Un café un peu minable à deux pas de la frontière mexicaine ...
Un entrepôt banal en tôle ondulé mais très coloré...
L'Amérique des petits, des humbles, des modestes. Rien à voir avec la beauté à couper le souffle des grands espaces américains. Rien à voir avec l'éclat éblouissant des buildings de N-Y ou de Chicago. Non, pas l'Amérique qui fait rêver, pas l'Amérique "instagrammable", mais l'Amérique moche, que l'on ne veut pas voir (sauf peut-être au cinéma).
C'est donc bien ce regard très personnel porté sur le monde qui caractérise les photos de Depardon.
Et c'est la raison même pour laquelle le reportage qu'il avait effectué à Glazsgow en 1980, à la demande du Sunday Times a en fin de compte été refusé. " Trop personnelles, pas assez documentaires" ?
Parce que dans la noirceur des années Thatcher, Depardon essayait malgré tout de trouver un peu, un tout petit peu de couleur ? Un tout petit peu d'espoir ? Le diaporama présentée au Pavillon populaire est un des moments les plus forts de l'exposition.


Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire