17 juin 2010

Un trompe l'oeil, des trompe l'oeil...

Il importe de ne pas se fier aux apparences quand on se promène le nez en l'air dans les rues de Turin, tant les façades sont parfois trompeuses .

Ainsi ....



Ceci n'est pas une pharmacie de plus, juste l'entrée d'un immeuble, qui avait peut-être autrefois abrité une pharmacie, j'en conviens, mais rien ne le prouve !











Ceci n'est pas un portail d'église, de cathédrale ou même de château, juste une des portes de la gare Porta nuova.






Et ceci n'est pas une mosquée, bien que le bâtiment comporte quatre minarets, mais une synagogue "de style mauresque", construite en 1880 par Enrico Petiti.













Enfin ceci n'est pas un danseur de tango en répétition, juste un concierge consciencieux qui "serpille" énergiquement l'entrée de son immeuble !

16 juin 2010

Farmacia delle erbe / Farmacia chimica...

Se soigner avec des herbes, fait un peu démodé...
Se soigner avec des molécules chimiques fait nettement plus moderne....
Mais à se promener dans Turin, on finit par se demander si les pharmacies "chimiques" ne sont pas plus anciennes encore que les herboristeries.

Ainsi la pharmacie Tullio Bosio, située sur la via Garibaldi, a gardé sa façade d'origine datée de MDCCXV !!!
1715 ! L'année de la mort de Louis XIV ...
Elle a gardé aussi tous ses ornements et, en particulier un monument à la gloire de Galien, ce médecin grec originaire de Pergame à qui la médecine doit tant !

La médecine et bien sûr, la pharmacie !
C'est en effet son nom que l'on a donné en 1608 au serment des apothicaires "chrétiens et craignant Dieu ".

Je jure et promets devant Dieu, Auteur et Créateur de toutes choses, unique en essence et distingué en trois Personnes éternellement bienheureuses, que j'observerai de point en point tous ces articles suivants.
Et premièrement je jure et promets de vivre et mourir en la foi chrétienne.
Item d'aimer et d'honorer mes parents le mieux qu'il me sera possible.
Item d'honorer, respecter et faire service, en tant qu'en moi sera, non seulement aux Docteurs, Médecins qui m'auront instruit en la connaissance des préceptes de la Pharmacie, mais aussi à mes Précepteurs et Maîtres-Pharmaciens sous lesquels j'aurai appris mon métier.
Item de ne médire d'aucun de mes Anciens Docteurs, Maîtres-Pharmaciens ou autres, quels qu'ils soient.
Item de rapporter tout ce qui me sera possible pour l'honneur, la gloire, l'ornement et la majesté de la Médecine.
Item de n'enseigner point aux idiots et ingrats les secrets et raretés d'icelle.
Item de ne faire rien témérairement sans avis de Médecin, ou sous espérance de lucre tant seulement.
Item de ne donner aucun médicament purgatif aux malades affligés de quelque maladie aiguë, que premièrement je n'aie pris conseil de quelque docte Médecin.
Item de ne toucher aucunement aux parties honteuses et défendues des femmes, que ce ne soit par grande nécessité, c'est-à-dire lorsqu'il sera question d'appliquer dessus quelque remède.
Item de ne découvrir à personne les secrets qu'on m'aura fidèlement commis.
Item de ne donner jamais à boire aucune sorte de poison à personne et ne conseiller jamais à aucun d'en donner, non pas même à ses plus grands ennemis.
Item de ne donner jamais à boire aucune potion abortive.
Item de n'essayer jamais de faire sortir le fruit hors du ventre de sa mère, en quelque façon que ce soit, que ce ne soit par avis du Médecin.
Item d'exécuter de point en point les ordonnances des Médecins sans y ajouter ou diminuer, en tant qu'elles seront faites selon l'Art.
Item de ne me servir jamais d'aucun succédané ou substitut sans le conseil de quelqu'autre plus sage que moi.
Item de désavouer et fuir comme la peste la façon de pratiquer scandaleuse et totalement pernicieuse, de laquelle se servent aujourd'hui les charlatans empiriques et souffleurs d'alchimie, à la grande honte des Magistrats qui les tolèrent.
Item de donner aide et secours indifféremment à tous ceux qui m'emploieront.
Et finalement de ne tenir aucune mauvaise et vieille drogue dans ma boutique.

