07 mars 2026

Park Chan-Wook

La violence est une constante des films de  Park Chan-Wook. Mais ce qui est peut-être nouveau dans son dernier film c'est l'insistance sur une envie de meurtre motivée par une raison sociale. 

Lorsque commence le film, You Man-Su a tout pour être heureux : un bon poste dans une usine de papier, le salaire et les avantages qui vont avec, une grande maison, une femme, deux enfants, deux chiens.... Heu-reux ! Mais, du genre au lendemain le voici au chômage : merci la robotisation des tâches ! 

A partir de là, c'est la dégringolade : fini les facilités que permettait son salaire, "trop de bouches à nourrir" et pas d'emploi à l'horizon. D'où l'envie de meurtre (compréhensible ?) et le passage à l'acte (répréhensible évidemment). 

 Sur ce thème à la Ken Loach, Park Chan-Wook construit une farce macabre, sans peur d'en faire trop dans le grotesque et la caricature. Alors on rit, mais un rire retenu parce qu'on ne voudrait pour rien au monde se retrouver dans la même situation. 


 

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