Yuma, une petite ville du Sud de l'Arizona, à deux pas du Mexique et de la Californie, un lieu oublié du monde, mais pas tout à fait des cinéastes, puisqu'à 50 ans d'écart deux westerns y ont déjà été tournés. 3H10 pour Yuma de Delmer Dove en 1957 et son remake par James Manigold. en 2007. Yuma est aussi la ville la plus ensoleillée du monde et les étés y sont torrides.
Il fait en effet très chaud dans le film de Francis Galuppi et l'on n'est même pas dans la ville, mais juste dans une station-service et le restaurant attenant, un diner années 50, au bord de la route qui mène à Yuma et le désert tout autour. Un décor à la Bagdad café pour un film de braquage qui a du mal à se prendre au sérieux, et c'est ce qui en fait le charme. Les pompes à essence sont vides, le camion citerne est en route, en attendant il n'y a rien d'autres à faire que de se réfugier à l'intérieur du diner. Le pompiste (énorme), la serveuse (aimable), le représentant de commerce (timoré), un couple âgé (ramollo), un autre couple (jeune) deux braqueurs, un apprenti policier... Des personnages hétéroclites, mais bien vus, des dialogues à la banalité ciselée, un film lent qui prend le temps de faire monter la tension et maintient le spectateur dans l'attente de l'événement déclencheur inéluctable, qu'il persiste à imaginer, et que le réalisateur persiste à déplacer jusqu'à ... Last stop Yuma, une pochade, un film insolite et réjouissant. Parfait pour finir l'été.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire