03 mars 2026

Rue Malaga et Les voyages de Téreza

Pour une fois, je mettrai dans ma critique deux films, parce qu'en dépit de leurs différences,  leur rapprochement relève de l'évidence. L'un, Les voyages de Tereza est réalisé par un cinéaste brésilien, Gabriel Mascaro;  l'autre, Rue Malaga, par une cinéaste marocaine, Maryam Touzani. A priori les deux cinéastes ne se connaissent pas. Simple coïncidence donc si les deux mettent au coeur de leur film, une vieille dame qui n'a plus tout à fait sa place dans la société. L'une parce que, dans une société dictatoriale, sous prétexte de les protéger, on fait la chasse aux vieux pour les envoyer dans des "colonies". L'autre, parce que sa fille a besoin de vendre l'appartement où habite sa mère et organise sans la prévenir son placement dans une "résidence". Colonie?  Résidence?  Même plus besoin de cacher la réalité derrière le paravent de la dystopie. Certes, les deux vieilles, ont du répondant et se débrouillent pour "s'échapper" et mener la vie qui leur convient. Mais ça, c'est au cinéma. Parce que dans la vraie vie, c'est rarement comme cela. Et, sans doute parce que j'ai largement atteint l'âge de ces vieilles dames, j'ai eu un peu de mal à partager l'optimisme, la gaîté, la jovialité de ces deux films qui se voudraient réconfortants. Perso, je les ai trouvés plombants ! 




 

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