23 août 2018

Pluie sans fin


Difficile de trouver un film plus noir et plus embrouillé. Mais quelle claque !

Le film de Dong Yue est visuellement superbe.... à condition d'aimer les paysages industriels sous la pluie ! Pour un peu, on penserait à un tableau de Pierre Soulages. A la pluie, ajoutez la boue  et la gadoue, l'obscurité des nuits sans lune.  Ajoutez encore un paysage urbain aussi vétuste que misérable, quelques terrains vagues, noyés de pluie évidemment.

Le parti pris de noirceur est total; c'est celui de la Chine d'aujourd'hui, de la Chine qui n'a rien à voir avec les vitrines brillantes  et luxueuses que sont Pékin et Shanghai.


L'intrigue est aussi noire ou presque que les images puisqu'il s'agit de meurtres en série, qui n'ont pas été élucidés. Le vigile de l'usine du coin se mêle à l'enquête, une enquête qui vire peu à peu à l'obsession ou ... à la paranoïa. Car l'habileté du réalisateur consiste à montrer sans démontrer, laissant au spectateur le soin de décider de l'interprétation qui lui convient.
Connaître la vérité sur un crime, une série de crime? Il est des pays aujourd'hui où la tâche est impossible. Et je ne parle pas seulement de la Chine.

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