Action, comédie, romance : Allociné a besoin de 3 mots pour définir le film de Tsui Hark, auquel j'ajouterai volontiers celui d'historique voire de politique politique puisqu'il s'agit de renverser le pouvoir en place en Chine en 1911. Un simple prétexte en fait pour le réalisateur qui joue à fond la carte du spectaculaire, et de l'extravagance. Le spectateur est vite submergé par le déferlement d'images parmi lesquelles il essaye de se retrouver. Le temps de comprendre les rôle des personnages principaux, il est emporté par les couleurs et la somptuosité des costumes, - on n'est pas à l'opéra pour rien ! - par les acrobaties à couper le souffle et la la rapidité avec lesquelles les scènes et les rebondissements se succèdent. Un film époustouflant !
L'opéra chinois, dont tous les rôles, y compris les rôles féminins, sont tenus par des hommes permet de jouer sur l'androgynie de Tsao Wan; permet aussi l'utilisation de maquillages excentriques, de masques et de costumes très colorés. C'est un art très codé, mais aussi très physique qui justifie les cascades les plus invraisemblables.
Peking Opéra Blues date de 1986, Tsui Hark n'est encore qu'au début de sa carrière, mais fait preuve, dans ce film, d'une virtuosité sans égal qui n'exclut pas la finesse, en particulier dans les dialogues. On aimerait avoir un peu peur. Même pas ! On rit, on s'amuse, pur divertissement.

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