24 janvier 2017

Promenades dans Marseille



Se promener dans Marseille ...


Il y a bien sûr les passages obligés, comme la Bonne-Mère , la gare Saint Charles ou le vallon des Auffes...


Le Vieux port, le Panier, le Mucem et l'église Saint Laurent juste en face. 


La cathédrale La Major, enfin sortie de ses échafaudages. Enfin presque ! 
 Et l'esplanade autour, parfaite pour les  patins à roulettes, les skates, et les trottinettes 


 Il y a le quartier des Docks qui ne cesse de se transformer.  

 

Et c'est tout cela que j'aime Marseille, une ville vivante parce qu'en perpétuelle transformation, qui n'a peur ni d'afficher son passé, ni d'affronter le futur. 

Sans oublier, cela va de soi, l'omniprésence de la mer.

23 janvier 2017

Port de Cassis et calanque de Port-Miou


Bateaux de pêche dans le port de Cassis


 ou bateaux de plaisance dans la calanque de Port Miou



Je les ai photographiés cent fois mais jamais je ne m'en lasse.

22 janvier 2017

"Café In" au Mucem


Un peu facile le jeu de mot sur le titre, mais l'exposition sur le café présentée par le Mucem  est intéressante à plus d'un titre : on y apprend beaucoup de choses sur l'histoire du café et son introduction en France, sur la culture de la plante et la fabrication du breuvage...


sur les ustensiles nécessaires à sa consommation, comme la fameuse petite cafetière italienne, la Moka Express inventée par Bialetti en 1933 et toujours en fabrication....

William Kentridge
 
On apprend beaucoup de choses aussi sur les soit-disant méfaits du café et sur ses prétendus bienfaits ... 


ainsi que sur les établissements habilités à servir le noir breuvage.


Bref voilà une exposition qui fait appel à l'histoire, à la géographie, à l'économie, sur un produit de consommation courante qui est aussi un produit culturel car on ne consomme pas le café de la même façon à Istanbul ou à Vienne, à Venise ou à Paris.

Le monde sens dessus dessous




Sous l'ombrière de Norman Foster, le port soudain n'a plus de sens et le monde marche sur la tête.

21 janvier 2017

Rêver au musée Cantini

Quelle jolie exposition ! 
L'occasion pour chacun de s'interroger sur la part du rêve dans sa vie. 
Et de découvrir à quoi rêvent les artistes. 


Claude Levêque 

Ils rêvent presque tous en couleurs, même lorsque leurs rêves ressemblent à des cauchemars.

Hans Richter

Mais si je pouvais choisir la couleur de mes rêves, ils seraient en bleu et en vert, nécessairement ! 

Salvador Dali 


Pablo Picasso

Ou peut-être en gris ... pour les jours de grand vent. Mais il y aurait alors beaucoup d'espace...comme sur les plages de la mer du Nord.

Léon Spillaert

Et eux, quelle est la couleur de leurs rêves ? 
 

20 janvier 2017

Marseille


 A  chacun ses préférences. Pour les uns la montagne et la neige, pour moi la ville et la mer. 

19 janvier 2017

Collection Chtchoukine

J'ai gardé pour la fin, la plus somptueuse des expositions présentées en ce moment à Paris, qui est aussi, hélas la plus fréquentée : même l'indispensable réservation ne vous dispensera pas de faire jusqu'à 30 ou 45 minutes  de queue ! Et il faudra louvoyer entre les visiteurs pour vous approcher des tableaux.
Mais quels tableaux ! Gauguin, Cézanne, le Douanier Rousseau,  Picasso, Matisse, surtout des Matisse !  De la couleur, de la lumière, de l'effervescence, celle de ce début de XXe siècle qui a tout réinventé.


 Matisse, Dame en vert, 1909



Le Douanier Rousseau, La muse inspirant le poète. 
Portrait de Guillaume Apollinaire et de Marie Laurencin, 1909

La muse est un peu éléphantesque, mais le peintre se justifiait en prétendant qu'il fallait une "grosse muse pour un grand poète".  Qui sait si le plissé de la robe n'a pas inspiré Isey Miyake ?


Rousseau a peint deux fois le même tableau, avec quelques différences qui permettent de jouer au jeu des 7 erreurs. Le premier, celui de Chtchoukine est au musée Pouchkine à Moscou, le second se trouve au Musée Beyeler de Bâle.

Bien que Chtchoukine ait largement ouvert les portes de sa demeure aux étudiants en art, sa collection ne comptait pas d'artiste russe. Mais le commissaire de l'exposition a utilisé le fond Vuitton pour introduire un certain nombre de peintres russe et suggérer ainsi correspondances  et influences éventuelles. Découvrir ces artistes russes n'est pas le moindre avantage de l'exposition.


Mikhaïl Larionov, Le Printemps, 1912



Alexandre Rodtchenko, Construction sur fond blanc (robots), 1920


Lioubov Popova, Architectonics, 2018


 Si vous avez manqué la salle 2, celle où un polyptique cinématographique évoque la vie et la personnalité de Chtchoukine, un lien pour en savoir plus sur le personnage.
http://www.collectionchtchoukine.com/serguei-chtchoukine

18 janvier 2017

De Sinbad à Marco Polo


Par ces journées glaciales, une exposition pour s'évader loin, du côté de l'Orient, pour prendre la mer en compagnie de Sinbad,  de Marco Polo, d' Ibn Battûta ....

Hisser les voiles et longer les côtes sur un vieux boutre qui prend l'eau..

Voyager peut-être sur le dos d'un poisson ... comme d'autres voyagent sur leur skate, GPS à la main



" Pour l'enfant amoureux de cartes et d'estampes", comme pour le vieillard revenu de tous ses voyages, l'exposition présentée à l'Institut du Monde Arabe jusqu'au 26 Février est un enchantement : érudite mais pas trop, ludique sans être puérile. Une jolie parenthèse au milieu des journées les plus froides de l'hiver. 


 Au même endroit, une autre exposition, à peine plus littéraire : Biskra, sortilèges d'un oasis (1844 - 2014).  Une exposition à ne pas manquer pour tous ceux qui ont appris leurs classiques avec Lagarde et Michard et qu'une phrase sibylline à propos de Gide  -  "révélé à lui-même par les surprises des oasis" -plongeait dans la perplexité

17 janvier 2017

Entrelacs

La neige s'est tellement accumulée entre les branches de l'érable, qu'on ne voit quasiment plus le ciel ! 
C'est peut-être beau  mais cela ... d'une beauté bien trop froide à mon goût.


16 janvier 2017

Neruda

La vie de Neruda ? Non pas vraiment. Plutôt la vie imaginée de Pablo Neruda. Ou la vie rêvée d'un poète adulé mais aussi égocentrique qu'excentrique !

Bref ce n'est pas vraiment un "biopic", de toute façon  Pablo Larrain ne prétend pas faire oeuvre d'historien consciencieux; il entend juste faire un portrait qui vacille sans cesse entre réalité et fiction, entre vérité historique et légende. Soit ! Mais le résultat est un film très maniéré (comme le personnage ?) avec des tics d'écriture (les contre-jours, le fractionnement d'un dialogue entre plusieurs lieux ) qui deviennent vite fastidieux alors que le film se voudrait facétieux.


Il est parfois salutaire de déboulonner les statues. Mais en l'occurrence, pourquoi un tel acharnement contre un adversaire de Pinochet ? Victime officielle, Neruda devient, dans le film, le bourreau de celui qui le poursuit, le sinistre Peluchonneau.  A bien regarder la filmographie de Pablo Larrain (Post Mortem, No ) je finis par me demander si le cinéaste, dont on attendrait qu'il prenne clairement position contre la dictature ne préfère pas s'interroger - et nous interroger - sur les tours et détours des gens ordinaires, des bien-pensant ou même des militants, qui font en fin de compte le jeu des dictateurs.

12 janvier 2017

Rembrandt intime

 Musée Jacquemart-André. Des salles petites et beaucoup de monde.  Il faut pour s'approcher des tableaux de Rembrandt une certaine patience ...  finalement récompensée,  parce que je suis depuis longtemps fascinée par les portraits de ce peintre, qu'il s'agisse de portraits de ses proches ou d'autoportraits. Et l'on sait que Rembrandt a réalisé tout au long de sa vie au moins une centaine d'autoportraits.



