Le commerce est un sport de combat. On prend des coups et on en donne. Je m'en doutais un peu, mais le film d'Anthony Dechaux en fait une démonstration brillante. Avec un scenario au couteau et des visuels qui en disent aussi long que les propos échangés : mise en scène sobre mais efficace, images sombres et souvent nocturnes, lieux clos pour mieux marquer l'enfermement : box de négocation, chambres d'hôtel, même les vaches dans leur étable sont contraintes par des barres ! Toutes les problématiques du commerce actuel sont posées, les revenus des producteurs, les exigences des grandes surfaces, les attentes des consommateurs et bien sûr des investisseurs.
Le casting est parfait avec une Anne Girardot en négociatrice à la fois naïve et dure, un Olivier Gourmet en responsable blindé et Julien Frison en éleveur aux abois, sans oublier Aurélia Petit parfaite de perfidie mielleuse dans son rôle de chef d'entreprise. De grande entreprise évidemment.
La guerre des prix n'est pas un film divertissant, il est instructif, mais comporte suffisamment de rebondissements pour que jusqu'à la fin on s'interroge - naïvement - sur l'issue du combat.

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