Affichage des articles dont le libellé est Voyages. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Voyages. Afficher tous les articles

11 septembre 2025

Parfois il fait gris, parfois il fait beau ...

 ... à Marseillan. 

 

 

 Le ciel et l'eau. 

Bleu ou gris, gris ou bleu : ça dépend des jours, ça dépend des moments, du soleil et du vent. 





 

02 septembre 2024

Arles 2024

Arles, malgré la chaleur, est une ville propice à la flânerie, assez tortueuse pour essayer de s'y perdre, mais trop marquée par sa géographie et son histoire pour qu'on y parvienne. Et puis, au fil des ans et des Rencontres photographiques, l'oeil se plaît à trouver de nouveaux points de vue, de nouveaux cadrages ... parfois un peu surréalistes comme la proximité de l'affiche du festival avec un vélo et des bouteilles de gaz : il y a sans doute un point commun puisque mon oeil a tilté, mais lequel ?

 
 
La fondation Lumas a pris beaucoup de place, mais il reste toujours des lieux improbables, des lieux abandonnés, décatis, sommairement installés le temps d'un été pour accueillir photos et visiteurs,  comme la maison des peintres  ...

 
Ou le joliment nommé Croisière qui propose entre deux expos une halte agréable avec chaises longues et parasols,  un décor propice à imaginer des voyages lointains. Empreinte carbone zéro !


 

31 août 2024

Arles : le quartier de la Roquette

Il suffit de quitter le centre  d'Arles et de se diriger à l'ouest, pour, une fois franchi la rue de la République, se retrouver dans ce quartier entre deux ponts, nettement plus tranquille, surtout un dimanche matin. Quasiment pas de voitures. une harmonie de beige et de gris...

 
Des jeux d'ombre et de lumière  qui ne cessent de changer au fil du jour, deux arbres qui penchent l'un vers l'autre et adoucissent la rigueur des façades...

Franchir un portail ouvert, quelques pas dans la cour de ce bel immeuble, juste le temps de voir passer un monsieur qui promène ses chats,  l'un en laisse, l'autre dans ses bras. Un rituel apparemment bien établi.

Prendre le temps d'un café, et se laisser happer par les couleurs, du jaune, du bleu  ...

  

... et retrouver ce même bleu, aussi vibrant dans la boutique d'à côté. Un dimanche matin tranquille dans le quartier de la Roquette...


30 août 2024

Arles enfin !

Retour pour deux jours seulement en cette fin d'été dans cette ville aux ruelles cent fois parcourues, mais où il reste encore mille détails à découvrir. 

Un labyrinthe urbain qui débouche souvent sur une impasse...


Ou un portail monumental...


Un passage souterrain, une arche plissée qui mènent l'une et l'autre par des angles différents à la même petite place ombragée par un grand arbre, tilleul ou figuier, je ne sais plus ...

... la place certainement la plus fleurie, et la plus tranquille aussi.

Si je devais habiter à Arles, c'est sans doute là que j'aimerais habiter.


09 novembre 2019

Queens


Avec Manhattan, Brooklyn, Bronx et Staten Island, Queens est l'un des 5 "Boroughs de NY. Un lieu de plus que je ne connaissais pas. Et donc une bonne raison d'aller y faire un tour.

Parce que Queens est un quartier comme je les aime, un quartier en devenir.


Queens est en effet plein de grues...


... les nouveaux bâtiments bousculent les anciens ...


... les hôtels ressemblent à des bâtiments en construction (à moins qu'on ait oublié d'enlever les échafaudages) et la chambre en béton brut de décoffrage affirme clairement le parti-pris décoratif.


Sous le métro aérien, les voitures filent et la lumière joue à claire-voie avec la structure métallique. 


On se restaure, dans la rue, d'un bagel très new-yorkais ...



 ... avant de filer du côté des studios de cinéma Kaufman ...


...et du "moving image museum"



Un dernier regard sur une pancarte, avant d'aller prendre l'avion du retour. Oui je pourrais  sans doute m'installer dans ce "borough". 





08 novembre 2019

La 125e rue

.


Changement radical de décor quand on monte vers le Nord, jusqu'à la 125e avenue.  On lève moins les yeux vers le ciel pour trouver le sommet des gratte-ciel; il y a bien assez à voir sans se tordre le cou. Cette rue bordée de maisons de briques rouges comme on en voit si souvent dans les films.


La 125e rue, avec ses marchands de tout et de rien au bord du trottoir pourrait être à Marseille ou ailleurs.


Mais non, le camion rouge ne trompe pas : nous sommes bien à Harlem. Mais le quartier change. Inévitablement. L'Apollo Theater ou tant de musiciens se sont produit résiste difficilement à la poussée immobilière. Red Lobster, Banana Republic ... le commerce aura bientôt raison de lui sans doute.


A moins que ceux qui luttent contre la "boboisation" de leur quartier, ne parviennent à en limiter les effets.


"Honte à vous les Blancs qui avaient fait de Harlem votre proie et l'avaient volé. 
Colonisation en Afrique, gentrification à Harlem."


Bien sûr ! Mais comment résister au petit café, terriblement "bobo" mais si accueillant !




07 novembre 2019

Whitney Museum of American Art


Trop de musées !  Et pas assez de temps ! L'éternel dilemme des voyageurs de passage à New York. Mais cette fois-ci le choix est facile parce que le Whitney axe ses collections sur l'art américain des XX et XXIe siècles, et parce que nous n'avons pas encore vu le nouveau bâtiment construit par Enzo Piano en 2015. 

Il pleut un peu trop pour tourner autour du bâtiment en question, alors tant pis pour l'architecture. Restent les oeuvres d'art. 


Et les visiteurs !


Certaines oeuvres sont particulièrement ludiques et permettent aux spectateurs d'interagir, voire de s' y incruster ! 


La question alors n'est plus "qui suis-je?" Mais où-suis-je parce qu'entre l'oeuvre-miroir, la vitre, mon reflet et celui de la ville, j'ai un peu de mal à me situer dans l'espace...


Perplexité ! 



Jusque dans l'ascenseur ! 

06 novembre 2019

Les Iles de l'East River


Il y a sur Roosevelt Island des immeubles résidentiels et même un campus universitaire extrêmement moderne : Cornell Tech. Il y a aussi un phare, au Nord de l'île. Et au Sud un étrange bâtiment, d'un style très différent. 


On appelle ce style néogothique je crois ! Ou Gothic Revival.


Un bâtiment ? Non ! Mais une belle ruine qui témoigne du passé de l'île. C'est en effet en 1856, que le Smallpox hospital a ouvert, destiné à soigner et tenir à l'écart les malades de la variole, et de toute autre maladie aussi contagieuse. Il s'est appelé ensuite le Riverside hospital et a été transformé en école d'infirmières en 1886. Lorsque l'école a fermé en 1956, le bâtiment a cessé d'être entretenu et a vite subi des dégradations jusqu'à l'effondrement de son toit. Actuellement, seule la "carcasse" demeure, envahie par la végétation bien qu'une association se soit crée pour tenter de maintenir debout "l'hôpital de la variole". 




Au Nord de Roosevelt island, toujours dans l'East river, il y a deux autres îles, plus petites : Southern Brother Island et Nothern Brother Island. Elles sont malheureusement inaccessibles -  bien qu'on puisse les "survoler" grâce à Google Map ! Sur l'île du Nord il reste encore quelques ruines visibles, en particulier celle de l'hôpital destiné à accueillir les malades en quarantaine, puis, successivement, les vétérans au retour de la guerre de 14, les aliénés, les miséreux. Tous ceux dont la ville ne voulait pas !  Un peu comme le Smallpox hospital

C'est sur cette île que Mary Mallon a été mise en quarantaine jusqu'à sa mort. Première porteuse saine de la fièvre typhoïde à avoir été identifiée, elle a toujours refusé de reconnaître qu'elle représentait un danger pour les autres. Elle adorait son métier de cuisinière et a ainsi contaminé 51 personnes, dont 3 sont mortes. Une histoire vraie racontée par Mary Beth Keane, dans un roman paru en 2013, Fever et traduit en français sous le titre de La Cuisinière.

Trois îles dans l'East river, deux hôpitaux en ruine, un personnage hors du commun et un bon roman : tout un pan de l'histoire de New York en une matinée. 

L''autre rive depuis Roosevelt Island


Au milieu de l'East River, il y a une île. Roosevelt n'est sans doute pas le lieu le plus connu de New York, mais c'est un lieu magique !
Pour arriver sur l'île, on a le choix entre le métro ou ... le téléphérique, ce qui en soi est déjà étonnant.


Et comme ce jour-là, contrairement à la veille, le temps était radieux, la vue sur Manhattan et sa fameuse skyline était plus extraordinaire que jamais : depuis la 60e rue jusqu'au bâtiment vert de l'ONU et au delà.


Tout devient alors sujet à émerveillement. 








Mais ce que j'aime par dessus tout c'est la possibilité de scruter, à travers l'écran de mon appareil photo, le fouilli architectural. L'Empire State paraît presque petit à côté du monolithe noir; et l'immeuble qui se termine en pointe me fait penser à je ne sais quel tableau hollandais. Des gargouilles ? Non, des balcons et peut-être des panneaux solaires au sommet. Une grue ici, un échafaudage là apportent la certitude que New York, encore et encore, continue de se construire.

Chaque plan, chaque point de vue, apporte une surprise, comme ces terrasses bordées d'arbre et cette incroyable maison rose perchée tout en haut d'un immeuble.



Finalement, ce que j'aime le plus à New York c'est cette espèce d'anarchie architecturale et urbanistique qui fait - un peu comme à Rome - que tous les styles et toutes les époques se mélangent, et malgré la densité des constructions, la ville réserve ici et là,  des "poches" qui sont comme autant de surprises.