25 juillet 2026

Sur la route d'Omaha

 Un road-movie à travers les immenses paysages du middlewest, voilà ce que j'attendais du film de Cole Webley. Et j'avoue mon plaisir à retrouver ces longues routes droites qui ont toujours l'air de  partir à l'infini, ces ciels immenses et ces plaines ondulées. Des villes hâtivement traversées, des stations services qui se ressemblent toutes, un paysage somme toute immuable. 

Un père et ses deux enfants, embarqués pour un long trajet dont on ne connaît que le point d'arrivée, mais pas le but, que l'on pressent pourtant dramatique. D'où une certaine tension parfois entre le père et ses enfants, un petit garçon trop jeune pour se soucier de grand chose, et une petit fille, dont on se dit qu'elle est déjà trop mûre pour son âge. Toujours est-il que le contraste entre le vide des paysages traversés et la petite cellule familiale enfermée dans l'habitacle de la voiture est un des points forts du film. Une façon de dire que tout est offert, mais, dans les circonstances, rien n'est possible. Et la dernière image du film, en une phrase, dit tout.  A des kilomètres du rêve américain.

PS : Le manque de naturel de la jeune actrice, trop appliquée dans son rôle, m'a un peu gênée et j'avoue que pendant tout le film j'ai cru que c'était Zelinsky qui avait pris le volant. Troublant.

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