Le garçon qui faisait danser les collines est un film de festival, oui sans doute. Avec plein de maladresses. C'est vrai aussi. Mais j'ai un faible pour ce type de film : maladroit, tourné à l'arrache, mais tellement plus sympathique que les grandes machines hollywoodiennes. Georgi M. Unkowski abuse un peu des gros plans j'en conviens, sa maquilleuse a parfois la main lourde, et les acteurs sont souvent un peu gauches, pas vraiment pro, mais peu importe. On sent, de la part du réalisateur, une telle envie de raconter une histoire avec des images, qu'on se laisse facilement emporter par ces deux gamins en deuil de leur mère, quelque part dans un village paumé des Balkans. La vie y est rude et il est quasiment impossible d'échapper aux traditions ... Il suffit pourtant d'un téléphone et de deux enceintes pour lancer la musique et imaginer une autre façon de vivre.
Alors oui, il y a suffisamment d'idées dans ce premier film pour que l'on ne décroche pas une minute, même si on se doute dès le début que tout va s'arranger et que l'harmonie, un moment détruite, sera rétablie. DJ Ahmet, le titre original, est sans doute un film sur la résilience, mais plus encore sur l'attention portée aux autres. On appelle cela l'altruisme je crois ?