Le Seigneur me bénisse toujours, tant que j'observerai ces choses. »

Le serment que prêtent encore aujourd'hui les étudiants en pharmacie à la fin de leurs études n'a heureusement plus grand chose à voir avec celui-ci ! Bien qu'il s'intitule toujours serment de Galien.

Quant à la pharmacie Tullio Bosio, elle est toujours là aussi ! Et elle n'a pas beaucoup changé si j'en crois cette vieille photo trouvée ici.


15 juin 2010

L'araignée de Louise Bourgeois

J'ai cru retrouver l'araignée de Louise Bourgeois, tombée par hasard sur mon objectif.


Mais non !
Ce n'est qu'un vieux chandelier doré de l'église de la Consolata de Turin, au demeurant superbe exemple de baroque piémontais.
Quelques grands noms de l'architecture italienne (Guarino Guarini, Filippo Juvarra, Carlo Ceppi) on travaillé sur cette église, dédiée à Marie. "Maria la Consolata", c'est à dire Marie la Consolée, bien que Marie la Consolatrice paraisse plus approprié. Mais après tout, Marie aussi a parfois besoin d'être consolée

En face de l'église, une adresse incontournable de Turin : Al Bicerin, un délicieux petit café-confiserie où l'on s'arrête pour déguster un .... bicerin, étonnant mélange de café et chocolat chaud surmonté d'une crème aussi fraiche que mousseuse.


Et avant de quitter la Piazza della Consolata, allez faire le plein d'épices, de tisanes et d'herbes médicinales chez l'herboriste, histoire de constater que l'alignement de ses bocaux ne diffère pas beaucoup de celui du confiseur. Douceurs en moins.

06 juin 2010

Dans mon jardin



Formes et couleurs : j'aime bien !

04 juin 2010

My name is Khan

Le cinéma indien est décidément bien intriguant.
My Name is Khan, le film de Karan Johar est tout à la fois une romance sentimentale, un mélo larmoyant, un road movie édifiant.
Du coup, même lorsqu'elle est positive, la critique tord un peu le nez : " ... un Forrest Gump à la sauce indienne ?" "un étalage de bon sentiments", "naïveté, démagogie...".
Tout cela est vrai et j'ajouterai que les scènes supposées se passer dans un petit village de Georgie, pendant un cyclone ne frôlent pas le ridicule, elles le dépassent !


Et pourtant ! Ce film vaut certainement la peine d'être vu. Ne serait-ce que pour le message de tolérance qu'il essaye de faire passer : "My name is Khan and I am not a terrorist ! " mais aussi pour la façon dont le réalisateur essaye de faire passer le message. Il n'oublie jamais que le cinéma est d'abord un divertissement et que pour instruire il faut d'abord plaire. La Fontaine, Molière, Voltaire étaient d'accord avec Horace sur ce point. « Il obtient tous les suffrages celui qui unit l'utile à l'agréable, et plaît et instruit en même temps.» (Horace, Art poétique, III, 342-343).

My name is Khan est un film populaire qui s'adresse au plus grand nombre et c'est tout à l'honneur de son réalisateur et de ses acteurs !
Mon seul regret ? Pas la moindre petite chorégraphie !

03 juin 2010

Art rural


Toujours à l'exposition sur la culture contemporaine de l'Inde rurale, ces figurines colorées de la région de Sarguja au Chhattisgarh. Art naïf, oui sans doute. Mais j'aime bien l'air empoté de ces deux dames !

02 juin 2010

Jivya Soma Mashe

Le musée du quai Branly présente une exposition intitulée "Autres Maîtres de l'Inde", dédiée à la culture visuelle des communautés de l'Inde rurale. Son principal intérêt est peut-être de montrer comment des artistes contemporains reprennent et transforment des techniques anciennes, des motifs rituels pour en faire quelque chose de neuf. L'invention s'appuie sur la tradition mais s'éloigne de la simple reproduction.

Parmi les artistes exposés, j'ai particulièrement aimé Jivya Soma Mashe. Les dessins rituels étaient autrefois exécutés avec de la farine de riz. Jivya Soma Mashe utilise désormais de la peinture blanche, de l'ocre et la bouse de vache (!) pour représenter, sur la toile, les activités des villageois.



Les formes sont simplifiées : deux triangles inversés suffisent à représenter un personnage, ici bizarrement doté de quatre mains.

La spirale rend le mouvement de la danse
dont une vidéo placée à côté nous montre le déroulement.

Si les formes de bases sont simplifiées, l'observation est précise, minutieuse et l'on peut passer un temps infini à détailler chacun de ces tableaux : une femme, un enfant sur les hanches et un cruche remplie d'eau sur la tête revient du puits où d'autres femmes sont en train de tirer l'eau; deux gamins se chamaillent un je ne sais quoi. Et j'aime tout particulièrement la façon dont Jivya Soma Mashe dessine les maisons avec ses petits personnages à l'intérieur; presque toujours il y en a un, étendu sur une natte : celui qui paresse pendant que le monde s'agite autour de lui ? Peut-être ...

Passionné par la peinture des Warlis en général et de Jivya Soma Mashe, Hervé Periolle leur a consacré un blog . La meilleure façon d'en savoir plus est d'aller y faire un tour !

01 juin 2010

Géométries parisiennes

Paris, ses expos, ses musées...
mais aussi bien ses rues, ses jardins...

L'oeil s'attarde sur un détail...

Une courbe de galets qui joue les yin et yang dans une cour de musée ...

L'alignement impeccable des tilleuls taillés en marquise dans les jardins du Palais Royal.

Bien qu'ils aient l'air d'avoir toujours été là, les tilleuls n'ont été plantés qu'en 1970 pour remplacer les ormes atteints par la maladie.
Dommage ! J'aurais aimé imaginer les libertins du XVIIe siècle, les philosophes du XVIIIe se promenant pour discuter à l'ombre de ces grands arbres et fixant le même point de perspective là-bas tout au bout de l'allée.
"Point de rendez-vous favori des nobles, bourgeois et artistes, notamment en raison du fait que la police n'avait pas le droit d'inspecter dans ce domaine princier", les jardins étaient certes fréquentés par les artistes et les intellectuels mais ils étaient aussi des lieux de rendez-vous galants et pour tout dire, de prostitution. Beaux esprits et filles de joie. Celles-ci pour délasser ceux-là.

23 mai 2010

Chaises



Une île grecque ...
Mais pourquoi ces chaises ? Pourquoi ce bateau retourné ?
L'histoire est encore à écrire.

19 mai 2010

Agwa

Onze danseurs sur scène, déchaînés. Et des centaines de verres en plastique, certains remplis d'eau.
Cela suffit à emporter une salle entière, fascinée par l'énergie, la maîtrise, l'inventivité de cette jeune troupe.


Il s'agissait de la compagnie Käfig dirigée par Mourad Merzouki. Une compagnie de danse hip-hop

18 mai 2010

El Secreto de sus ojos

Dans ses yeux n'est que le deuxième film de Juan José Campanella, mais il a déjà obtenu un Oscar et un Goya ! A chaque fois dans la catégorie "meilleur film étranger".
Meilleur je ne sais pas, mais excellent certainement. Sans effets spéciaux, sans montage spectaculaire, sans extravagances visuelles ou sonores. Juste une bonne histoire, bien racontée; une intrigue à plusieurs fils qui s'entrecroisent sans s'emmêler pour autant.

C'est l'histoire, bien banale d'un retraité qui se retourne sur son passé et décide d'en faire un roman.
C'est l'histoire d'un employé du tribunal pénal qui revient sur une affaire jamais résolue, parce que close arbitrairement avant que des conclusions aient pu être tirées.
C'est l'histoire d'un homme qui a toute sa vie aimé une femme sans jamais oser le lui avouer alors qu'elle n'attendait peut-être que cela.
C'est l'histoire d'un ami, qui, du fond de son ivrognerie, retrouve assez de lucidité pour choisir de mourir à la place de son ami.
C'est l'histoire d'un homme qui aimait sa femme au point de traquer pendant des années son assassin.
C'est l'histoire d'un pays où la justice est dans les mains des puissants plus que dans celles des juges, un pays où, à peine libérés de prison, les assassins rejoignent les milices gouvernementales, un pays où l' on peut être contre la peine de mort parce que c'est une peine plus légère que la prison à vie.

C'est une histoire qui en contient plusieurs, et dont la fin ouverte permet à chaque spectateur de terminer le film à sa guise.
C'est une histoire enfin où les regards en disent beaucoup plus que les mots

"Los recuerdos son caminos oscuros y sinuosos. Et la verdad que se oculta detras de ellos es mucho menos sencilla que lo que Esposito ha imaginado. Sin embargo sabe que tendrà que persistir hasta el final : para entender lo que ocurrio, para comprenderse a si mismo, y para enfrentar de una vez per todas a esa mujer que ama. "

17 mai 2010

Ridley Scott

Je viens de voir coup sur coup, deux films de Ridley Scott : Gladiator à la télévision et Robin des bois au cinéma.

Deux films d'action, deux films de castagne, deux films à prendre au premier degré sans se prendre la tête (bien que dans chacun des deux films ils soit question - quand même - de démocratie ! ).

Deux films de vrai divertissement qui permettent de passer par toute une gamme d'émotions : la peur, l'effroi, la pitié, l'admiration, la tendresse.... Qui permettent de se plonger dans des époques lointaines, violentes, cruelles, et d'oublier, le temps du film, notre propre époque, tout aussi violente et cruelle.

Le fait que ce soit le même acteur, Russell Crowe qui incarne dans chaque film le vaillant héros, paré de toutes les qualités, courage, loyauté ... est un peu troublant au début, mais confère au personnage un caractère intemporel. Maximus, Robin Longstride ... chaque époque a trouvé son héros, un homme assez vaillant pour s'opposer aux puissants qui abusent de leur pouvoir. Quel sera le nom du nôtre ?

08 mai 2010

Du pétrole dans le bayou

Se souvenir du delta du Mississippi, se souvenir des bayous et plus encore de ces terres à peine émergées, de ces étendues d'eau au milieu desquelles serpentait notre route.
Imaginer maintenant ces paysages recouverts de pétrole noir et visqueux.
Voilà qui me désole.


Les canaux, les petits ports de pêcheurs, les villages à un seul carrefour, entre Mains street et First street, le "general store " qui faisait aussi pompe à essence et les deux vieux cajuns, à demi édentés assis tranquillement sur leur banc qui en nous entendant parler français, ont entamé la conversation. En acadien ! Pas facile de les comprendre, mais je me souviens que l'un des deux se réjouissait d'avoir bientôt 65 ans, l' âge qu'il fallait atteindre pour pouvoir bénéficier de l'aide médicale et dentaire !

Je ne sais quand je retournerai dans le delta du Mississippi, du côté de Bâton Rouge, Francisville ou Lafayette. Mais je connais un moyen sûr de s'y balader sans pour autant mettre les pieds dans le pétrole : il suffit de se plonger dans les romans de James Lee Burke !

Des romans très noirs et vraiment très glauques, mais qui constituent une excellente introduction à ce pays cajun. Suivre les traces de Dave Robicheaux entre New Iberia et Morgan city, entre l'Atachafalaya river et le bayou Teche et c'est le meilleur moyen de découvrir ces terres ingrates, ces marais infestés de moustiques et de mocassins d'eau, habités par les seuls aligators avant l'arrivée des Cadiens. Venus du Canada, et rejetés tout le long des côtes américaines ce n'est que dans le delta qu'ils purent s'installer puisque personne, (hormis les aligators) ne cherchaient à leur disputer la place.

