27 octobre 2007

Mount Desert Island

Une île, tout au bout du Maine.
Pas très grande, pas très haute, mais si belle, si séduisante que j'y aurais bien passé beaucoup plus de temps.

Pourquoi ? En quelques images, je vous explique.

Mount Desert Island, c'est d'abord l'embarras du choix .

La mer ?
La forêt ?
La montagne ?
Qu'importe puisque dans une île tous les chemins ...

...mènent à la mer .


La mer ou les fjords, les îles que l'on aperçoit au loin, pour peu que l'on décide de monter sur l'un ou l'autre sommet de l'île. Oh, pas très haut : quelques centaines de mètre suffisent pour avoir une vue à 360°, à perdre le souffle ! !


Mais si la mer vous ennuie - comment diable peut-on se lasser de la mer ? - partez explorer les chemins forestiers, remarquablement balisés et entretenus par les "rangers". Et vous conclurez, comme moi, que pour une fête automnale, il n'y a rien de mieux que le mélange feuillus-conifères.

La forêt ?
La mer ?
Pourquoi choisir puisque vous pouvez avoir les deux : les arbres et leur reflet dans l'eau !


Il est vrai que parfois, les reflets sont bien mysté-ri-eux (n'oubliez pas la diérèse!)


Regardez : il suffit d' un léger clapotis, le long des pontons de Bar Harbor, pour transformer les flotteurs de pêche en berlingots !

Mount Desert Island, une île où la nature est plus que jamais en harmonie.

Un univers minéral ...


... où les cailloux polis par l'océan







prennent des formes ovoïdes



















Un univers végétal où mêmes les végétaux prennent la couleur des cailloux et empruntent à Misayake leur plissé.


A moins que par mimétisme, ils ne finissent par se prendre pour ...

... un buffle, tapi dans l'herbe ?

Ce qui n'impressionne en rien l'écureuil au ventre blanc, la queue en panache et les pattes avant gentiment repliées sur le ventre : "Même pas peur ! "






Quant à l'échassier, il poursuit sa promenade vespérale, indifférent à tout sauf peut-être à l'extrême beauté du lieu.



Paysage zen

Là tout n'est qu'ordre et beauté
Luxe, calme et volupté ?

Absolument ! Définitivement ! Surtout si vous avez la chance de vous loger à l'hôtel Claremont (Southwest Harbor), un hôtel très très vieille Angleterre avec terrains de tennis et jeux de croquet !
Sur la galerie, les rocking chairs sont alignés, face à la mer. Sur une table, un verre a été oublié...

Le soir tombe. Les dernier voiliers affalent leurs voiles pour venir s'amarrer dans la baie.


Les touristes ont regagné leur chambre.


Il est temps de se préparer pour le dîner .
Qu'y aura-t-il au menu ce soir ?

Ce n'est pas difficile à deviner.
Du homard bien sûr !
Car dans le Maine, c'est homard à tous les repas.







http://www.theclaremonthotel.com/

26 octobre 2007

My Cadillac dream

"Drive a Cadillac to the top of the Cadillac mountain and while seating in my Cadillac, drink ... a glass of Cadillac."

I know it's dum
I know Cadillac is barely a mountain (466m /1532 ft )
I know Cadillac wine is poorly considered compared to Sauterne
I don't even know wether they still make Cadillacs.
But I thought it would be fun !
And the Cadillac does no need to be pink !

http://blupete.com/Hist/BiosNS/1700-63/Cadillac.htm

La bonne adresse si vous voulez tout savoir sur l'aventurier qui a laissé son nom à la montagne, à la voiture, mais pas au vin puisqu'il était originaire de Saint Nicolas de la Grave et non pas de Cadillac en Garonne !
Cadillac, un mot qui fait rêver.
Le point culminant de Mount Desert Island

25 octobre 2007

Sur la route du Maine

La route qui suit la côte du Maine offre mille et une raisons de s'arrêter : petits ports de pêche, petites villes pittoresques, et parfois, entre deux zones résidentielles luxueuses, quelques superbes aperçus sur la mer, dunes ou rochers, c'est selon.
Et, pour me combler quelques très beaux phares.

