05 décembre 2016

Nancy : la place Stanislas

La Place Stanislas, la plus belle place du monde...
Difficile en effet de ne pas remarquer les grands portails dorés qui marquent les entrées de la place.


 Difficile également ne ne pas repérer le Grand Hôtel Royal dont les chambres sur cour tout au fond du couloir restent abordables malgré l'apparat du hall d'accueil et des grands salons de l'étage.


 Quant à la place elle-même, difficile d'en prendre la mesure car en cette fin d'octobre, elle était particulièrement ... encombrée !


Encombrée par une manifestation bio-horticole un peu surprenante dans ce cadre très urbain. Pour l'effet architectural c'est effectivement  raté ! Pour l'effet potager en revanche, c'est plutôt réussi.


Citrouilles et potimarrons ont beau se dissimuler derrière un rang de cardons et de fenouils, ils ne passent pas tout à fait inaperçus.


Pas plus que les arrosoirs  qui jouent les "Grandes Eaux de Versailles " ! Une idée pour mon jardin ? Avec un seul arrosoir peut-être.

04 décembre 2016

Les mineurs Wendell

Impressionnant  le vestiaire des mineurs ? Un peu, oui, mais surtout émouvant !
Comme dans les écoles, à chacun son porte-manteau, avec un numéro, et une chaîne ...

qui permet de suspendre ses vêtements, casque et écharpe comprise dans les cintres tout en haut, comme au théâtre. Mais une fois vêtu de son bleu de travail le mineur n'entre pas dans la lumière, il pénètre dans le noir le plus obscur, celui des entrailles de la terre.


Surnommé la salle des pendus, le vestiaire porte bien son nom. et si quelqu'un n'est pas remonté, très vite on le verra, avant même de faire l'appel.
I
 

Impressionnant donc et surtout émouvant, le vestiaire des mineurs.

Petite-Rosselle



De loin déjà sa silhouette impressionne. De près encore un peu plus.

Mais quand il s'agit de pénétrer à l'intérieur ....



Pourtant ce n'est pas vraiment l'entrée de la mine, juste celui du musée.  Pourtant, conditionnée par la visite du musée en surface, ce n'est pas sans une certaine appréhension que je m'apprête à descendre sous terre. Avec en tête quelques lignes d'un roman de James Lee Burke, Vers une Aube raideuse :

"La peur tranquille était toujours là, au creux de l'estomac, et il sentait en son for intérieur quelque chose de non naturel qu'il était incapable de décrire. A certains égards, la mine avait l'odeur d'un tombeau ouvert, et une part de son être, primitive, hors du temps, se rebellait contre son entrée sous terre. La masse des pierres au-dessus de lui semblait l'attaquer de tout son poids, et la taille en spirale de la galerie lui faisait perdre son équilibre comme s'il se précipitait tête en avant vers les profondeurs du centre de la terre. "


Dans les galeries parfaitement reconstituées, des machines monstrueuses dont on m'explique patiemment le fonctionnement.


J'écoute attentivement et ma raison se satisfait de ces explications. Mais mon imagination forcément s'emballe et je ne vois plus que des dragons et autres créatures, monstres telluriens dont la puissance échappe à l'homme.


Parfois aussi mon oeil s'attarde sur des formes, des couleurs, comme des sculptures abstraites jaillies de l'obscurité et dont l'existence éphémère ne dépend que d'une minuterie.


 Retour à la surface où s'apaise ma claustrophobie. Il reste un peu de jour. Juste assez pour colorer de sang les bâtiments.



Le Musée Les Mineurs Wendel, dans son cadre champêtre de Petite-Rosselle, est un musée hors du commun qui essaye de faire vivre aux visiteurs un tout petit pan de la grande histoire ouvrière. Une belle histoire !







03 décembre 2016

Pompidou-Metz



A quoi peut bien tenir le charme d'un musée ?  A une architecture biscornue, ondulée, comme la tente d'un bédouin ? 


Au volume tout en hauteur du hall d'accueil qui ce matin, laissait passer à flot la lumière.


Aux grandes baies vitrées qui s'ouvrent sur la ville  si bien que la silhouette des grues se confond presque avec la sculpture filiforme sur son socle.


A l'utilisation de l'espace qui permet découvertes et retours en arrière.


 


Aux oeuvres exposées sur les murs qui parfois jouent un étrange jeu de correspondance


Ou à quatre chaises un peu design sur la terrasse, où le spectateur repu et comblé par sa visite vient se poser le temps d'un café.

