14 septembre 2026

Arles 2026, Nos Rêves lointains

Une centaine de photos, choisies parmi les 1800 tirages de la collection Fnac. Et un titre qui fait rêver de gares et de trains, de bateaux en partance, de villes improbables sous des soleils accablants... tout l'exotisme de Rimbaud ou de Segalen.... voilà ce que nous propose l'exposition présentée par les commissaires Fannie Escoulen et Laure Augustins.
 
 

 Et il y a en effet matière à rêver. 
 
Les photos vont souvent par deux, parfois par trois. Au spectateur de trouver les correspondances, le lien qui justifie le rapprochement des images. J'ai toujours aimé ce jeu de dominos, surtout quand les lieux, les dates et bien sûr les auteurs sont différents. 
 
 
 
 Jean Dieuzaide - 1954 - Portugal                        Edouard Boubat - 1971 - Inde
 
 Parfois, les correspondances sont évidentes, parfois le jeu est plus difficile. Qu'est ce qui permet d'accrocher côte à côte une photo en couleur et une photo en noir et blanc ? La vitre, la buée, l'eau...
 O que ma quille éclate ! Oh que j'aille à la mer ! ... le bateau frêle comme un papillon de mai.   
Le batau ivre. Et la flache noire et froide. L'aventure avortée. Rimbaud encore. 
 

Harry Gruyaert - Egypte - 1968                    Gladys - Parus - 1975  

A chacun d'ouvrir les yeux, de retrouver ou mieux d'inventer un univers, une histoire ... Quelques phrases de Natacha Appannah, sur un panneau, entre deux photos, relancent l'imagination.  Le parcours est prometteur .... mais gâchée par des textes, enregistrés et diffusés trop fort pour qu'on puisse les négliger. Des récits sans cesse interrompus, qui viennent parasiter l'attention du spectateur, entraver son cheminement.  Du bruit, rien que du bruit. Comme si les reflets sur les vitres ne suffisaient pas à gâcher mon plaisir, il fallait rajouter du son ! 


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