Poétique du cosmos ? Oui peut-être, mais l'exposition actuellement présentée au musée de Grenoble est surtout l'occasion de découvrir un artiste dont j'ignorais tout. Et le parcours d'une salle à l'autre est d'autant plus intéressant qu'il retrace celui de l'artiste, toujours en recherche, toujours en évolution. Certains artistes, une fois trouvé leur point d'achèvement (ou leur point de rencontre avec le public) n'en bougent plus. Tutoujian semble avoir été toujours en mouvement; son oeuvre échappe en effet à toute tentative de classement puisqu'il a toujours été, semble-t-il, à la pointe des tendances qui ont traversé la première moitié du XXe siècle, "privilégiant l'expérimentation permanente à la répétition des formes". Aucun risque d'ennui en visitant l'exposition puisque chaque salle est différente.
Placer en regard dans la même salle une oeuvre de Tutoudjian et un tableau qui appartient à la collection permanente du musée (Le peintre, de Will Baumeister) est une invitation bienvenue à retenir un peu plus longtemps l'attention du spectateur.
Quelle que soit la technique utilisée - ici un collage, Tutundjian parvient toujours à un équilibre des lignes, des formes et des couleurs.
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