Deux couvertures aussi différentes pour un seul et même livre, voilà qui surprend. Laquelle est la plus fidèle aux roman ? Cela dépend sans doute de la lecture de chacun, mais l'illustration de couverture est toujours un indice qui crée une attente. Alors, road trip dans un paysage désertique ? Ou les limites d'une petite ville américaine et de son unique "diner", restaurant familial et bon enfant où chacun y a ses habitudes ?
Il semblerait que Ruchika Tomar ait voulu tout mettre dans son roman : le désert qui enferme parce tout est trop loin, l'esprit petite ville où tout le monde connaît tout le monde, la sortie de l'adolescence et les amitiés conflictuelles, le manque d'opportunités pour pouvoir rêver d'un avenir plus grand.... Oui, il y a beaucoup de choses dans le roman de Ruchika Tomar, mené comme un thriller, c'est à dire à vive allure, Les personnages sont bien campés, les situations bien observées.... Certes !
Mais le fil du récit est sans cesse fractionné, la chronologie bouleversée et il faut beaucoup de bonne volonté pour ne pas se perdre entre les lieux et les personnages. Oui, bien sûr, c'est la tendance éditoriale du moment, induite sans doute par la multiplication des ateliers d'écriture. Cela finit pourtant par être lassant et parfois j'aimerais suivre une récit bêtement linéaire, plutôt que d'essayer de reconstituer un puzzle. Même si j'ai toujours aimé faire des puzzles.
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