13 octobre 2012

Des livres au poids




Vous en reprendrez bien un kilo ? 


Qu'il faille, quand on "construit" un livre travailler avec la précision d'un horloger, soit ! Mais de là à vendre les livres comme de la charcuterie ...

12 octobre 2012

Etrange projection


Sur le sol du Matadero, d'étranges projections, dont la géométrie varie en fonction du déplacement des passants. Etrange et fascinant.

11 octobre 2012

Espacios culturales de Madrid (suite)

Rénover, réhabiliter, reconstruire à partir de l'existant, intégrer harmonieusement des ruines dans une structure moderne,  tel semble bien le parti-pris de la ville de Madrid quand il s'agit de gérer son patrimoine architectural.


C'est le cas du Matadero, un lieu a priori peu avenant, dont le seul nom est évocateur de sang de carcasses écorchées, et autres pièces de boucherie puisqu'il s'agit des anciens abattoirs, mais sa rénovation semble avoir donné une nouvelle vie au quartier qui l'entoure. 



L'ensemble est composé d'une série de pavillons, dont les murs extérieurs, soigneusement restaurés gardent les traces d'une architecture fonctionnelle et vaguement arabisante comme il était de mode au moment de sa construction au début du XXe siècle.

A chaque pavillon sa fonction, théâtre, cinéma, design, musique, sans oublier des espaces ouverts, susceptibles de faciliter rencontres, forums et discussions.  On vient au Matadero pour se promener, regarder, écouter, jouer; on vaque d'un lieu à un autre, on s'installe sur un banc le temps d'un pique-nique... Le Matadero , malgré son nom, est devenu un lieu de création et d'échanges : un lieu de vie.



Juste à côté du Matadero, le Palacio de Cristal de Arganzuelas, autrefois surnommé Nave de Patatas, héberge quelques 9000 espèces de plantes et 4 climats différents, sous une charpente métallique qui porte en son sommet ... regardez-bien ...


.. une tête de boeuf qui révèle son ancienne appartenance au ... Matadero !



Espacios culturales de Madrid

Un séjour à Madrid implique nécessairement un passage dans ses musées les plus prestigieux : le Prado, Reine Sofia, Thyssen-Bornemisza ... et l'on s'en voudrait de faire l'impasse sur les expositions présentées en ces lieux. 

Mais il y a à Madrid d'autres lieux de culture qu'il est d'autant plus intéessant de découvrir qu'ils sont souvent inattendus. En effet, les autorités de la ville (de la région ?) semblent mettre un point d'honneur à récupérer des édifices abandonnés - anciens palais, bâtiments industriels ou commerciaux - auxquels elles s'efforcent de redonner vie.
Préserver un patrimoine architectural, garder la mémoire d'un lieu, d'une histoire, mais aussi créer, innover, permettre à des architectes contemporains de déployer tous leurs talents, faire vivre un quartier, modifier le regard que l'on peut avoir sur la culture, renforcer les liens sociaux... tels sont les enjeux que l'on devine à travers chacun des lieux visités.














La Tabacalera de Lavapies est un lieu encore en gestation : Friche industrielle en attente de restauration, l'ancienne fabrique royale de tabac hésite entre projet institutionnel (musée des arts décoratifs ?) et centre social ouvert sur le quartier. En attendant, elle fait l'essai de l'autogestion et garde sur ses murs le souvenir des cigarières. Qui ne s'appelaient pas toutes ... Carmen !

 L'ancienne caserne Conde Duque construite en 1717 pour héberger les gardes du corps de l'armée royale a, contrairement à la Tabacalera, été complètement et magnifiquement restaurée en gardant non seulement sa structure initiale mais les éléments baroques qui ornaient sa façade principale. Le lieu est immense, un peu vide;  bien qu'abritant salles d'exposition et de concerts, il manque tout simplement de vie. Une architecture trop imposante pour que les Madrilènes se l'approprient ?  Peut-être leur faut-il un peu de temps pour se familiariser avec un lieu qui résonne encore du bruit des armes ?


Ce n'est pas le cas de la bibliothèque de Escuelas Pias, installée dans une ancienne église. L'architecte chargé de sa rénovation, Jose-Luis Linazasoro, a su allier le verre et l'acier de la modernité aux briques et corniches du passé. Un peu à la façon de Jean-Michel Wilmotte. Le résultat est aussi intrigant que stupéfiant. 




Vue de l'extérieur le bâtiment n'est plus que ruines.

















L'intérieur, ou du moins ce que j'ai pu en apercevoir est une extraordinaire salle de lecture, aussi spacieuse que lumineuse, un lieu à vous faire regretter de n'être ni étudiant ni érudit, pour profiter d'un lieu aussi ... inspirant. 

J'emprunte l'image ci-dessous au blog de Luis Garvia Vega, un autre amoureux des bibliothèques . 



07 octobre 2012

Mariscal

Javier Mariscal est un homme aux talents multiples, tour à tour graphiste, dessinateur, peintre, designer, cinéaste ... et parfois tout à la fois. Autant de talents joliment mis en valeur par l'exposition que lui a consacrée le musée ABC de Madrid.




Parmi les coups d'éclat de Mariscal on compte la mascotte des jeux olympiques de Barcelone, le film Chico et Rita sorti en 2011, mais l'exposition permet de se faire une idée plus complète de la palette de l'artiste, une palette gaie, colorée, ludique, celle d'un homme qui n'a pas oublié les années passées à griffonner des tas de créatures bizarres dans les marges de ses cahiers.

Quant au musée qui a choisi d'exposer Mariscal, c'est une ancienne brasserie, la première de Madrid. Réhabilité, remodelé le lieu qui affiche désormais un look très contemporain, abrite en dehors des salles d'exposition, une petite librairie et un salon de thé qui a lui seul vaut que l'on s'y arrête, ne serait-ce que pour son fabuleux gâteau au chocolat.



29 septembre 2012

Madrid l'hispanique ?










Madrid affiche parfois son hispanité sur ses murs.



Mais Madrid est désormais une capitale européenne et les "graffitis" que l'on trouve sur ses murs ont un air venu d'ici ou  ... d'ailleurs !



Jusqu'à parfois ressembler à du Kandinsky ! 








14 septembre 2012

Retour à Madrid

Toujours le nez en l'air


fascinée par la couleur des façades, la dentelle des balcons, les "miradores"




















à l'affut d'un détail ... insolite
de jour comme de nuit !


12 septembre 2012

UNYPL




Que vous aimiez la photo ou les livres (et si possible les deux !) ce site, découvert il y a quelques semaines est fait pour vous !


Contrairement à celle qui se trouve sur la Cinquième Avenue, cette bibliothèque n'a pas de lion pour garder son entrée, accessible à tous d'un simple clic !
Si par réflexe vous avez déjà cliqué sur le lien ci-dessus, vous avez vu s'afficher une carte du métro new-yorkais et défiler des photos de lecteurs surpris dans leur activité préférée. Debouts, assis accrochés d'une main à une rampe, coincés entre deux voyageurs, en tout cas... suffisamment absorbés par leur lecture pour, la plupart du temps, ne pas remarquer la jeune femme brune qui prend la photo.


Cette jeune femme s'appelle Ourit Ben Haim et voilà plus de 3 ans qu'elle photographie ainsi les lecteurs du métro. Le vendredi, c'est un lecteur "électronique" qui clôt la semaine, le dimanche c'est un lecteur de bible. Le samedi, la "bibliothèque" est fermée.

De temps en temps, Ourit publie la photo d'un livre dont le titre n'est pas identifié, soit parce qu'il  n'est pas lisible sur la photo soit parce qu'il est rédigé dans une langue étrangère ... et propose l'énigme aux visiteurs de son blog : une 1/2 heure après, c'est fait ! 1 heure pour les cas les plus difficiles. C'est dire si le blog est suivi de près !

 Pour ma part j'y trouve des suggestions infinies de lecture puisque Ourit prend soin, pour chaque livre de mettre un lien qui permet d'en savoir plus sur le livre et son auteur.




Mais ce qui me réjouit encore plus, c'est de savoir qu'il y a encore autant de lecteurs ! 

04 septembre 2012

Billet n° 1000

Et pour une fois sans commentaire. 
Mais c'est une de mes photos préférées .



03 septembre 2012

Marina Abramovic


Etrange tableau ... bien qu'il ne s'agisse pas à proprement parler d'un tableau...
Etrange vidéo ... bien qu'il s'agisse d'autre chose qu'une simple vidéo ...
Etrange ... mais je suis restée un long moment devant cette oeuvre, fascinée sans trop savoir pourquoi.
Le cadrage, la tenue de la jeune femme qui pouvait faire penser à un tableau flamand du XVIIe ?
Son  immobilité ? La jatte de lait pleine à ras bords, prête à déborder à la moindre rupture de l'immobilité.

L'oeuvre est intitulée The Kitchen V : Carrying the milk et date de 2009.
L'artiste s'appelle Marina Abramovic; elle est née à Belgrade et depuis les années 70 multiplie les performances, physiques et parfois violentes. Son désir d'expérimentation semble n'avoir d'autres limites que la résistance du spectateur. D'après les infos que j'ai pu glaner ici ou là The Kitchen V fait partie de ses oeuvres les plus sereines.

02 septembre 2012

Evelyn Cameron

Paririe photographer ? Pioneer photographer ? Frontier photographer ?
Peu importe l'étiquette qu'on entend lui coller, Evelyn Cameron est une femme que j'aurais aimé rencontrer.  Une femme pour le moins hors du commun.


Née en Angleterre, dans une famille de la bonne bourgeoisie, elle épouse en 1889 Ewen S. Cameron  avec qui elle s'installe dans le Montana en 1893, passant ainsi directement des salons londoniens aux grandes prairies de l'Ouest Américain. Difficile d'imaginer plus grand contraste ! Le couple élève des poneys, sans grand succès.  Pour augmenter leurs revenus, Evelyn fait feu de tout bois, vend les légumes de son potager, prend des locataires... et, après avoir acheté son premier appareil par correspondance, se lance dans la photographie.
La photo apparemment ne lui a pas permis de faire fortune, ni même d'acquérir une grande notoriété de son vivant. Evelyn est morte en 1928 et ce n'est qu'en 1970 que ses photos ont été découvertes dans la cave de l'amie à qui elle avait confié tous ses biens.

Je n'ai pas rencontré Evelyn Cameron, juste vu quelques-unes de ses photos dans un musée du Montana où je me suis arrêté par hasard. Photos documentaires, photos sans prétention mais l'impression dominante est celle d'une photographe attentive au monde qui l'entoure, qu'il s'agisse de paysages, d'animaux ou d'êtres humains.


Je ne sais pas si la petite ville de Terry dans le Montana et son Prairie County Museum valent le voyage, mais il existe au moins un livre consacré à Evelyn Cameron et, à défaut, on peut facilement trouver quelques-unes de ses photos sur le net.

Donna Lucey, Photographing Montana 1894-1928: The Life and Work of Evelyn Cameron (1990)

16 août 2012

Quitter le loop


Le Loop c'est la ligne du métro aérien qui, au centre de Chicago, délimite un quadrilatère à l'intérieur duquel chacun peut trouver ce qu'il cherche : le parc Millennium, le Chicago Art Institute, des théatres, des restaurants...

Quitter le loop c'est s'aventurer vers d'autres quartiers plus populaires, plus ordinaires peut-être, mais certainement pas moins intéressants : Wicker park, Pilsen ont autant à offrir que The Loop, mais dans un genre différent.

Petits immeubles de briques qui ne dépassent pas deux étages, comme dans les tableaux d'Edward Hopper, citernes sur les toits, boutiques "vintages"... 


















Sur les murs, de vraies peintures murales, folkloriques parfois mais souvent politiquement engagées.


Traduit en images - et en espagnol - le message d'Obama est toujours porteur d'espoir. "Si, se puede estudiar, se puede trabajar" ... L'immigrant mexicain peut en effet devenir médecin, professeur, cuisinier... 



mais il ne le devient pas toujours ! 



Millennium park

Un parc comme un lieu de promenade, bien sûr. Un lieu de verdure à la fois ludique et culturel. Le parc Millennium est tout cela et plus encore. On s'y retrouve pour aller au concert, pour aller voir une expo, pour faire du sport ou simplement bader le nez en l'air devant le Cloud Gate d'Amish Kapoor qui sur sa surface extérieur capte le reflet déformé du ciel ... 


Quant aux visiteurs qui s'aventurent sous l'arche, les voilà, figures à la fois grotesques et mobiles, multipliés par les courbes du miroir.



Mais en ce début de juillet, le miroir le plus fréquenté du parc, c'est le miroir d'eau de la fontaine Crown et ses cascades murales, inestimables sources de fraîcheur





15 août 2012

L'auditorium Frank Gehry

En fait il s'agit du Jay Pritzker Pavilion. Mais la signature de l'architecte est tellement forte, avec ses volutes contournées, disloquées, fracturées que l'on tend à parler de l'auditorium Frank Gehry plutôt que du Jay Pritzker Pavillon. 



C'est peut-être dommage car Jay Pritzker, fondateur, entre autres, de la chaîne d'hôtel Hyatt est aussi le créateur du prix qui porte son nom, le Pritzker Price, qui est à l'architecture ce que le Nobel est à la littérature ou à la science.  Gehry a d'ailleurs obtenu ce prix en 1989.