Parfois les visiteurs sont aussi intéressants à regarder que les photos sur les murs.
24 août 2016
22 août 2016
Arles 2016 : William Kentridge
Avec Wiliam Kentridge - ma grande découverte de l'été - on quitte le domaine de la photo proprement dit pour celui de ....d'une oeuvre aussi étonnante qu'indéfinissable.
Il faut imaginer une grande salle noire, quelques chaises et une succession de panneaux sur lesquels défilent en continue des personnages que la lumière transforme parfois en ombres chinoises. On reconnaît une fanfare, des porteurs de cercueils, on pense à une procession funéraire mais plutôt façon Nouvel Orléans, ou alors une danse macabre comme on en peignait autrefois sur les murs des églises. On pense aux lanternes magiques que l'on faisait tourner pour créer l'illusion du mouvement. On pense ...
C'est théâtral, c'est drôle, c'est absolument magique !
C'est théâtral, c'est drôle, c'est absolument magique !
21 août 2016
Arles 2016 : Kazuo Ono par Eikoh Hosoe et William Klein
Cette année le festival associe deux photographes, Eikoh Hosoe et William Klein autour d'un même sujet : Kazuo Ohno. Kazuo Ohno est un danseur et chorégraphe japonais qui dans les années 60 a été l'un des fondateurs du Bûto, cette danse qui joue sur les émotions profondes, une gestuelle lente plus qu'une chorégraphie traditionelle.
Le parcours photographique propose ainsi plusieurs fils de découverte, que l'on s'intéresse particulièrement à l'un ou l'autre photographe, au danseur ou bien encore au Butô.
Qu'ils s'agisse de Eikoh Hosoe (ci-dessus) ou de Wiliam Klein (ci-dessous) le résultat est étonnant.
Des photos en noire et blanc (encore !) très contrastées et ce personnage étrange, presque inquiétant, dont ne ne sait ne ce qu'il fait ni où il va.
Les photos sont d'autant plus fascinantes qu'elles donnent l'impression que c'est à celui qui la regarde d'en définir le sens. Comme une porte ouverte sur l'imaginaire.
20 août 2016
Arles 2016 : Don McCullin
La guerre et la misère. Et forcément, le noir et blanc.
Partout où règnent la guerre et la misère, Don McCullin a traîné ses bottes. Mais la guerre et la misère étant les mêmes partout, ses photos ont forcément un air de déjà vu. Et pourtant, quelle force, quelle puissance ! Qui n'est pas sans rappeler la poussée vers le réalisme des écrivains du XIXe siècle.
Les Misérables, 1862 ?
Germinal 1885 ?
Non: Petit matin à West Hartlepool, Comté de Durham, 1963
Les photos de McCullin présentées à Arles ne datent pas d'hier, mais elles ont gardé tout leur pouvoir de suggestion.
Parmi les photos présentées à Arles, plusieurs ont été prises pendant la construction du mur de Berlin et l'on scrute en vain ces visages, plus curieux qu'inquiets, pas vraiment réjouis non plus, sourires un peu coincés...
Allemands de l'Est regardant à l'Ouest ou allemands de l'Ouest regardant à l'Est ?
Réponse 1.
Mais l'on ne saura jamais ce qu'il y avait dans leur tête à ce moment là. Et ensuite ? Que sont-ils devenus ? Certains d'entre eux sont peut-être morts en essayant de passer de l'autre côté du mur. D'autres, - le gamin à droite ? - sont peut-être devenus des dignitaires de la RDA. Ou cinéastes? Spéculations sans fin sur une photo.
Au delà de son esthétisme j'aime qu'une photo me donne l'amorce d'une histoire. L'amorce seulement.
Partout où règnent la guerre et la misère, Don McCullin a traîné ses bottes. Mais la guerre et la misère étant les mêmes partout, ses photos ont forcément un air de déjà vu. Et pourtant, quelle force, quelle puissance ! Qui n'est pas sans rappeler la poussée vers le réalisme des écrivains du XIXe siècle.
Les Misérables, 1862 ?
Germinal 1885 ?
Non: Petit matin à West Hartlepool, Comté de Durham, 1963
Parmi les photos présentées à Arles, plusieurs ont été prises pendant la construction du mur de Berlin et l'on scrute en vain ces visages, plus curieux qu'inquiets, pas vraiment réjouis non plus, sourires un peu coincés...
Allemands de l'Est regardant à l'Ouest ou allemands de l'Ouest regardant à l'Est ?
Réponse 1.
Mais l'on ne saura jamais ce qu'il y avait dans leur tête à ce moment là. Et ensuite ? Que sont-ils devenus ? Certains d'entre eux sont peut-être morts en essayant de passer de l'autre côté du mur. D'autres, - le gamin à droite ? - sont peut-être devenus des dignitaires de la RDA. Ou cinéastes? Spéculations sans fin sur une photo.
Au delà de son esthétisme j'aime qu'une photo me donne l'amorce d'une histoire. L'amorce seulement.
19 août 2016
Arles 2016 : Bernard Plossu
Avec Bernard Plossu, on quitte les villes et la photographie urbaine, pour les grands espaces de l'Ouest Américain, pour le vide des paysages plutôt que le plein, pour la couleur et le fameux procédé Fresson qui donne à ses photos un grain très particulier.
Ses photos datent pour la plupart des années 70, mais ce que Bernard Plossu montre c'est une Amérique que l'on retrouve intacte aujourd'hui pour peu que l'on se promène du côté de l'Arizona oun du Nouveau-Mexique.
Plus que le transitoire, il montre ce qui demeure.
Il montre la permanence. I
Il montre aussi l'insignifiance, qui ne prend sens que pour celui qui la regarde.
Ses photos datent pour la plupart des années 70, mais ce que Bernard Plossu montre c'est une Amérique que l'on retrouve intacte aujourd'hui pour peu que l'on se promène du côté de l'Arizona oun du Nouveau-Mexique.
Plus que le transitoire, il montre ce qui demeure.
Il montre la permanence. I
Il montre aussi l'insignifiance, qui ne prend sens que pour celui qui la regarde.
Les photos présentées à Arles sont pour la plupart des petits formats devant lesquels on passe trop rapidement, mais que l'on peut retrouver dans le livre publié par les éditions Textuel : Western Colors
18 août 2016
Arles 2016 : Eamonn Doyle
"Street Photography" encore avec Eamonn Doyle. Mais pour le photographe irlandais, photographier la rue c'est d'abord photographier les gens qui passent dans la rue.
Les photos présentées à Arles le sont dans un très grand format; leur disposition donne au visiteur l'impression de se glisser dans les rues de Dublin et de regarder la rue comme Eamon Doyle la voit.
Les photos présentées à Arles le sont dans un très grand format; leur disposition donne au visiteur l'impression de se glisser dans les rues de Dublin et de regarder la rue comme Eamon Doyle la voit.
http://www.focus-numerique.com/arles-2016-decouverte-arlesienne-premier-jour-eamonn-doyle-news-9620.html
Noir et blanc, couleurs, filtres jaunes ou bleus, le photographe ne s'interdit rien.
Les noirs sont très noirs, beaucoup d'obliques, de cadrage en plongée ou contre-plongée.
Les noirs sont très noirs, beaucoup d'obliques, de cadrage en plongée ou contre-plongée.
Dans le dispositif signé Niall Sweeney souligné par la bande son de
David Donohe c'est l'impression de force, de puissance qui finalement
domine.
http://www.anothermag.com/art-photography/4094/dubliners-the-brilliant-street-photography-of-eamonn-doyle
16 août 2016
Arles 2016 : Sid Grossman
Pour sa version 2016 le festival de photos avait retenu le thème de la rue. Sans doute un de mes thèmes préférés parce qu'il peut-être extrêmement banal mais aussi extrêmement parlant.
Ainsi cette photo d'une rue de Harlem prise par Sid Grossman en 1939 et qui contredit tous les clichés que l'on peut avoir en tête quand on parle de ce ghetto noir de NY : des petites filles en jolies robes claires, des hommes portant chapeau ou casquette, minces, élégants. Une rue paisible d'un quartier paisible quand notre imagination nous fait attendre misère et violence.
J'aime beaucoup aussi ses photos du Cotton Club, ses danseurs pleins d'énergie, et celles de Coney Island, haut lieu de divertissement populaire, qui datent elles, de 1947.
La joie de vivre qui s'exprime dans ces photos ne masque pourtant pas la réalité des conditions sociales qui ont poussé Sid Grossman à se rapprocher du parti communiste dans un premier temps et à fonder avec Sol Libsohn en 1931, la Photo League, où se sont retrouvés jusqu'en 1951, année de sa dissolution, certains des plus grands photographes américains soucieux de témoigner sur l'état de l'Amérique. Quelque chose comme le prolongement de la WPA (Work Projects Administration), une des grandes agences du New Deal mise en place pour fournir travail mais aussi nourriture et logement à ceux qui en avaient été privés par la crise.
Le portrait que Sid Grossman a fait du syndicaliste Henry Modglin, est un bel exemple de ces préoccupations.
J'espère y retrouver certaines photos que j'ai beaucoup aimées mais que les conditions d'exposition (reflets sur les verres, semi obscurité) ne permettaient pas vraiment d'apprécier...
15 août 2016
Arles 2016 : Charles Fréger
Retour en Arles comme tous les étés depuis bientôt 10 ans, et un intérêt qui ne faiblit pas bien que cette année un certain nombre d'expositions m'aient paru un peu trop "conceptuelles". Certains artistes en effet utilisent la photo comme un outil et non pas comme une fin en soi. Mais il est vrai que les Rencontres d'Arles sont toujours l'occasion de s'interroger sur ce qui fait de la photo un art... ou pas !
En tout cas comme chaque année j'ai fait de belles découvertes, qu'il s'agisse de "vieux" photographes qui ont fait l'histoire de la photo ou de jeunes loups qui feront - peut-être - la suite de l'histoire.
Yokainoshima, l'île aux monstres est le titre choisi par Charles Fréger pour présenter une série de photos consacrées aux esprits japonais, incarnés par des individus ordinaires qui, le temps d'une fête ou d'une cérémonie, endossent le costume de ces créatures mythiques.

Coutumier de ces portraits "en uniforme", Charles Fréger s'intéresse depuis plusieurs années aux individus dont la tenue signe l'appartenance à une communauté (militaire, agricole, scolaire, mondaine ou simplement rituelle) sans pour autant effacer leurs caractéristiques propres.
Il faut aller sur son site et se laisser fasciner par ses Bretonnes (actuellement exposées dans plusieurs villes de Bretagne !) ou ses petites filles indiennes en uniforme, ses militaires de l'Outremer ou bien encore ses Indiens du Carnaval de la Nouvelle Orléans.
http://www.charlesfreger.com/series/
Dans l'église des Trinitaires, les photos des "monstres" japonais sont présentées "grandeur nature" ou presque ce qui permet d'observer bien des détails...(malgré les reflets sur les vitres!)
Ethnologie ? Anthropologie ? Il y a un peu de cela bien sûr, quoique Charles Fréger se revendique avant tout photographe. Du coup les cartels ne nous disent rien sur ces créatures qui alimentent l'imaginaire japonais. Dommage.
http://www.loeildelaphotographie.com/fr/2016/07/07/article/159913622/arles-2016-charles-freger-yokainoshima/
En tout cas comme chaque année j'ai fait de belles découvertes, qu'il s'agisse de "vieux" photographes qui ont fait l'histoire de la photo ou de jeunes loups qui feront - peut-être - la suite de l'histoire.
Yokainoshima, l'île aux monstres est le titre choisi par Charles Fréger pour présenter une série de photos consacrées aux esprits japonais, incarnés par des individus ordinaires qui, le temps d'une fête ou d'une cérémonie, endossent le costume de ces créatures mythiques.
Coutumier de ces portraits "en uniforme", Charles Fréger s'intéresse depuis plusieurs années aux individus dont la tenue signe l'appartenance à une communauté (militaire, agricole, scolaire, mondaine ou simplement rituelle) sans pour autant effacer leurs caractéristiques propres.
Il faut aller sur son site et se laisser fasciner par ses Bretonnes (actuellement exposées dans plusieurs villes de Bretagne !) ou ses petites filles indiennes en uniforme, ses militaires de l'Outremer ou bien encore ses Indiens du Carnaval de la Nouvelle Orléans.
http://www.charlesfreger.com/series/
Dans l'église des Trinitaires, les photos des "monstres" japonais sont présentées "grandeur nature" ou presque ce qui permet d'observer bien des détails...(malgré les reflets sur les vitres!)
Ethnologie ? Anthropologie ? Il y a un peu de cela bien sûr, quoique Charles Fréger se revendique avant tout photographe. Du coup les cartels ne nous disent rien sur ces créatures qui alimentent l'imaginaire japonais. Dommage.
http://www.loeildelaphotographie.com/fr/2016/07/07/article/159913622/arles-2016-charles-freger-yokainoshima/
12 août 2016
Le Quartier des Confluences à Lyon
A nouveau quartier, architecture nouvelle.
Entre deux bâtiments à l'élégance discrète, un cube tonitruant, vert fluo, celui d' Euronews, qui fait concurrence au cube orange de la société Cardinal. De loin on note surtout la couleur, qui agresse l'oeil. De près on pense "moucharabieh" et on se dit pourquoi pas ?
10 août 2016
Les pipngouins d'Antartica
Antartica, l'une des trois expositions temporaires présentées par le Musée des Confluences est une "exposition immersive" c'est à dire que tout est fait pour vous faire partager l'expérience visuelle, sonore - mais heureusement pas météorologique ! - de l'expédition !
Dans l'eau, sous la glace ou sur la banquise, le monde est bleu, bleu, bleu.
Ces quelques images empruntées furtivement à un diaporama n'en donnent qu'un très vague aperçu. Elles sont, en vrai, d'une beauté à couper le souffle et justifient à elle seule une visite du musée des Confluences.
09 août 2016
Lyon Le Musée des Confluences
Tout dépend bien sûr de l'angle sous lequel on l'aborde.
Mais il y a suffisamment de verre et d'espace pour que chacun finalement s'y trouve à son aise et jouisse de l'extraordinaire emplacement de ce musée.
Transparence de l'architecture donc. Le projet sur lequel s'appuie le musée est en revanche un peu moins transparent : "la Terre depuis ses origines et l'humanité dans son histoire et sa géographie ! "
Le programme est vaste et un rien démesuré. Mais il faut sans doute laisser à ce musée le temps de s'installer.
08 août 2016
Carmina
Elle est grosse, vieille et moche. Elle fume comme un pompier et jure comme un charretier. A priori pas le genre de personnage à faire rêver les foules.
Son mari vient de mourir, d'un coup, d'une crise cardiaque mais au lieu d'appeler un médecin ou le 15, elle décide d'attendre lundi pour déclarer le décès et toucher ainsi le chèque de la pension qui doit être versé lundi justement. Deux jours, un long week-end et un cadavre au milieu de l'appartement.
La farce s'annonce plutôt macabre.
Et elle l'est parce que Paco León, le réalisateur n'a peur de rien et pousse suffisamment la charge pour surprendre le spectateur avec un dénouement que je me garderai bien de révéler, mais qui oblige à repenser tout le film sous un angle différent.
C'est malin, c'est intelligent, et finalement plein d'humanité. Qaunt à l'actrice, "grosse, vieille et moche elle est à tous égards remarquable.
07 août 2016
Folles de joie
Je
m'attendais à une comédie légère, comme le laisse entendre l'affiche
avec ses deux jeunes femmes au volant d'une belle décapotable rouge. Et
cela reste une comédie puisque l'histoire finit bien ou plutôt pas trop
mal. Mais si ce n'était la mise en scène enlevée de Paolo Virzi, les
dialogues ciselés et le jeu remarquable des deux actrices, le film
pourrait aisément virer au drame.Donatella et Beatrice sont toutes les deux pensionnaires d'un établissement psychiatrique, une de ces a anciennes maisons bourgoises recylcées. Elles n'ont rien en commun, si ce n'est leur extrême solitude et ce n'est que peu à peu que l'on apprend les véritables raisons qui ont mené à leur enfermement.
Mais auparavant elles auront réussi à s'enfuir, glissant dans un éclat de rire du monde de la folie, à celui tout aussi aberrant de la société dite normale. Leur grande évasion ne les mène pas très loin, mais permet de comprendre que ce qui les rapproche c'est leur intransigeance, leur refus des conventions, et surtout de l'hypocrisie sociale. Elles sont enfermées parce qu'elles sont incapables de se plier aux convenances, parce qu'elles ne rentrent pas dans le cadre. Mais n'est-ce pas plutôt ce cadre étriqué sur lequel s'est construit la société qu'il faudrait remettre en question ?
03 août 2016
Genius
Bien que très accro à la littérature américaine, le nom de Thomas Wolfe ne me disait rien du tout (sauf à le confondre avec Tom Wolfe dont les énormes pavés sont parfois longs à digérer ! )
En allant voir Genius, le biopic que lui a consacré Michael Grandage, j'espérais en apprendre un peu plus sur cet écrivain que l'on dit génial mais dont les romans sont très difficiles à trouver, en particulier en traduction.
En fait je n'ai pas appris grand chose d'essentiel sur l'écrivain, ni surtout sur son oeuvre; en revanche j'ai beaucoup appris sur le travail d'un éditeur, aussi passionné que l'écrivain dont il s'efforce de canaliser l'énergie et la logorrhée; sur la relation cahotique entre ces deux personnages qui finit par supplanter toute autre relation, amoureuse, familiale.
C'est déjà pas mal pour un film produit par Hollywood. Et puis maintenant il me reste à lire les romans de Thomas Wolfe, si toutefois j'arrive à mettre la main dessus.
En allant voir Genius, le biopic que lui a consacré Michael Grandage, j'espérais en apprendre un peu plus sur cet écrivain que l'on dit génial mais dont les romans sont très difficiles à trouver, en particulier en traduction.
En fait je n'ai pas appris grand chose d'essentiel sur l'écrivain, ni surtout sur son oeuvre; en revanche j'ai beaucoup appris sur le travail d'un éditeur, aussi passionné que l'écrivain dont il s'efforce de canaliser l'énergie et la logorrhée; sur la relation cahotique entre ces deux personnages qui finit par supplanter toute autre relation, amoureuse, familiale.
C'est déjà pas mal pour un film produit par Hollywood. Et puis maintenant il me reste à lire les romans de Thomas Wolfe, si toutefois j'arrive à mettre la main dessus.
01 août 2016
Aki Shimazaki
Entre deux gros, très gros, trop gros romans américains, lire un roman d'Aki Shimazaki est ... reposant !
Aki Shimazaki est née au Japon mais vit au Canada depuis 1981. Elle est installée à Montréal depuis 1991 et écrit apparemment en français.
On la dit influencée par le "watakashi shôsetsu" un genre romanesque japonais qui si j'en crois ce que j'ai pu lire privilégie le réalisme, la simplicité de l'écriture et la confusion entre le personnage, le narrateur et l'auteur.
Ces quelques éléments permettent sans doute de mieux comprendre le projet de l'auteur, mais j'avoue avoir été désarçonnée par l'écriture dont j'attribuais la platitude à la traduction, avant de découvrir que le livre n'était pas traduit ! L'intrigue semble parfois se perdre dans les détails, comme si l'auteur s'efforçait à l'exactitude et à la précision au lieu de se contenter de suggérer pour permettre au lecteur d'imaginer et d'une certaine façon, s'approprier l'histoire.
Deux romans plus tard je reste perplexe.
Je n'ai lu il est vrai, que deux livres d'Aki Shimazaki :
Hôzuki, deuxième volume d'un nouveau cycle à peine commencé et qui n'a pas encore trouvé son nom, s'intéresse à la vie d'une libraire dans un village reculé du Japon. Libraire pendant la semaine, Mitsuko devient, le vendredi soir, "hôtesse" dans un bar, ce qui lui permet de compléter ses revenus et de faire vivre son fils et sa mère. Le roman est centré sur ce beau personnage de femme qui tient plus que tout à son indépendance et dont on découvrira peu à peu le passé et les raisons qui l'on amenée à se retrouver dans ce petit village isolé.
Tsubaki, le premier volume d'un cycle de 5 romans intitulé Le Poids des secrets, est un roman qui raconte la vie d'une adolescente pendant la guerre à Nagazaki. Au coeur du livre, les relations familiales, conjugales, les premiers émois amoureux, et bien sûr l'implication du Japon dans la guerre et le bombardement.
Puisque l'auteur s'attache à composer des suites romanesques, je devrais sans doute lire les quatre romans suivant pour mieux apprécier cette façon de raconter si particulière et pour retrouver dans les textes la grâce et la poésie des couvertures. Mais pour le moment, je garde mes doutes.
Aki Shimazaki est née au Japon mais vit au Canada depuis 1981. Elle est installée à Montréal depuis 1991 et écrit apparemment en français.
On la dit influencée par le "watakashi shôsetsu" un genre romanesque japonais qui si j'en crois ce que j'ai pu lire privilégie le réalisme, la simplicité de l'écriture et la confusion entre le personnage, le narrateur et l'auteur.
Ces quelques éléments permettent sans doute de mieux comprendre le projet de l'auteur, mais j'avoue avoir été désarçonnée par l'écriture dont j'attribuais la platitude à la traduction, avant de découvrir que le livre n'était pas traduit ! L'intrigue semble parfois se perdre dans les détails, comme si l'auteur s'efforçait à l'exactitude et à la précision au lieu de se contenter de suggérer pour permettre au lecteur d'imaginer et d'une certaine façon, s'approprier l'histoire.Deux romans plus tard je reste perplexe.
Je n'ai lu il est vrai, que deux livres d'Aki Shimazaki :
Hôzuki, deuxième volume d'un nouveau cycle à peine commencé et qui n'a pas encore trouvé son nom, s'intéresse à la vie d'une libraire dans un village reculé du Japon. Libraire pendant la semaine, Mitsuko devient, le vendredi soir, "hôtesse" dans un bar, ce qui lui permet de compléter ses revenus et de faire vivre son fils et sa mère. Le roman est centré sur ce beau personnage de femme qui tient plus que tout à son indépendance et dont on découvrira peu à peu le passé et les raisons qui l'on amenée à se retrouver dans ce petit village isolé.
Tsubaki, le premier volume d'un cycle de 5 romans intitulé Le Poids des secrets, est un roman qui raconte la vie d'une adolescente pendant la guerre à Nagazaki. Au coeur du livre, les relations familiales, conjugales, les premiers émois amoureux, et bien sûr l'implication du Japon dans la guerre et le bombardement.
Puisque l'auteur s'attache à composer des suites romanesques, je devrais sans doute lire les quatre romans suivant pour mieux apprécier cette façon de raconter si particulière et pour retrouver dans les textes la grâce et la poésie des couvertures. Mais pour le moment, je garde mes doutes.
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