Un dernier film de fiction pour clore le festival Ojoloco. Un film plutôt gentil et consensuel autour d'une famille passablement déglinguée et surtout fauchée : rien que des femmes, depuis la grand-mère jusqu'à la plus jeune, Roberta, qui du haut de ses 8 ans, s'inscrit parfaitement dans la tradition excentrique de la famille. Ces femmes, dont on ne sait pas très bien qui est la mère, la soeur, la tante ou la cousine vivent dans la même maison, dans un état de crise quasi permanent, qui n'entame en rien leur insouciance. La lettre de l'huissier qui annonce leur expulsion circule de main en main, est décachetée et lue par chacune, mais soigneusement recollée. Pas vu, pas pris ! Le film pourrait être tout à fait plombant, mais au lieu de dramatiser son propos, la réalisatrice Mayra Hermosillo choisit de faire de cette histoire une comédie douce-amère. Parce qu'au final, c'est le lien indéfectible tissé entre ces femmes qui fait leur force, un lien qui inclut même la bonne, toujours un peu ronchonne, qui a pourtant renoncé à sa propre famille pour rester avec elles. Quelques rares figures masculines complètent le tableau, figures plutôt bienveillantes, comme la glacier qui leur offre les glaces alors qu'elles viennent d'être expulsées. Des glaces à la vanille évidemment, de toute façon il n'y a pas d'autre parfum ! Assises sur le trottoir, elles dégustent leur glace sans savoir où elles dormiront, mais ... ce n'est pas une raison pour s'inquiéter ! Jolie leçon d'optimisme et belle illustration du "carpe diem" épicurien.
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