Le mélange est assez intéressant, même s'il ne m'a pas totalement convaincue.
En effet, dans son dernier film, Ozon raconte les mésaventures de deux jeunes femmes, respectivement actrice et avocate en devenir. L'histoire se passe dans les années 30 mais a tout d'une histoire d'aujourd'hui avec un producteur qui abuse de celles qui se croient promises à une grande carrière au cinéma. (Inutile de nommer qui que ce soit ! ) Le décalage temporel est souligné par les dialogues, parfaitement ajustés, parfaitement affutés. Mélanger deux époques pourquoi pas, puisque les comportements masculins et les abus de pouvoir n'ont pas beaucoup changé depuis ... l'invention du cinéma. Ce mélange d'époques est donc à mettre au crédit de François Ozon
En revanche l'importance accordée aux dialogues fait basculer le film du côté du théâtre plus que du cinéma d'autant que la caméra souligne avec complaisance le jeu (à peine) outrancier des deux jeunes actrices, leurs mimiques, leurs oeillades et que les rôles confiés à Fabrice Luchini, Isabelle Hupert, André Dussolier font glisser le film du côté de la farce grandiose.
La théâtralité du film relève certainement d'un parti-pris, mais, bien qu'il soit mis au service de la cause féministe, j'aime trop le cinéma et pas assez le théâtre pour apprécier pleinement Mon Crime.

1 commentaire:
Les rois du monde. Je vois également dans ce film le mythe permanent de l' Eldorado, né au XVIème siècle dans cette région. Mais ici, on semble assister à une confrontation paradoxale entre le rêve et la réalité. Pour ces gosses déshérités, leur Eldorado, la liberté, est au bout de la route en prenant possession de la cabane et du terrain de la grand-mère de Rá. Un autre Eldorado, brutal, impitoyable les attend : celui d'une vrai mine d'or dont les mineurs iront jusqu'au meurtre des trois adolescents pour résoudre définitivement le problème au profit de leur patron qui exploite illégalement cette mine et dont on peut supposer qu'il s'agit d'un ex-paramilitaire, un de ceux qui avaient exproprié la grand-mère des années auparavant.
Jean-Jacques Pellegrin
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