaine au cinéma, d'aller au musée de temps en temps et de lire une cinquantaine de livres par an, j'ai tout bon ! Mais s'il s'agit de peindre, de sculpter, de jouer d'un instrument ou d'écrire un roman... c'est raté pour moi.
https://www.ucl.ac.uk/news/2026/may/engaging-arts-linked-slower-pace-ageing
Reste à s'assurer que l'article ne soit pas un faux comme celui que Pérec avait publié à propos d'une organisation tomatotopic chez la cantatrice.
https://static.mediapart.fr/files/2018/04/30/perec-fr-tomato-1.pdf
15 juin 2026
Adrien Fregosi au Magasin
C'est à Sète que j'ai découvert Adrien Fregosi et le voici exposé au Magasin, le Centre National d'Art contemporain de Grenoble. L'occasion de reprendre le chemin de ce lieu pour vérifier si, oui le travail de cet artiste m'intéresse vraiment.
Il est toujours difficile de dire pourquoi on aime ou on n'aime pas le travail d'un artiste. Il y a bien sûr des explications rationnelles, techniques, historiques comme on en trouve dans les livres d'histoire de l'art. Parfois, les raisons sont plus personnelles, intimes sans doute, et les mots permettent pas de comprendre pourquoi ces "tableaux" - le plus souvent quelques traits sur papier et des couleurs qui ont tendance à dégouliner - touchent plus que des oeuvres connues et reconnues.
Des personnages, des hommes le plus souvent, une femme parfois...
Comment ne pas penser au Chien de Goya, oui Goya, dont Malraux pensait qu'il représentait toute l'angoisse existentielle ? C'est trop prêter à Fregosi ? Peut-être ...
14 juin 2026
Léon Tutoudjian, Poétique du Cosmos
Poétique du cosmos ? Oui peut-être, mais l'exposition actuellement présentée au musée de Grenoble est surtout l'occasion de découvrir un artiste dont j'ignorais tout. Et le parcours d'une salle à l'autre est d'autant plus intéressant qu'il retrace celui de l'artiste, toujours en recherche, toujours en évolution. Certains artistes, une fois trouvé leur point d'achèvement (ou leur point de rencontre avec le public) n'en bougent plus. Tutoujian semble avoir été toujours en mouvement; son oeuvre échappe en effet à toute tentative de classement puisqu'il a toujours été, semble-t-il, à la pointe des tendances qui ont traversé la première moitié du XXe siècle, "privilégiant l'expérimentation permanente à la répétition des formes". Aucun risque d'ennui en visitant l'exposition puisque chaque salle est différente.
Placer en regard dans la même salle une oeuvre de Tutoudjian et un tableau qui appartient à la collection permanente du musée (Le peintre, de Will Baumeister) est une invitation bienvenue à retenir un peu plus longtemps l'attention du spectateur.
Quelle que soit la technique utilisée - ici un collage, Tutundjian parvient toujours à un équilibre des lignes, des formes et des couleurs.
11 juin 2026
Bernard Descamps, Là où souffle le vent
L'exposition est en place depuis un certain temps déjà. Et l'affiche proposée par le Musée de Grenoble était particulièrement attirante pour une "voileuse" ! Je n'ai donc pas été déçue, loin de là, et si j'ai particulièrement appréciée la série de photos partagées équitablement entre le ciel et la mer, je n'ai pas été indifférentes aux photos de futaies, où les troncs d'arbre parfaitement alignés dessinent les barreaux d'une cage ...
Bernard Descamps a beaucoup voyagé et ses photos décrivent le monde, mais sans folklore ni pittoresque de carte-postale. Comme dans cette photo, où le photographe s'intéresse moins au visage du jeune berger qu'au mouvement du vent dans l'étoffe, au drapé, à l'enroulé. Une tentative pour saisir ce que l'instantané de la photo nécessairement fige. Le souffle du vent, mais aussi l'instant devenu éternité.
https://www.bernarddescamps.fr/
https://www.museedegrenoble.fr/uploads/
09 juin 2026
Sea, Pop & Sun
Et des fleurs roses au bord du chemin ...
On entre dans la Fondation, les pieds nus... et tout s'apaise. Le bruit de l'eau dans la première salle, la fraîcheur de l'eau (et de l'air conditionné !). Très vite les couleurs s'imposent dans les oeuvres, un arc en ciel de couleurs, c'est gai, drôle souvent. SEA, POP & SUN, l'exposition présentée à la fondation Carmignac recrée l'esprit des années 60, en Californie où tout a commencé : une nouvelle liberté, une nouvelle façon de voir la vie, de regarder le monde ... Non, pas de nostalgie, mais une exposition rafraîchissante, pétillante, et une playlist à la hauteur : à chaque salle son thème et sa musique ! Un voyage dans le temps, un bref retour à l'insouciance, avant de quitter l'île pour retrouver le continent et la tristesse du présent.
26 avril 2026
Arles, Festival de dessin (fin)
Dominique Goblet, Ostende
25 avril 2026
Arles, Festival du dessin 2026 (suite)
Et pour terminer, quelques dessins en couleurs...
En couleurs et même en relief pour ce dessin de Carol Rama qui date de 1969 mais n'a pas de titre.
Léon Bongrain hésite apparemment entre deux titres : La traversée des nuées (chemin des muletiers.
Quant à Tinguely, son dessin ressemble à ses machines, mais interroge sur sa signification : infirmière mécanique? robot soignant?
Petite hésitation pour le suivant, un autre Souki dans ma photothèque ? Je crois bien, mais ...
24 avril 2026
Arles, festival du dessin 2026 (suite)
Et quatre dessins de Jean Fautrier, dont le trait presque impalpable tend vers la calligraphie ...
Pour Louis Souter au contraire, le trait est appuyé, insistant, celui d'un esprit inquiet ...
Arles, festival du dessin 2026
Il n'en est qu'à sa troisième édition, mais ce Festival du dessin, proposé par Arles me paraît promis à un bel avenir, tant la version 2026 est riche.
J'avoue ne pas connaître grand-chose au dessin et j'ai, dès la première salle, était surprise par la variété des oeuvres exposées : variété des sujets bien sûr, mais aussi des techniques et des supports. Crayons à la mine de plomb, stylos feutres, encres, craies, aquarelles, beaucoup de dessins en noir et blanc, mais pas mal de dessins en couleur aussi. Pour certains artistes le dessin n'est qu'un outil pour préparer une création dans un autre domaine; je pense à Fellini ou Tinguely. Pour d'autres le dessin est une fin en soi. Un croquis hâtif, une esquisse ou au contraire, une oeuvre très élaborée.. J'ai été aussi étonnée par la diversité des artistes présentés, entre ceux qui ont déjà leur nom dans l'histoire (Piranese et ses Prisons imaginaires), et d'autres dont la renommée est encore à venir.
12 lieux d'exposition, plus de cinquante artistes... une journée, même intense ne suffit pas à tout voir. Mais comme mon billet est valable jusqu'à la fin du festival, le 19 Mai, j'y retournerai peut-être...
Et pour commencer, ces deux dessins de Gérard de Palézieux dont la sobriété m'a enchantée.
23 avril 2026
Le Château Laurens
Un château ? Plutôt l'extravagante demeure d'un nabab agathois, et un bel exemple de la fragilité des fortunes.
Parti de rien, monté très haut et revenu très bas, telle est l'histoire d'Emmanuel Laurens. Une famille de maçons dont l'ascension sociale est déjà bien entamée lorsqu'il nait en 1873. Il a 25 ans lorsque il hérite de l'immense fortune d'un lointain et excentrique cousin. Fini les études de médecine ! A lui la grande vie, les voyages, les fêtes et la construction très éclectique d'une magnifique demeure sur un terrain hérité cette fois de son père. La belle époque s'achève pour lui avec la crise de 29, le voilà ruiné, contraint de se débarrasser progressivement de ses biens jusqu'à la vente de la villa en viager en 1938. A sa mort en 1959, sa maison est à l'abandon. Grandeur et décadence ! Mais, depuis qu'elle en a pris possession, la ville d'Agde s'est mis en tête de restaurer le "château"et de lui restituer son ancienne splendeur.
A commencer par son jardin, très méditerranéen et foisonnant.
Un foisonnement que l'on retrouve aussi sur les fresques murales, qui empruntent à toutes les modes du moment, en toute liberté, et selon les caprices du propriétaire.
Le résultat est assez spectaculaire, d'autant que les visites se limitent, pour le moment aux espaces de réception, puisque la restauration est toujours en cours.
Plus que par les matériaux précieux, le marbre rose des colonnes par exemple, j'ai été frappée par les volumes et la sensation d'espaces autant que par les couleurs intenses et chaleureuses.




