Un roman de journaliste. Un de plus. C'est à dire un roman bien fait, bien écrit, bien documenté. Mais qui manque ... de quoi au juste ? Qui manque de souffle, d'élan, d'envergure... bref de ce petit quelque chose qui fait la différence entre l'écrivain et le journaliste.
Alors, effectivement on trouve dans le roman de Franco Faggiani un bon sujet, celui de cette athlète japonais qui n'a franchi la ligne d'arrivée du marathon olympique de 1912 qu'en 1967 ! L'histoire est effectivement intrigante et donne l'occasion à l'auteur (italien !) de parler, entre autres, du Japon, de sa culture, de ses traditions. Raconter l'histoire du point de vue de Shizo Kanakuri, à la première personne donc, peut être vu comme un gage d'authenticité (comme d'ailleurs la relecture du texte par une éditrice japonaise), mais c'est cela m'a paru alourdir la narration, la rendre gauche et, au final, entraver la lecture.
