Je suis loin d'avoir vu tous les films de Hitchcock (plus de 50 !) et j'ai un peu tendance à les confondre... Sans doute parce que le scénario importe moins que la "patte" Hitchcok, cette façon très particulière de construire son film, de multiplier les fausses-pistes et les rebondissements, de trouver chaque fois le cadrage qui fait sens, de glisser dans l'image l'indice qui oblige le spectateur à la scruter pour y trouver le détail qui lui permet de comprendre où le réalisateur veut en venir. Sans pour autant se soucier de réalisme. Et c'est tant mieux.
Les 39 marches date de 1935 et la signature d'Alfred Hitchcok est déjà très présente. Une histoire d'espionnage, mais surtout de malentendus, de quiproquos et de fausses identités, de chasse-à-l'homme et de poursuites rocambolesques, autant de péripéties qui prêtent à sourire plus qu'à frémir. Et j'en suis encore à me demander pourquoi il a affligé Madeleine Caroll d'un col aussi extravagant... peut-être simplement une façon de mettre son visage en valeur.

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