
Dès les premières minutes, on se croit parti pour un documentaire réaliste voire misérabiliste, quelque chose peut-être qui rappelle un certain cinéma italien des années, quelque chose de Vittorio de Sica...
Tout dans ce film (le format carré, le jeu des acteurs) est fait pour nous désarçonner, mais bizarrement, notre mémoire cinématographique se met en branle et croit reconnaître dans la bande son l'écho de quelques films oubliés. Comme si, une fois les portes de la cinémathèque refermées et le personnage libéré, la fiction cinématographique reprenait le dessus sur la réalité. Parce que dans la fiction, tout est toujours possible. Y compris que la femme aimée en secret lève les yeux vers vous.

Tourné un peu à l'arrache, sans trop grand souci de cohérence, il joue avec les clichés, les conventions du genre pour mieux les réinventer. Le bruit et la fureur sans doute, mais c'est malgré tout la vitalité qui l'emporte.
Ces deux films venus d'horizons très différents témoignent de l'inventivité de ceux qui continuent de croire au cinéma et compensent l'absence de gros budgets par un regain de créativité.
Deux films pour cinéphiles avertis.
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