29 août 2026

Dégel


 De la neige, de la glace et du brouillard. On se perd un peu dans les premières images du film. A quoi faut-il s'intéresser ? A Inès, la petite fille, qui passe ses vacances dans l'hôtel de ses grands-parents, une petite fille insomniaque et en manque d'affection. Ou à Hanna, la jeune sportive allemande venue s'entraîner sur les pistes de ski ? En fait, le film de Manuela Martelli doit être vu à travers le regard d'Inès, enfant solitaire, qui observe le monde autour d'elle, voit tout,  entend tout, cherche à comprendre, mais le comportement des adultes lui paraît mystérieux, incompréhensible. Comme le spectateur elle cherche des explications, mais les indices laissés par la réalisatrice ne sont distillés qu'au compte-goutte. La disparition d'Hanna, les recherches, l'arrivée de sa mère, elle-même ex-championne olympique orientent le film vers le genre policier, pourtant Dégel n'est pas vraiment un thriller, plutôt un film dont les sous-entendus politiques très clairsemés, n'apparaissent clairement qu'à la fin. 

Des films chiliens (ou argentins) sur "les disparus", il y en a déjà eu. Il est intéressant de voir la génération de Manuela Martelli - née en 1983 et qui, contrairement à Patricio Guzman, n'a connu la dictature d'Allende que dans son enfance - prendre la relève. 

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