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23 septembre 2026

Juste avant de partir


 

Les pianos abandonnés de Romain Thiery

Belle découverte que le travail de ce photographe présenté dans les murs de l'abbaye de Valmagne.  

Il faut dire que l'abbaye elle-même a belle allure, avec son cloître et son étonnante fontaine nichée sous une tonnelle verdoyante, qui offre ombre et fraîcheur au visiteur. 


Mais j'avoue avoir été un peu étonnée de voir des "torii", installés au milieu du cloître. Que faisaient là ces portails qui, dans la culture japonaise, séparent "le monde sacré du monde profane".  En fait, les torii étaient là pour accompagner les photos de Romain Thiery. 

  
Le travail de ce photographe est tout à fait étonnant. Comme beaucoup il se passionne pour l'urbex, mais avec un motif qui lui est propre : les pianos !  Des pianos abandonnés dans des lieux abandonnés. Pianos dont il enregistre à l'occasion le son. Sa quête l'a déjà mené un peu partout en Europe, comme sur la côte Est des Etats-Unis et même au Japon. Ce sont ces dernières photos qui sont exposées à Valmagne, un rapprochement inattendu entre spiritualité japonaise et chrétienne,  inattendu, mais qui pourtant fonctionne pleinement. 
  



J'ai découvert en allant sur son site, que Romain Thiery vient d'ouvrir une galerie à Arles, que je ne manquerai pas de visiter à mon prochain passage. 

https://www.romainthiery.fr/requiem-pour-pianos
 

19 septembre 2026

Le long du canal du midi

Pontons déglingués.



Bateaux abandonnés. 
 
 

Voiles déchirées
 


Comment ne pas penser au poème de Mallarmé

[..…] Et, peut-être, les mâts, invitant les orages,
Sont-ils de ceux qu’un vent penche sur les naufrages
Perdus, sans mâts, sans mâts, ni fertiles îlots …
                                                                                                  Brise marine

Ville minérale, ville végétale

 Maison à vendre, maison vendue ...  A Marseillan, les maison continuent de changer de mains, certaines sont restaurées, d'autres pas. Les façades sont rénovées, changent de couleur;  les portes, les volets sont repeints.  Avec une prédilection pour les ocres,  les jaunes, les beiges.

 
Imperturbablement, malgré l'été caniculaire, les jasmins, plumbagos, bignones, glycines et même les lauriers, prennent les murs d'assaut .... 


... bien décidées à s'imposer et peut-être même à se glisser à l'intérieur.

 

Regardez bien ! Entre les deux hortensias : la porte d'entrée. Et en cherchant bien, on trouve deux, peut-être trois fenêtres. Fraîcheur pour les habitants ?  Sans doute, mais la végétation a un autre avantage. Elle réjouit le passant et permet de masquer un vis-à-vis désagréable. 

 


Mais j'aime trop la lumière, je ne pourrai m'y résoudre...

18 septembre 2026

Jamais pareil



 

Toujours pareil...

Toujours pareil l'étang de Thau ?  Oui mais la lumière change, toujours différente, et la couleur de l'eau change avec elle. 

Revenir à Marseillan c'est faire le tour de la petite ville pour vérifier que tout est toujours pareil, que je peux reprendre ma routine entre la cabane à huîtres et la librairie, entre le port et la boulangerie.  Mais revenir à Marseillan, c'est aussi repérer les petits changements qui montrent sa vitalité; Une poissonnerie s'est installé dans l'immeuble où siégeait  autrefois la cellule du PC,  la coiffeuse a déménagé, une boutique de domotique a pris sa place, une épicerie fine remplace la petite boutique de fringue, le marchand de Tielles préfère désormais vendre des glaces... des maisons sont vendues ou à vendre ... petits changements, mais rien, pour le moment,  n'altère le charme de Marseillan.

16 septembre 2026

11 septembre 2026

Arles 2027

Sous un soleil de plomb ! 


Et pourtant, comme chaque fois, le charme de la ville opère.
Une porte dont la peinture s'écaille peu à peu. Un lierre, une glycine qui s'obstinent à grimper aux murs, pour créer, malgré la chaleur,  un tunnel de verdure. 
 
 
Des lieux d'exposition inattendus, comme les galeries souterraines de Vague où s'est installé Kyotographie, le festival photographique de Kyoto. 
 

Et puis ce panneau, à l'entrée d'une librairie... 
 



23 avril 2026

Le Château Laurens

Un château ? Plutôt l'extravagante demeure d'un nabab agathois, et un bel exemple de la fragilité des fortunes. 

Parti de rien, monté très haut et revenu très bas, telle est l'histoire d'Emmanuel Laurens.  Une famille de maçons dont l'ascension sociale est déjà bien entamée  lorsqu'il nait en 1873. Il a 25 ans lorsque  il hérite de l'immense fortune d'un lointain et excentrique cousin. Fini les études de médecine ! A lui la grande vie, les voyages, les fêtes et la construction très éclectique d'une magnifique demeure sur un terrain hérité cette fois de son père.  La belle époque s'achève pour lui avec la crise de 29, le voilà ruiné, contraint de se débarrasser progressivement de ses biens jusqu'à la vente de la villa en viager en 1938. A sa mort en 1959, sa maison est à l'abandon.  Grandeur et décadence ! Mais, depuis qu'elle en a pris possession, la ville d'Agde s'est mis en tête de restaurer le "château"et de lui restituer son ancienne splendeur. 

A commencer par son jardin, très méditerranéen et foisonnant.  

Un foisonnement que l'on retrouve aussi sur les fresques murales, qui empruntent à toutes les modes du moment, en toute liberté, et selon les caprices du propriétaire. 

 

Le résultat est assez spectaculaire, d'autant que les visites se limitent, pour le moment aux espaces de réception, puisque la restauration est toujours en cours. 

 Plus que par les matériaux précieux, le marbre rose des colonnes par exemple, j'ai été frappée par les volumes et la sensation d'espaces autant que par les couleurs intenses et chaleureuses. 

 
 



Un décor flamboyant pour un jeune homme brillant, passionné d'art, de musique et de voyages, qui s'est ensuite perdu dans l'opium. Devenu trop riche, trop tôt . C'est en tout cas ce que laisse entendre sa légende.


Mais la visite inclut celle de son atelier-laboratoire - à laquelle j'aurais aimé ajouter celle de la mini centrale hydraulique installée sous la serre du jardin - une façon de rappeler que ce "dandy" était sans doute moins frivole que le décor de sa villa ne le laisse entendre....
 
 
Une somptueuse "paillasse" et la possibilité d'y pratiquer des expériences dont on ne sait rien. Le plan indique aussi l'existence d'un labo photo... autant d'indices qui me donnent envie d'en savoir beaucoup plus sur cet Emmanuel Laurens. D'autant que les visites (obligatoirement guidées) sont relativement limitées et je n'ai eu accès ni aux "pièces intimes", ni au salon de musique "spectaculaire",  construit pour la femme qu'il aimait. Une deuxième visite me semble s'imposer .... 
 

22 avril 2026

Sur les quais de Sète



 
Se restaurer dans un patio verdoyant, quai Adolphe Merle 
 

 Partir en mer, pêcher la baleine ? Non la sardine ou le thon, ça suffira ! 

 

Se croire à Venise et se dire que, quand même, une ville entourée par l'eau et traversée par des canaux, ça complique un peu la circulation, mais c'est bien beau ! 
 

21 avril 2026

Marseillan

 
 Oui, Marseillan c'est toujours un peu pareil.  
 
Du côté de l'étang ...  
 
 
Ou du côté du port ....

 

Du bleu, du bleu et un peu de beige. Mais je ne m'en lasse pas ...
 

 
Et quand le printemps grimpe sur les façades, je me dis que, dans une ville où les habitants se soucient de fleurir les rues pour le bonheur du passant,  le monde ne va pas si mal. 
 


15 avril 2026

Mèze

Le film était nul, alors je suis sortie. Mais à la sortie du cinéma....  le vent était tombé, le ciel était bleu et la lumière, juste comme il fallait....

 

 

Dire que ce n'est même pas la mer, juste un étang ... 

 


 





Maguelone

 

Jusqu'à Présent j'étais toujours arrivée à Maguelone par la route. Mais je voulais essayer d'y arriver à pied. C'est chose faite; c'est facile et c'est plaisant. Depuis le parking du Pilou, une passerelle métallique, permet d'accéder à l'île. Un sentier au bord de l'eau. Un km plus loin, le but est atteint.  

 

14 avril 2026

Un cache-misère ou ...

 ... une véritable proposition architecturale ?  Etrange en tout cas. C'était du côté de Carnon. 


Une armada

Au bout de la rue, la mer ... 
Au bout de la rue, une armada de piquets en bois. 
Pourquoi ? 
Pour fixer le sable ? Protéger la ville ? Limiter l'accès à la mer ? Il y a sans doute plein de (bonnes?)  raisons, Mais ma première impression est qu'on a voulu emprisonner la mer ! Ce qui bien sûr n'a pas de sens. 


 

Palavas-Les-Flots

Un château d'eau transformé en restaurant tournant ! 


Un port de pêche

Et un télésiège ! Incongru, mais très pratique pour passer d'un quai à l'autre. 

 




27 décembre 2025

Montpellier, quartier Antigone


Je n'étais pa revenu dans ce quartier depuis ... très longtemps et il me tenait à coeur de vérifier s'il avait pris vie, curieuse de voir comment il s'était développé. Parce que du projet papier à la construction il y a un pas, mais de la construction à son appropriation par les habitants, il y en a un autre beaucoup plus aléatoire. 


Sans remettre en cause le parti-pris de Bofil de miser sur l'histoire greco-romaine de la ville, j'ai été frappée par l'aspect monumental et pour tout dire "mussolinien" de l'ensemble qui remet l'être humain  à sa minuscule mesure. En dépit des nombreux petits restos cosmopolites qui bordent la Place du millénaire, en dépit même du marché qui se tient le mercredi sur la place du Triangle d'or, je n'ai pas été vraiment convaincue. Antigone reste un lieu de passage, agréable parce qu'entièrement piétonnier avec arbres, pelouses, fontaines et statuaire inspirée de l'antiquité. Mais vivant ? 

Il est vrai que l'épisode "cévenole" alors en cours sur Montpellier incitait plus à regarder le sol pour ne pas mettre les pieds dans l'eau jusqu'aux chevilles,  qu'à lever les yeux vers le ciel, et les éclaircies du lendemain ont été bien trop rares pour renoncer au parapluie.