19 juillet 2020

Joe Wilkins, Ces Montagnes à jamais


Au début on se dit non ! Trop compliqué ! Monter en parallèle deux lignes narratives c'est déjà beaucoup mais trois, c'est trop ! Et puis on s'habitue à passer de Merl à Wendell et de Wendell à Gillian parce que peu à peu on s'aperçoit bien que ces trois là ont une histoire commune. Et très vite on se prend d'affection pour le petit Rowdy, un enfant étrange et silencieux confié par les services sociaux à son oncle Wendell, parce que la relation entre cet enfant et l'adulte (dont le père a disparu alors qu'il était encore adolescent) est de celles qui se nouent au-delà des mots, comme deux animaux qui peu à peu s'apprivoisent.
Des animaux il en est beaucoup questions d'ailleurs puisque l'histoire se passe au pied des montagnes Bull, dans le Nord du Montana, un de ces territoires rudes que se disputent à la fois des hommes respectueux de la loi et d'autres qui n'entendent se soumettre à rien et surtout pas aux gouvernements quels qu'ils soient.


Les éléments du récit une fois mis en place, la suite du roman se lit à toute allure parce que le lecteur se retrouve happé à la fois par la description des paysages aussi sauvages que grandioses et la peinture d'une réalité sociale, politique et économique à mille lieux du rêve américain vendu dans les années 50 et 60. 
Ces Montagnes à jamais est le premier roman de Joe Wilkins et il faut bien reconnaître que les éditions Gallmeister ont vraiment un talent particulier pour repérer ces écrivains capables de transposer leurs lecteurs dans une Amérique aussi effrayante que séduisante mais tout à fait réelle.

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