19 février 2013

Pour tourner la page (suite)


J'ai vu, au fond de grottes obscures, des fresques étonnantes


J'ai vu toutes sortes de bouddhas, debout, assis, couchés


Beaucoup -  les plus somptueux -  m'ont laissée de marbre. D'autres plus modestes, plus naïfs et parfois un peu étranges, m'ont, selon le cas, séduite ou divertie.


 




J'ai vu des visages impassibles à force de sérénité. 



J'ai vu des mains en prières. 



J'ai vu des mains couvertes d'or.


Mais je n'ai pas vu de mains tendues.


Car partout, j'ai vu des mains s'activer sans relâche.






  



Oui, des mains s'activer à toutes sortes de tâches...


Pour tourner la page

Il est grand temps de tourner la page du voyage birman et de laisser les souvenirs, trop nombreux, s'effilocher peu à peu pour ne garder que l'essentiel. 
Car de ce pays je cherche moins à garder le souvenir de ses lieux culturels, de ses pagodes et de ses monastères - si beaux soient-ils  -  que de ceux qui les font vivre.

Aussi somptueux que soit le coucher de soleil sur le pont U-Bein à Mandalay ...


Aussi belle que soit la lumière  du matin sur le lac Inle ...


Aussi envoûtants (et frais !) que soient les petits matins brumeux sur le canal qui mène à Naungshwe...


ce ne seront jamais que des paysages ! De jolies cartes-postales.

Dont je garderai, c'est certain, le souvenir ébloui.

Comme d'un moment privilégié.

Mais  que m'importent les paysages s'ils ne sont pas habités.

En Birmanie, ce sont les Birmans qui m'ont intéressée. Ce sont les Birmans que j'ai voulu essayer de connaître, de comprendre peut-être.

Ce sont leurs visages que j'ai scrutés avec le plus d'attention, photographiés avec le plus de passion.

Et c'est dans leur regard que j'ai essayé de trouver la réponse à toutes les questions que je me posais. 









15 février 2013

Prendre soin des bébés





Les visages birmans photographiés sont souvent empreints d'une certaine tristesse, ou du moins d'une certaine gravité. 
Mais  les visages des femmes rayonnent quand elles ont un enfant dans les bras. 




 


 

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Prendre soin des bouddhas

Des bouddhas, il y en a partout en Birmanie. Mais c'est à Mandalay que l'on visite les ateliers de fabrication des bouddhas. On découvre ainsi que tous les matériaux se prêtent à leur fabrication,  le bois, le bronze, le marbre ...


Un bouddha amputé des ses mains, un autre que l'on s'apprête à décapiter ?
Mais non ce n'est qu'une étape dans la fabrication de la statue.






















  Curieux quand même ce bouddha masqué; on le dirait venu d'une autre planète. 
Finalement je le préfère "en cheveux", d'autant que j'ai le choix entre deux modèles de chignon.

 


 Les bouddhas de marbre, une fois taillés, sont d'abord poncés à la ponceuse électrique,

puis soigneusement baignés, lustrés et polis à la mains, avant d'attendre l'éventuel acheteur, soucieux d'acquérir des mérites autant qu'une statue de bouddha.


Ils ont l'air de tous se ressembler, mais ils ont tous été faits à la main, et tant qu'il y aura des acheteurs pour les bouddhas, le savoir faire des artisans birmans se maintiendra.

14 février 2013

Au temple et dans la rue




Le temps des offrandes ...

 
et celui du cheroot qu'on allume en sortant de la pagode.



















Dans la rue, le marchand de beignets.



Dans l'atelier le tisserand ...

 
















Et la brodeuse aux doigts agiles.



Les deux Birmanies


Il y a, c'est certain, bien des façons de voyager.  Mais au final, le souvenir que l'on garde d'un pays dépend moins des conditions dans lesquelles on a voyagé, rudimentaires ou luxueuses, mais de la façon dont le regard se pose.




 On peut rester fasciné par le regard d'un bouddha, ses yeux soigneusement maquillés, ses ongles manucurés, ses lèvres peintes ...

   

On peut prendre un peu de recul  et s'émerveiller de la taille gigantesque (70 mètres) de ce bouddha couché dont les pieds légèrement décalés signifient qu'il se repose, tout simplement. Sur la plante de ses pieds sont gravés 108 lakshanas dont la symbolique échappe au visiteur qui ne connaît pas la doxa bouddhiste sur le bout des doigts. 


On peut choisir aussi de porter son regard ailleurs que sur les bouddhas, dans les temples et les monastères, se promener au hasard des rues et regarder le peuple birman vaquant à ses affaires. 
 



Scènes de rues ordinaires, à deux pas des pagodes. 


11 février 2013

Hiver

 Trouver au matin les arbres couverts de neige n'a rien d'étonnant  à cette saison. 


Alors on prend le temps de s'extasier devant la dentelle qui se dessine sur les lointains bleutés....

  Mais devant l'état de la voiture, ce n'est pas l'extase.