Mille et une raisons que l'on retrouve il faut bien l'avouer le long de n'importe quelle route côtière.

Alors pourquoi le Maine ?
Parce que : Portland et Rockland !

Portland, c'est une ville sans beaucoup de charme - surtout un dimanche matin - mais on s'y arrête pour son musée. D'autant qu' y était exposée, quand nous sommes passés, la collection de Scott M. Black, un "natif" de Portland , collectionneur averti et ... fortuné.
Si vous voulez avoir une idée des collections du musée vous pouvez aller sur http://www.portlandmuseum.org/
mais pour en savoir plus sur Monsieur Black et sa collection, allez sur http://www.panachemag.com/Holiday_06/TheBuzz/TheCollector/The_Collector.asp où vous trouverez une longue interview du personnage et quelques reproductions des oeuvres qu'il possède.

Rockland est une ville beaucoup plus petite. Mais deux artistes, bien différents au demeurant, sont à rattacher à son nom : Louise Nevelson et Andrew Wyeth.
En réalité c'est de toute la famille Wyeth dont je devrais parler puisque chez les Wyeth, on est peintre de père en fils. Mais c'est Andrew le plus connu et surtout mon préféré. Et ce, depuis très longtemps. Sans doute à cause d'un tableau Christina's world qui m'a toujours fasciné et dont j'ai découvert la clef cet été. La maison représentée sur le tableau se trouve bien dans les environs de Rockland, mais la perspective a été légèrement modifiée, les bâtiments un peu déplacés. Un tableau, même figuratif, ne reproduit jamais la réalité, pas plus qu'un roman réaliste. La femme en robe rose au premier plan est une amie d'Andrew Wyeth : Christina Olson. Elle était handicapée mais refusait d'utiliser quelqu' auxiliaire que ce soit pour se déplacer. Ni béquilles ni fauteuil. Etrange comme ce tableau, si romantique dans mon souvenir, a pris désormais un tout autre sens. A vrai dire je ne le trouve que plus beau maintenant que je le connais mieux. Il ne se trouve d'ailleurs pas à Rockland mais au Moma (Museum of Modern Art de New York .
A Rockland néanmoins, il y a la fondation Farnsworth, qui pour célébrer les 90 ans du peintre, présentait- quelle chance - une trentaine de ses oeuvres donc certaines très récentes.

http://www.uncommondays.com/states/me/places/olsonhouse.htm
http://www.farnsworthmuseum.org/general/olson_details.html
http://www.farnsworthmuseum.org/


Maintenant, regardez bien les deux photos qui suivent . Elles ne vous rappellent rien ?

Pour moi, c'était évident, cette maison, d'un gris très pâle, venait tout droit d'un tableau de Hopper !


Pas tout à fait ?


Non, pas tout à fait vraiment, mais quand on passe en voiture et qu'on la voit du coin de l'oeil....

Impression de déjà vu ....


Rémanence rétinienne sans doute, à force d'alterner paysages du Maine et musées de peinture ! Edward Hopper n'a pas peint cette maison, mais il aurait pu non, puisqu'il a peint celle-là ?

Edward Hopper (American, 1882-1967)
House by the Railroad, 1925
Oil on canvas; 24 x 29 in. (61 x 73,7 cm)
The Museum of Modern Art, Given anonymously
Photo credit : digital image@The Museum of Modern Art/Licensed by SCALA/Art Resource, NY

24 x 29

23 octobre 2007

Chester fabric shop

Chester est une petite ville du Vermont, ni plus ni moins charmante que les autres, mais elle a une particularité : certaines de ses maisons sont construites, non pas en bois comme il est de tradition aux Etats-Unis, mais en pierre, en granit. Ce n'était pas une raison suffisante pour nous donner envie de voir Chester mais la femme du gardien de phare de Race Point ( cf. billet du 18 octobre : Dormir dans un phare), dont c'est la ville natale, nous en avait si bien parlé que nous avons décidé de faire le détour.
Ce qui m'a donné l'occasion de découvrir une extraordinaire boutique de tissus. Rez-de chaussée, sous-sol, étage, toutes les pièces de cette vieille maison étaient pleines de tissus, sur des étagères, sur des tables, dans des paniers, du sol au plafond. Un inépuisable trésor couturier. Mais surtout ne demandez pas de longs métrages. De toute façon il n'y a guère que des tissus de coton, du calicot plus précisément car, la seule raison d'être de cet extraordinaire amoncellement, ce sont les "quilts" (que les Français préfèrent appeler "patchworks")













Voilà mon scénario en place : l'hiver, la neige, le froid. la neige s'amoncelle. Les routes sont difficilement praticables. Mais sur les toits, les cheminées fument. Derrière les fenêtres des petites maisons blanches, le soir, à la chandelle ...
Non, là tu dérives, c'est plus le bon scenario!
Bon, bon, je reprends : derrière les fenêtres des petites maisons blanches aux volets verts, elles coupent, elles composent, elles assemblent, elles tendent les trois épaisseurs de tissus sur le cadre et à petits points, à tout petits points, elles font glisser leurs aiguilles : les quilteuses.
Tant de choses dans un quilt, tant de désirs secrets, d'espoirs déçus, de regrets lancinants, confiés au fil de l'aiguille. Et à lui seul.

22 octobre 2007

L'amérique côté pile ou côté face ?

On peut dans un voyage se contenter du côté face - les maisons blanches aux volets verts, si pimpantes - et se dire que si Rousseau était venu en Amérique, c'est dans le Vermont qu'il se serait sans doute installé "Sur le penchant de quelque agréable colline bien ombragée, j'aurais une petite maison rustique, une maison blanche avec des contrevents verts."

Mais côté pile, les maisons ont parfois l'air un peu penché, balustres branlants, escaliers boiteux, chambranles affaissés, peintures écaillées ...

Celle-ci pourtant était à vendre et j'avoue que son petit côté "maison fantôme" ajoutait à son charme. Je crois même qu'à l'intérieur, il restait quelques meubles, et les rideaux étaient encore accrochés aux fenêtres.

Elle n'était pas très bien située, trop près de la route, mais si j'étais évrivain, j'en aurais fait, c'est certain, le décor de mon prochain roman ! A défaut de pouvoir l'acheter.

Un peu plus loin sur la route, nous sommes tombés sur une autre de ces maisons ... fantomatiques, tout aussi délabrée : la végétation peu à peu l'emportait sur la structure en bois qui, vue de profil, semblait prête à imploser. L'escalier qui menait à la galerie était depuis longtemps effondré mais, lorsque poussée par la curiosité je me suis approchée, j'ai cru entendre un peu de musique, des voix assourdies : une radio ? une télévision restée allumée ?

J'ai essayé de me renseigner. Mais dans le village personne ne semblait s'en soucier. Certains croyaient se souvenir que la maison avait, un temps, été habitée par un jeune homme un peu demeuré. Peut-être. Est-ce qu'il habitait toujours là ? Ou peut-être pas. Visiblement ils ne s'en souciaient guère... C'était pourtant un tout petit village, où chacun semblait connaître tout le monde comme nous avons pu le vérifier en déjeunant au
"Village pantry", sorte de "general store" comme on en trouve encore dans les coins les plus reculés des Etats-Unis, mais ici dans sa version chic.
Pour la version moins chic, voir ci-dessous

Comment se fait-il que j'ai pour cette Amérique là, une si grande tendresse ?

21 octobre 2007

Vermont

Pittoresque en français, "picturesque" en anglais. Quelle que soit la langue, c'est l'adjectif qui s'impose pour évoquer le Vermont.


Pittoresque le pont couvert en bois







Pittoresque le chalet en bois, tout neuf, mais construit sur le modèle des "log cabins" d'autrefois

















Pittoresque encore le village à deux rues : "Main street" et "First street", avec, regroupés autour d'un parc communal, l'hôtel de ville, l'église, la cour de justice, bâtiments officiels, civils ou religieux qui dans leur blancheur immaculée se ressemblent tous un peu :


















blancs, avec des volets verts, exactement comme les maisons d'ailleurs, plus petites certes, mais tout aussi coquettes avec leur porche, leurs jardinières suspendues et surtout, surtout les rocking chairs pour prendre le frais par les belles soirées de la fin de l'été.



Ces petits villages nous parlent d'une Amérique paisible, bon enfant.

Une Amérique rurale qui jouit en toute quiétude de sa prospérité, à peine touchée par la modernité, et le fracas du monde extérieur.

Une Amérique qui semble tout droit sortie du siècle précédent lorsqu'elle n'était encore qu'une colonie anglaise.

Illusion ? Réalité ? Une Amérique de carte postale en tout cas. Pittoresque donc.

Mais cette architecture, si pittoresque nous dit aussi le poids des traditions et du conformisme quand la seule variante d'un bâtiment à l'autre est la forme des fenêtres et des volets.


Que ces fenêtres soient fermées ....






ou bien ouvertes











Elles restent bien mystérieuses ...

20 octobre 2007

Fall foliage

Le Vermont devait être un des points forts de notre voyage puisque nous étions partis en Nouvelle Angleterre pour y voir - entre autres - ces fameux feuillages d'automne qui en font la réputation.

En fait, c'était un peu tôt en saison et la sècheresse aidant, nous n'avons eu droit qu'à des bribes du grand spectacle automnal.

Comme un avant goût avant d'y retourner, une autre année, vers la mi-octobre sans doute pour profiter à plein de l'incroyable palette des végétaux ?

Mais finalement, toutes ces couleurs, vous ne trouvez pas que c'est "un peu trop" ?

Un peu trop, vraiment ! On dirait un vieux chromo colorisé !

Mais ce qui est très amusant, c'est d'aller chercher sur Internet, les sites qui donnent l'avancée des couleurs sur la carte de Nouvelle Angleterre. Et ce grâce à un réseau de "foliage spotters", bénévoles et passionnés.
En voici au moins trois, le premier pour la Nouvelle Angleterre, le second pour le Vermont et le dernier pour le Maine

http://www.foliagenetwork.com/reports/northeast_us/
http://www.vtonly.com/forecast.htm
http://www.maine.gov/doc/foliage/

L'automne en Nouvelle Angleterre, comme si vous y étiez ! Enfin presque ...

19 octobre 2007

Le paysage dont je ne me lasse pas



Et si vous regardez bien, oui, il y avait un surfer ...
... qui sortait de l'eau, sa planche sous le bras !

18 octobre 2007

Trois images glanées

sur la plage ou dans les dunes de Cape Cod, derrière le phare de Race Point.

Un bois flotté ...


deux clous rouillés ...

un naufrage peut-être ...

mais déjà, la vie surgit.

Dormir dans un phare


Un rêve de gosse ? Un rêve de marin ? Un rêve de poète ?
Un rêve devenu réalité puisque qu'au bout du bout de Cape Cod, il existe un phare qui accueille quelques visiteurs de passage.
D'accord, nous n'avons pas vraiment dormi dans le phare, mais dans la maison du gardien; et puis ce n'est pas vraiment un hôtel puisqu' il a fallu apporter draps, serviettes, nourriture et même eau ! Mais ce sont là des détails, car lorsqu'on arrive au bout de la piste et qu'il n'y a plus que le phare, entre l'océan et les dunes...

lorsque, au soir tombant s'allume la lanterne

on se dit que vraiment rien ne vaut une chambre avec vue sur la mer !