02 décembre 2016

Le Grand Hornu



Le Grand Hornu c'est d'abord un beau lieu et c'est aussi une belle histoire. Celle de ces utopistes du XIXe siècle qui croyaient au progrès et au bonheur des hommes, l'un entraînant l'autre n'en déplaise à Rousseau. La révolution industrielle devait être le fer de lance de cette grande entreprise humaniste.

C'est ainsi que sur le site du Grand Hornu, en plus des bâtiments industriels, des ateliers et des bureaux, c'est toute une cité ouvrière qui a été construite avec école, hôpital, bibliothèque...


Le rêve maintenant fait sourire quand il ne fait pas grincer des dents, mais parcourir ces lieux c'est un instant croire qu'il y avait, dans les dessins de l'architecte comme dans le projet de son commanditaire, quelque chose de plus que le simple désir d'enrichissement et l'exploitation des hommes.


Les bâtiments  restaurés abritent désormais le CID, Centre d'Innovation et de Design, qui s'accorde parfaitement avec l'esprit du lieu.




http://www.cid-grand-hornu.be/fr/Grand-Hornu/L_histoire/8/



01 décembre 2016

Garouste à Mons









Gérard Garouste. 
Peintre figuratif, peintre surréaliste, peintre fantastique, peintre métaphysique.
Qui souvent s'inspire d'un mythe ou de la littérature. 
Peintre fou, peintre génial.
Peintre de l'humaine condition tout simplement.


Mons consacre deux expositions à Gérard Garouste (jusqu'au 20/01/2017). 
 La première sur les murs du BAM, son musée des Beaux-Arts.
 La deuxième, dans la salle Saint Georges de l'hôtel de ville. 






30 novembre 2016

La Mode à Anvers



Nouveau changement de quartier : il s'agit cette fois de rejoindre le musée de la mode et des boutiques chic.


Structure contemporaine pour le MOMU (Modemuseum) et une exposition, Rick Wouters & the private utopia, qui associe vêtements de créateurs et tableaux du peintre. L'idée est originale, la mise en oeuvre très réussie, malgré le contraste entre les vitrines violemment éclairées et les salles plongées dans l'obscurité la plus totale (ça aussi c'est une mode qui nuit à la sérénité des déplacements dans les salles d'exposition 😠).


La dernière salle offrait, un séduisant lieu de repos. Ou de méditation ?


http://www.momu.be/en/tentoonstelling.html

29 novembre 2016

Anvers : la rue des antiquaires et le quartier Saint Andries


Après deux musées, il est bon de retrouver la rue, de se laisser tenter par les vitrines d'un antiquaire,  d'une boutique de déco, d'un magasin de meubles, bref de flâner et de se laisser porter par l'ambiance du quartier. 




Sint Andries est un quartier ni tout à fait bobo, ni tout à fait populaire, plutôt mélangé  et somme toute très sympathique.



Pour se souvenir que la Belgique est la patrie de la BD et qui plus est de la ligne claire, il suffit de regarder les murs. 



Les parents viennent chercher les enfants à la sortie de l'école. Puis s'en vont prendre une bière au café du coin pendant que les gamins jouent sur la place.





Drôle de costume ? Pas pour Halloween, que l'on fête ce soir là,  à Anvers comme ailleurs.




28 novembre 2016

Anvers : Photographie et Art contemporain

La veille au soir, une exposition consacrée à Saul Leiter venait d'ouvrir au musée de la photographie.
Photographe de mode occasionnellement, mais photographe de rue essentiellement, Saul Leiter s'est emparé de la couleur alors que tous ses collègues ne juraient encore que par le noir et blanc. Il avait l'art aussi de multiplier les plans, d'accepter le net comme le flou, de jouer avec les reflets dans les vitrines,  la buée sur le vitres ... sans se soucier beaucoup des intempéries.




Dans les escaliers du musée quatre jeunes filles rieuses multipliaient les grimaces et les selfies. Plus intéressées par leurs écrans de téléphone que par les photos sur les murs. Mais si pleines de vie, ces jeunes filles, que je les ai enviées.


Après le FOMU,  le MUHKA !

Le musée de la photograpie et le musée d'art contemporain sont situés côte à côte ou presque. On visite le premier et on rejoint le deuxième pour une pause café avant de se lancer à la découverte des élucubrations contemporaines.




Situé au dernier étage, le M HKAFE  est prolongée d'une ravissante terrasse. A l'intérieur une très joie fresque de Keith Haring.


Mais j'avoue que l'exposition consacrée à Robert Filliou m'a laissée ... perplexe. Pas d'effet sensoriel. Pas d'émotion. Beaucoup trop "conceptuelle", beaucoup trop cérébrale. Et pas de gamines enjouées pour casser l'atmosphère compassée. Les musées ressemblent parfois à des cimetières.