J'aime bien d'une exposition ne retenir qu'un seul tableau, comme ce Portrait de l'artiste en costume oriental qui date de 1631. Il me fait rire : la plume qui pointe sur le turban, la moustache qui frise et les longues boucles qui tombent sur les épaules; le front plissé, les lèvres serrées, le regard tendu vers le miroir invisible sur la toile mais que l'on imagine; le rendu des tissus, velours et satin; la main dans le gant qui tient la canne, et l'autre un peu floue, celle qui dessine et dont on croit saisir le mouvement. J'aime enfin ce caniche, poil frisé superbement bien rendu dans la partie supérieure, poil rasé pour l'arrière train. Le chien de Rembrandt. L'image même de la patience...

http://www.claudinecolin.com/fr/1329-rembrandt-intime

11 janvier 2017

L'esprit du Bauhaus

Plus qu'une rétrospective, l'exposition présentée au musée des Arts déco permet de mesurer l'ampleur  et l'impact de ce mouvement touche à tout : architecture, design, photographie, arts décoratifs, performances... qui, d'une guerre à l'autre, a su réunir tant de talents autour de Walter Gropius et de ses successeurs.



Abolir la distinction entre artisanat et art, concilier art et production industrielle, suffit à donner une idée des objectifs de l'Institut crée en 1919 à Weimer et transféré ensuite à Dessau puis à Berlin.


Au fil de l'exposition on suit le parcours des étudiants, d'un atelier à l'autre et on se prends à rêver de ceux qui ont eu la chance de se former dans cette communauté créative où le divertissement était compatible avec le travail.


 

Une fois aux Arts Déco,  rien ne vous empêche d'aller jeter un coup d'oeil à l'exposition de la section Mode et Textile : Tenue correcte exigée, quand le vêtement fait scandale.  L'occasion de mesurer l'évolution de la société et notre propre seuil de tolérance. 

10 janvier 2017

Paterson

Le dernier film de Jim Jarmush ! Un régal !
A condition bien sûr de se laisser prendre à la routine de ce chauffeur de bus, poète à ses heures perdues, qui retrouve chaque soir lorsqu'il rentre chez lui, la plus délicieuse et la plus fantaisiste des épouses, qui ne cesse de réinventer sa vie, toujours en noir et blanc. Décoration, peinture, musique, pâtisserie, Laura, superbement interprétée par Golshifteh Farahani, fait de chacune de ses journées un poème. Laura est drôle, pétillante, enjouée. Paterson beaucoup plus réservé. Quant au chien, Marvin il porte sur le couple un regard.... indéchiffrable !


Paterson, c'est à la fois le nom du personnage, et le nom de la petite ville du New Jersey qui a vu naître deux grands poètes : William Carlos Williams et Allen Ginsberg. C'était, jusqu'au début du XXe siècle, une petite ville industrielle florissante et un haut lieu d'immigration, mais elle n'est plus que l'exemple des effets de la délocalisation et de la désindustrialisation.


En croisant ainsi un lieu et un personnage Jim Jarmush réussit à faire un film qui est à la fois une délicieuse histoire d'amour et une chronique sociale désenchantée sans être amère.

C'est un film insolite qui joue avec le réalisme façon cinéma italien des années 50 et avec le surréalisme. Un drôle de mélange mais parfaitement dosé. Un film que j'ai déjà envie de revoir.


Mexique (1900 - 1950)

Etrangement, il n'y avait presque personne à l'entrée du Grand Palais pour l'exposition sur la peinture mexicaine. Tant mieux pour moi parce que les tableaux du coup étaient facilement accessibles. Pas besoin de se hausser sur la pointe des pieds pour regarder par dessus l'épaule de ceux qui me précèdent. 
Pas beaucoup de monde dans les salles et pourtant des artistes connus sur les cimaises : Clemente Orozco, Diego Rivera, Frida Kahlo, Rufino Tamayo ...


Clemente Orozco, Les Femmes des soldats


Diego Rivera, La Vendeuse de pinole


 Diego Rivera, La Vendeuse d'arums

A côté des artistes dont les noms nous sont familiers il y avait tous les autres, les moins connus mais pas les moins intéressants, qui permettent de comprendre comment l'art mexicain s'est peu à peu dégagé de ses influences européennes pour trouver son identité propre.


Roberto Montenegro, Portrait d'un antiquaire ou Portrait de Chucho Reyes et autoportrait

Petit lamento : les cartels sont parfois placés si bas, qu'il est nécessaire, de se plier, de s'agenouiller ou de s'accroupir pour les lire !  Comme cela n'est pas propre à cette exposition, mais de plus en plus commun je suppose qu'il s'agit de prendre en compte les "personnes à mobilité réduite", i.e. les handicapés en fauteuil.Tant mieux !   Mais à condition de trouver un compromis qui satisfasse les uns et les autres. Des caractères un peu plus grands  par exemple pour permettre de lire de loin, sans mettre le nez sur le cartel !