Le phare de Race Point Light house n'est qu'un tout petit phare, de 40 pieds. Il a été construit une première fois en 1816 mais la structure actuelle date de 1876. Il appartient depuis 1995 à la New England Lighthouse Foundation qui a, à coeur, de le restaurer.
Le phare a été automatisé en 1987 et deux fois par an, une équipe de Coast Guards vient vérifier son fonctionnement.
Voici pour les détails techniques mais vous en apprendrez plus en allant sur http://www.rudyalicelighthouse.net/MassLgts/RacePt/RacePt.htm
ou http://www.racepointlighthouse.net/Pages/cover.html


Au petit matin, on se promène pendant des heures dans les dunes : le vent, le sable et la mer pour seul horizon. L'espace est immense, la végétation plus variée qu'on ne pourrait le croire; on discerne sur le sable de multiples traces, mouettes et autres oiseaux des mers, coyotes peut-être puisque le gardien nous a affirmé qu'il y en avait; on croise une grenouille qui, immobile sur le sable, tente de passer inaperçue.

Devant tant de beauté, l'esprit s'apaise... avant que ne vienne l'ennui ?

Mais non! nous n'aurons pas le temps de nous ennuyer car déjà il nous faut repartir.
Les oiseau des mers rarement se posent; un frémissement d'ailes et les voilà dans le ciel à s'agiter frénétiquement.



Ceux qui se posent ...

ce sont ...


... les pêcheurs, venus en nombre, dans leurs énormes 4x4, se garer, avec tout leur attirail - les cannes à pêche, les fauteuils, les glacières, les BBQ - au bord de l'eau, à ras de l'eau.
Paradoxe américain : dans une nature dont le caractère "sauvage" a été soigneusement préservé, un paysage propice à la contemplation, on croise des hordes mécanisées et parfois bruyantes (je me souviens encore des vrombissement des Harley Davidson transperçant le silence de Death Valley un dimanche matin ! )

Mais regardez bien les visages épanouis de ces deux pêcheurs de Race Point. Ils sont visiblement aussi heureux d'être là que je le suis. Alors ?



17 octobre 2007

Des livres et ... des citrouilles ?

Comment ça, je vous ai laissé tomber et vous n'avez plus rien à lire ?
Même pas vrai !
Oui, j'ai fait l'impasse sur les lundis classiques, mais depuis Septembre je vous ai proposé des tas d'auteurs ! Et pas les derniers des clampins !
Thoreau, Emerson, Alcott, Hawthorne, Junger, Kerouac.
Vous avec déjà tout lu ? Vraiment ?
Vous êtes insatiable !

Il faudra pourtant vous réfréner parce qu'il n'y aura pas de lundi classique avant Novembre !

Quelques citrouilles de plus pour vous faire patienter ?

16 octobre 2007

Un sandwich à Sandwich ?

Manger un sandwich à Sandwich - de préférence un BLT! - cela s'impose, même si le jeu de mots a été fait un million de fois !

Mais il y a d'autres raisons de s'arrêter à Sandwich, première ville après le Sagamore Bridge, quand on remonte le long de Cape Cod par le Old King Highway.

D'abord, il y a une très jolie et très ancienne maison du type "boîte de sel". Pour en savoir plus sur ces drôles de maison asymétriques, un modèle très courant en Nouvelle Angleterre, vous pouvez aller sur http://www.loc.gov/rr/print/list/175_sal1.html, mais j'aurais l'occasion de reparler de l'architecture coloniale américaine dans quelque temps sans doute.

En attendant, laissez-moi vous emmener du côté du musée automobile, un des fleurons de l' Heritage Museums and gardens de Sandwich.




































Quand passe le rêve américan ...





















Les images se passent de commentaires, non ?