Après avoir chroniqué Gangs of Taïwan, j'avais été étonnée de voir l'écart entre le titre français et le titre anglais Locust. Je m'étais demandé s'il y avait un rapprochement quelconque à faire avec Day of the locust (Le jour du fléau) de John Schlessinger. Un tour en bibliothèque et un DVD plus tard, la réponse est : pas vraiment ! Le sort des petits restaurateurs de Taïwan bousculés, éliminés par la mafia locale n'a pas grand chose à voir avec les aspirations d'une jeune starlette de Los Angeles si ce n'est l'irréversible et prévisible cheminement vers la catastrophe finale. Qu'importe. Je n'ai pas regretté le temps passé devant mon écran parce que le film de Schlessinger, sorti en 1975 est une charge totale, brutale et réjouissante contre Hollywood qui se termine effectivement par une sorte d'apocalypse spectaculaire. Pas très étonnant que les studios n'aient pas apprécié le travail du réalisateur et que le film n'ait eu qu'un succès relatif. Les acteurs y sont pourtant excellents en particulier Karen Black, happée par le mythe hollywoodien et Donald Sutherland en amoureux transi capable du pire déchaînement. Et si Schlessinger est parti du roman de Nathanael West pour réaliser son film, il s'est aussi inspiré des personnages les plus torturés de Goya dont on voir passer ici et là, - et très rapidement - quelques figures cauchemardesques.
Et me voici avec un programme tout tracé : retrouver les tableaux de Goya dont s'est inspiré le cinéaste, lire le roman de N. West, voir ou revoir d'autres films de Schlessinger comme Macadam Cowboy (1969 et Marathon Man (1976) ...
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