Dave Robicheaux est un flic désabusé. Ancien membre de la police criminelle de la Nouvelle-Orléans aux méthodes pas toujours orthodoxes, il est désormais shérif adjoint à New Iberia, et entre deux enquêtes essaye de gérer la petite affaire de location de bateaux et de vente d'appâts qu'il possède au bord du bayou, un endroit aussi sauvage que mystérieux qui lui permet de décompresser auprès de Bootsie, sa compagne et d'Alafair la petite fille qu'il a sauvée dans un accident d'avion et fini par adopter.
Un premier roman, un deuxième et vous voici familiers des lieux et des personnages . C'est ainsi qu' un jour ou l'autre, à votre tour vous prendrez la route et vous irez vous balader du côté des bayous de Louisiane.

http://thomashoven.com/3121_usa2.html

Ce sera l'occasion de goûter aux ragoût d'écrevisses, aux jambalayas, aux tartes aux noix de pecan, au jus de sassafras, à moins que vous ne préfériez un verre de bourbon, mais dans ce cas, ce sera sans Robicheaux, inscrit depuis longtemps aux alcooliques anonymes !
Après quoi vous irez goûtez au charme des "Fais dodo" et repartirez les oreilles encore pleines de "zydeco", la musique du coin .

A lire, dans l'ordre ou le désordre : La pluie de néon, Prisonniers du ciel, Black Cherry Blues, Une saison pour la peur, Une tache sur l'éternité, Dixie City sans oublier Dans la brume électrique adapté au cinéma par Tavernier et dont j'ai déjà parlé ici.

07 mai 2010

Le Prieuré (alias la vieille maison)

Cette vieille maison, quelle histoire !

D'abord elle est beaucoup plus vieille que je ne pensais ! Beaucoup plus vieille puisque sa construction remonterait à la fin du XIIe, voire du XIe siècle ! Ce qui expliquerait son allure de grosse costaude aux flancs larges : c'est une maison fortifiée prête à résister à tous les assauts , y compris ceux du temps !

Et puis cette maison n'est pas une maison ordinaire; c'est un ancien prieuré.
L'évêché de Grenoble possédait au bord de l'Isère, un grand domaine dont la partie haute était riche en vignes et en blé, mais dont la partie basse était régulièrement inondée et couverte de broussailles. Trois prêtres obtinrent de l' évêque le droit de s'installer sur ces terres, et d'y fonder une petite communauté, à charge pour eux de vaquer aux obligations religieuses et charitables des paroisses environnantes.

Qu'est devenu par la suite le prieuré ?
Au XIIIe et XIVe siècles, des membres de la noblesse locale, la famille d'Arces, se seraient succédés au prieuré. En 1562, la bâtisse aurait été pillée et incendiée par le Baron des Adrets, triste sire qui s'est illustré pendant les guerres de religion en combattant d'abord aux côtés de Protestants avant de changer de camp et de se convertir au catholicisme !
A la fin du XVIIe siècle le prieuré aurait été transformé en séminaire, puis en collège, fermé en 1764 .... Beaucoup de conditionnels !

Et je ne sais rien de plus. Mais on peut supposer que la Révolution a été fatale au Prieuré, peu à peu gagné par les ronces, comme le château de la Belle au bois dormant, l'un et l'autre endormis pour plus de 100 ans.

L'histoire pourtant n'a pas dit son dernier mot. Le débroussaillage, les échafaudages sur la façade, et même les plaques de métal ondulé sur le toit sont des signes manifestes du retour à la vie du vieux prieuré. Il s'agit dans un premier temps d'une mise en sécurité. Le bâtiment est désormais à l'abri de l'eau et des archéologues sont à l'oeuvre sur le terrain. Les fouilles ont déjà mis à jour un terrassement et j'attends avec impatience que soient organisées des visites sur le site.
Je sais déjà que des projets d'équipements socioculturels sont ébauchés, autour de l'ancien prieuré....

Un nouveau chapitre à écrire ? Plus tard. Dans quelques mois. Ou quelques années ...

04 mai 2010

Nuage


Cet après-midi, j'ai retrouvé mon beau chat aux yeux verts avec un oeil crevé. Il vient d'être opéré, mais le vétérinaire ne m'a pas promis de sauver son oeil. Je ne le saurai pas avant 3 semaines. C'est long trois semaines !