Luxemburg est le nom d'une petite ville en Russie. C'est elle qui donne son nom à l'un des quatre récits du recueil, publié l'an passé par Maxime Ossipov. Récits plus que nouvelles, parce que visiblement l'auteur s'appuie sur la réalité et essaye par l'écriture de lui donner une forme. Et un sens.
Pour avoir marqué son opposition aux manoeuvres guerrières de Poutine, Maxime Ossopov a été
contraint de quitter la Russie et de renoncer à son
métier de cardiologue, un métier qui, par les contacts avec les
patients, lui a donné un bon aperçu de ce qui se passe là-bas du côté de
Moscou. Non pas dans les sphères du pouvoir, mais dans la vie
quotidienne des citoyens ordinaires. L'auteur ne se soucie pas de
dénoncer les décisions politiques ou économiques, il se contente d'en
constater les résultats. Et c'est en cela que son livre est intéressant.
Certains bien sûr contesteront, crieront à la désinformation, au
parti-pris. Sans doute. Mais il n'est pas de propagande sans
contre-propagande. Et c'est entre les deux que se cache sans doute la
vérité. Ou du moins la réalité. En tout cas, à lire Ossipov, on ne perd
pas son temps parce que la vie n'est jamais simple en Russie, partagée
entre tragédie et comédie, souvent absurde. Et puis l'on en sait si peu
sur la vraie vie des vrais Russes, de toute façon trop nombreux pour
qu'on puisse les réduire à quelques clichés. Ossipov lui, ne parle pas de masse, ni de peuple, mais d'individus. Et c'est toute la différence entre la littérature et la
politique qui elle s'intéresse à .... à quoi s'intéresse-t-eelle
d'ailleurs ? Non, sur ce point je préfère ne pas répondre. Je risquerai d'être trop désagréable.

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