Un château ? Plutôt l'extravagante demeure d'un nabab agathois, et un bel exemple de la fragilité des fortunes.
Parti de rien, monté très haut et revenu très bas, telle est l'histoire d'Emmanuel Laurens. Une famille de maçons dont l'ascension sociale est déjà bien entamée lorsqu'il nait en 1873. Il a 25 ans lorsque il hérite de l'immense fortune d'un lointain et excentrique cousin. Fini les études de médecine ! A lui la grande vie, les voyages, les fêtes et la construction très éclectique d'une magnifique demeure sur un terrain hérité cette fois de son père. La belle époque s'achève pour lui avec la crise de 29, le voilà ruiné, contraint de se débarrasser progressivement de ses biens jusqu'à la vente de la villa en viager en 1938. A sa mort en 1959, sa maison est à l'abandon. Grandeur et décadence ! Mais, depuis qu'elle en a pris possession, la ville d'Agde s'est mis en tête de restaurer le "château"et de lui restituer son ancienne splendeur.
A commencer par son jardin, très méditerranéen et foisonnant.
Un foisonnement que l'on retrouve aussi sur les fresques murales, qui empruntent à toutes les modes du moment, en toute liberté, et selon les caprices du propriétaire.
Le résultat est assez spectaculaire, d'autant que les visites se limitent, pour le moment aux espaces de réception, puisque la restauration est toujours en cours.
Plus que par les matériaux précieux, le marbre rose des colonnes par exemple, j'ai été frappée par les volumes et la sensation d'espaces autant que par les couleurs intenses et chaleureuses.
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