26 décembre 2025

Résurrection

Je m'étais dit que je le reverrai et lui accorderai une seconde chance, mais finalement peut-être pas. Parce qu'en dépit de sa virtuosité, et de sa passion affirmée pour le cinéma, Bi Gan, le jeune réalisateur chinois ne m'a pas totalement convaincue. 

Odyssée d'un rêveur .... mais rien n'est plus difficile à partager que les rêves. Hommage au septième art ... dans sa chronologie ? dans la diversité de ses genres ?  Encore faut-il avoir les mêmes références que le réalisateur. Traversée de l'histoire chinoise ... à condition d'avoir les repères nécessaires. Film à sketches dont chacun est consacré à un des cinq sens ? Là, je suis vraiment passée à côté ! 

La presse, dans son ensemble, rivalise de dithyrambes : "terrassante beauté", "visions fulgurantes et hypnotiques", "littéralement hallucinant", "d'une beauté sidérante", "chef d'oeuvre sensoriel et poétique", "hypnotique et vertigineux", "tourbillon de mirages et métamorphoses" .... mais pour le spectateur peu enclin à l'hypnose et aux hallucinations, le film reste largement incompréhensible et réservé apparemment à ceux qui sont capables de donner du sens aux images. 

C'est pourquoi je souscris aux propos d'Aurélien Allin qui sur le site de Cinéma Teaser reconnaît la virtuosité du cinéaste, mais la juge écrasante et paradoxalement assez vide : " Outre le fait qu’elle se conclue paradoxalement sur un dernier plan mortifère assez désespérant, cette ode au cinéma ne célèbre finalement que la forme. Une forme brillante par moments mais dévitalisée car asséchée de l’autre moteur essentiel du cinéma : le récit et les émotions universelles qu’il permet de susciter pour tous nous lier, ensemble, devant un écran, dans un même élan d’empathie."

 

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