Deuxième film de Tsia Ming-liang visionné cette semaine. Dans la même veine que le précédent (Les Rebelles du dieu néon), mais en moins ... turbulent. On retrouve trois personnage, jeunes, deux hommes, une femme qui se croisent, par hasard, le temps d'une brève rencontre, puis se quittent, se retrouvent. Des personnages qui vivent de débrouille, de petites arnaques; ils attendent que leur vie prenne forme, pleins de désirs vagues, mais sans l'énergie qui leur permettrait d'avancer; ils tournent en rond, un peu comme les personnages des premiers films de Godard.
Vive l'amour est le contraire d'un film d'action, ce n'est pas un film intimiste non plus et encore moins un film moralisateur, juste un film qui donne à voir des êtres humains très ordinaires mais terriblement touchants. Dans ce film, plus que dans le précédent, le réalisateur prend le temps de plans longs, la camera s'arrête, souvent en gros plans sur des personnages quasi immobiles, comme scrutés jusqu'au fond de l'âme.

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