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16 juillet 2009

Bebenhausen

Le monastère de Bebenhausen se trouve juste à côté de Tübingen.

Fondé au 12ème siècle, ce monastère fut un temps cistercien et n'a cessé d'être agrandi, embelli jusqu'à ... la Réforme. Transformé successivement en école, puis en pavillon de chasse il a fini par servir de résidence à Guillaume II et son épouse avant d'être classé monument historique.













Mouais... tout ça, l'histoire, l'architecture, le temps qui passe... c'est pas mal, il est vrai, mais sincèrement rien ne vaut le, ou plutôt les jardins du monastère.

Le long des murailles, fleurs, fruits et légumes se poussent du coude et dans le jardin de curé - un vrai, avec ses plates bandes disposées en croix - herbes aromatiques, médicinales et simples foisonnent dans un délicieux et odorant fouillis : angélique, sauges, mélisse, fenouil, menthe poivrée ...
Un peu plus loin, une plante-bande qui n'a d'autres fins que décoratives, ne joue pas pour autant les prétentieuses. Aucun paysagiste de renom n'y a mis sa griffe, mais le charme est indéniable.


Plaisir des yeux, plaisir des sens. Les parfums que l'on cherche à identifier, le goût acide des groseille, celui, plus doux des mûres et des framboises, celui des groseilles à maqueraux ... Plaisirs régressifs...

J'aurais dû prendre plus de photos de ce jardin, aussi enchanteur que celui de mon grand-père pour l'enfant que j'étais.

15 juillet 2009

Jour de marché à Tübingen







L'étal d'un maraîcher comme la palette d'un peintre.






















Et si vous avez une recette à me proposer pour cuisiner raves et navets, je suis preneuse !

13 juillet 2009

Tübingen

Tübingen, petite ville du pays souabe, si typiquement allemande...
Ou plutôt...
qui correspond si bien à notre imaginaire d'une petite ville allemande : maisons à colombages et au toit pointu, nichées dans la verdure et sagement alignées au pied du château qui domine la ville.


Au bord de la rivière des barques à fond plat attendent le promeneur.


















Tout a l'air si calme, si paisible...
C'est pourtant au bord de cette rivière, dans une tour que l'on vous désigne du doigt que Friedrich Hölderlin, frappé par la folie, a passé les quarante dernières années de sa vie.

Je ne sais rien de Hölderlin, si ce n'est que, grand tourmenté, il a vécu en pleine période romantique, période tourmentée s'il en est. Le livre que Zweig a consacré à Kleist, Höderlin et Nietzsche sous le titre Combat avec le démon, devrait me permettre d'en savoir un peu plus, à moins que je ne me risque à lire Hypérion. En traduction car je crains que l'allemand ne dépasse largement mes compétences !

Les rives du Neckar sont très romantiques, il est vrai, mais le charme de la ville tient je crois à sa modestie qui lui a permis de garder toute son authenticité.

Au hasard des rues on tombe sur des maisons qui semblent tout droit sortir du Moyen-Age. Celle-ci porte sur sa façade une étrange porte de métal comme un coffre-fort ? ou le souvenir d'un ancien monte-charge ?
Simple, sans ornements superflus, sans même un pot de géraniums, elle est presqu'austère, mais révèle ainsi toute la complexité de sa structure.








Couverte de fresques, la façade de l'hôtel de ville est un peu moins austère, mais la sobriété des couleurs (ocre, beige, gris, marron) à peine relevées d'un peu de bleu charme le regard.
Et si le "rathaus" a malgré tout un petit air baroque, c'est à l'horloge et au clocheton qui la surplombe qu'il le doit.








Au charme, Tübingen ajoute le prestige, celui d'une université fondée en 1477 et qui s'honore d'avoir contribué à l'éducation de quelques uns des plus grands noms de la culture allemande : Schelling, Hegel, Möricke, Uhland etc...

Et si l'on en juge par le nombre de théâtres, cinéma, galeries et surtout librairies et bibliothèques installés dans la ville, la vie culturelle y est particulièrement foisonnante.

Trop sage Tübingen ? Trop littéraire ? Trop philosophique ?
Mais non !

Regardez le beau dragon que j' ai trouvé sur les murs du château.
Juste ce qu'il faut d'extravagance pour bousculer l'image un peut trop sage de la ville.