06 juillet 2026

Jérôme Ferrari, Très brève théorie de l'enfer

 "Qui trop embrasse mal étreint " Je crains hélas que ce vieux proverbe ne s'applique au livre de Jérôme Ferrari intitulé Très brève théorie de l'enfer et sous-titré roman. 

Non ce n'est pas vraiment un roman, ne serait-ce que parce que l'imagination n'y tient pas assez de place. Pas un essai non plus : trop narratif.  Mettons qu'il s'agit d'un récit, entrecoupé de réflexions sur l'identité et sur l'altérité, sur l'expatriation, sur les différences sociales ... Mais le récit, largement autobiographique, sur lequel s'appuie la réflexion vire souvent à l'introspection, et prend parfois des allures de contrition.  Un mélange de genres apparemment assumé et souligné par une alternance typographique, sans doute pour permettre au lecteur de mieux suivre le propos.  

Que le livre de Jérôme Ferrari soit inclassable n'est pas gênant et son  propos n'est pas inintéressant, mais il aurait sans doute été mieux servi par une écriture moins affétée, moins maniérée, et pour tout dire moins pédante. 

 


 

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