La nature avant tout ! L'observation de la nature, la vie dans la nature, la montagne, la forêt, les animaux, sauvages évidemment : cerfs, renards, lynx, ours .... Nul doute que cette ode à la nature, cette "déclaration d'amour aux forêts des Carpates" ravira tous les passionnés qui adorent crapahuter dans les bois, aussi bien que les contemplatifs, et peut-être même, mais peut-être seulement, ceux qui ont adoré le film de Vincent Munier, Le Chant des forêts, parce que pour Miroslav Misak, même la photo est répréhensible : "Ça le dérange de regarder le monde avec un oeilleton, de porter ce barda inutile sur son dos. Après tout, cette chasse aux images n'est-elle pas une variante de la chasse aux trophées ? Une manie de l'accumulation comparable à la compulsion qui nous pousse à remplir notre caddie ? " (p.41)
Il y a dans ces Carnets indigènes, dans la passion revendiquée de ce jeune auteur slovaque pour la nature, quelque chose d'un peu trop exclusif à mon goût. D'ailleurs l'histoire d'amour qui sert de fil au récit s'achève dans une impasse. Difficile de garder une vie sociale dans la forêt ...

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