Quand l'un mentionne l'autre dans une rencontre avec des lecteurs, l'autre le cite dans un de ses livres. Entre Olivier Rolin et Mathias Enard, il y a de toute évidence quelques affinités et même quelques similitudes dans leur façon d'aborder la littérature. Ne serait-ce que la liberté avec laquelle ils écrivent sans se soucier d'un genre ou d'une quelconque appartenance à un groupe, à un mouvement.
C'est ainsi qu'après avoir lu (et écouté) Olivier Rolin, je me suis retrouvée à lire un petit livre de Mathias Enard, au titre prometteur : L'alcool et la nostalgie, un récit de voyage d'un type particulier puisque le narrateur s'est chargé de ramener le cercueil de son ami depuis Moscou jusqu'au village où il est né, au fin fond de la Russie, un long voyage sur le Transsibérien qui lui permet d'évoquer la personnalité de son ami et de se remémorer leur amitié en même temps que leur amour commun pour Jeanne, restée à Moscou.
Jeanne, le Transsibérien ... la référence à Cendrars est une évidence, d'autant que le récit m'a souvent paru prendre le rythme même du grand poème cendrarsien. Joli hommage rendu au grand bourlingueur mystique.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire