J'aurais dû m'en douter : les "vulnérables" ! Le mot si souvent utilisé pendant la pandémie pour désigner... les vieux. L'autrice a franchi le cap des 65 ans, elle appartient donc bien à cette catégorie, mais sa cohabitation forcée avec un jeune homme psychologiquement fragile modifie un peu la donne : la vulnérabilité n'est pas seulement une question d'âge. Voilà qui sauve un peu ce récit très personnel sans être totalement intime, avec en prime, le brin d'excentricité qui fait tout le charme des habitants de New York et qui justifie la présence dans l'appartement d'un oiseau particulièrement coloré, un ara nommé Eureka dont il convient de s'occuper quotidiennement. Toutefois, le récit lui même n'est pas franchement passionnant - comment pourrait-il l'être puisqu'il s'agit de la période la plus ennuyeuse de la décennie ? -, il est fait de réflexions, d'anecdotes, de conversations rapportées, de références littéraires ... un pêle-mêle vaguement divertissant dont on s'accommode faute de mieux. Il est vrai que ce genre de récit, cette mise en scène du moi, n'est pas vraiment pas tasse de thé.
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