25 octobre 2026

Verna, Les jours de verre

Une petite ville italienne, pendant la guerre : l'occasion pour Nicoletta Verna de montrer ce qu'a été le fascisme. La démonstration est d'autant plus parlante qu'il s'agit d'une petite ville, dont l'importance n'est certainement pas stratégique, mais Castrocaro est ce genre de lieu où les histoires de chacun sont connues de tous, où la misère le dispute à l'ignorance. Pour donner vie à son récit, l'écrivaine met en place deux personnages féminins très différents, l'une est une jeune fille handicapée avec une lourde histoire familiale, l'autre est une jeune femme, instruite, brillante et très engagée. En face d' Iris et de Redenta, deux personnages masculains : Vétro, l'incarnation du mal, à qui le fascisme permet d'assouvir ses pulsions violentes et ses fantasmes sexuels, auquel s'oppose évidemment un quatrième personnage, héros du bien et meneur d'un groupe de résistants. 

Le roman, à l'écriture puissante, est plus complexe que le résumé ne le laisse entendre.  Mais l'insistance sur la perversité et le sadisme du militant fasciste m'a paru parfois presque complaisante, comme si le lecteur n'était pas capable de comprendre qu'il n'y a pas de frein à l'horreur et j'avoue avoir plusieurs fois tourné les pages sans vraiment les lire. Plus intéressant m'a paru le débat intérieur des résistants, pour qui tuer est contre nature et pourtant nécessaire ... 

 Que dire de plus de ce roman si ce n'est qu'il est sans doute écrit comme une mise en garde contre le retour du fascisme ou de tout autre régime qui pourrait lui ressembler. Un roman militant ou du moins édifiant. 

 


 

 

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