Oui, bon, mais faire de la vie de cette chirurgienne maxillo-facial l'exemplaire-type d'une vie de femme ... Mettons plutôt que la réalisatrice a eu envie de cumuler un peu tous les sujets "tarte-à -la-crème" concernant les femmes : un métier, prestigieux certes, mais très absorbant, le couple avec ses hauts et ses bas, le choix ou le refus de la maternité, les familles recomposées, la vieillesse et les maladies neuro-dégératives, la charge mentale (double, triple, multiple) et bien sûr la liberté sexuelle ... le film de Charline Bourgeois-Tacquet xxc ressemble en fin de compte, à un catalogue de toutes les questions que pose la condition féminine. Trop c'est trop et le film finit par lasser.
Chacun des acteurs est parfait dans son rôle, et le montage rapide, haché souligne la multiplicité des tâches et responsabilités de cette femme. La séquence avec Erri di Luca, qui vit au ralenti dans sa montagne n'est là que pour souligner le rythme frénétique auquel est soumis la chirurgienne qui ne vit sa vie que dans l'urgence. Non décidément, le film de Charline Bourgeois-Tacquet est beaucoup trop démonstratif pour être convaincant; il est de surcroît entravé par le choix d'un milieu social très privilégié. A la place de la chirurgienne chef de service, mettez ... sa secrétaire ? une infirmière ? une aide soignante ?

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