08 juin 2026

The New West

D'un côté, elle est blonde, une longue crinière blonde; de l'autre côté, le crâne rasé. Maquillée comme un camion volé, trop décolletée, pantalon trop moulant, trop tout et passablement vulgaire. Mais Tabatha Zimiga est une femme hors du commun. Une vraie personne, pas un personnage inventé. Aussi doué avec les chevaux qu'avec les adolescents paumés qu'elle héberge. Veuve depuis un an, elle tient à bout de bras ce ranch du Sud Dakota.

Le film de Kate Beecroft tient plus du documentaire que du film de fiction et il est évident que la réalisatrice a été fascinée par les lieux et surtout par les gens dont elle a partagé la vie pendant trois ans. Cette fascinationn se traduit dans sa mise en scène, une succession de scènes souvent filmées à l'épaule, beaucoup de gros plans, un montage trépidant, quelque chose de brut dans sa façon de filmer qui correspond bien au milieu qu'elle décrit. Les propos sont crus, les gestes vifs, les émotions fortes. Elle suggère plus qu'elle ne dit, elle montre la violence des rodéos, une violence choisie, mais aussi les conditions de vie difficiles de ces gens trop démunis pour avoir un avenir, une violence subie. Et malgré tout Tab et sa bande de mômes continuent d'avancer et même de rire. Continuent surtout de dompter et de monter des chevaux à travers les paysages sauvages du Sud Dakota, plans larges pour changer, avec parfois, un survol des Badlands. Pour le seul plaisir des yeux !b 

Aucun commentaire: