03 novembre 2026

Ted Joans

Le passage aux musées cantonaux de Lausanne a été l'occasion de découvrir un artiste extrêmement polyvalent : peintre, poète, musicien, entre Beat generation californienne et surréalisme français, entre l'Afrique et l'Amérique, ouvert à toutes les expérimentations et du coup insaisissable, du moins en une seule exposition pourtant extrêmement riche, peut-être trop pour ne pas s'y perdre. 

Alors je me suis contentée d'aller vers ce qui me tapait dans l'oeil, des couleurs, des formes bizarres, du mouvement et de la gaîté. 

 
 
 
 Birds and Basquiat lives (1998),  le tableau qui sert d'affiche à l'expo, et marque sa double allégeance au jazz  (Charlie Parker) et à la peinture (Basquiat)
 
 

Deux de ses  très nombreux hippopotames (son animal fétiche), qui racontent chacun une histoire, font référence à un ami, rendent hommage à un artiste ... 

The Great black mask, "double spirituel" de Ted Joans, trait d'union entre les membres de la diaspora africaine. 

Un autoportrait à côté du peintre marocain Ahmed Yacoubi. Ted Joans était apparemment homme de contact, il excellait à tisser des liens entre les gens, connus ou pas,  artistes ou pas, auxquels il proposait d'ajouter un dessin à son gigantesque "cadavre exquis". https://www.moma.org/audio/playlist/340/4592 

 Il était donc logique de trouver dans l'exposition, des oeuvres d'artistes, d'amis aussi inventifs,  et surtout aussi peu conformistes que lui. 

 
Hervé Télémaque, Esprit de famille, 1963

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