19 mars 2016

L'Histoire du géant timide

Après  Back Soon de Solveig Anspach, après Béliers, de Grimür Hakonarson, un autre film islandais ?  Puisque j'avais aimé les deux premiers, va pour L'Histoire du géant timide de Dagur Kari.

Plus grand, plus gros que Fusi, c'est difficile à trouver. Il est si gros que parfois il tient à peine sur l'écran. Plus empoté, et plus balourd, difficile aussi. Mais cet énorme nounours est aussi le plus gentil des hommes. Il suffira d'une rencontre pour que craque la carapace et que ce bon gros géant prenne enfin sa vie en main.

Un film gentil - mais pas complètement rose pour autant - pour changer des films noirs, ultra-violents. Parfois c'est bien de pouvoir reprendre son souffle et de se dire que tout ne va pas toujours si mal dans le monde.
 

18 mars 2016

Craig Johnson, le dernier avant le suivant ...



Tous les démons sont ici, 2015
Titre original : Hell is empty 2011

L’enfer ! Un blizzard et un incendie de montagne qui déboule à la vitesse d’une avalanche au dessus d’un lac gelé dans une vallée perdue des Big Horn Moutains, c’est bien l’enfer qui attend le Shérif Longmire, coincé entre la glace et le feu. A ce moment du roman la question n’est pas de savoir s’il en sortira – il s’en sortira nécessairement ! – mais plutôt de savoir comment il s’en sortira ?  Sachant que l’épisode doit rester crédible pour le lecteur. Inutile de préciser que les pages tournent toutes seules !

Dans Tous les démons sont ici, plus peut-être que dans ses précédents romans, Craig Johnson joue avec le fantastique.  Le shérif Longmire doit  rattraper un psychopathe extrêmement dangereux  qui s’est évadé et ne cesse de semer la mort derrière lui. Il est accompagné dans sa quête par Virgil, un vieil Indien ressurgi d’un précédent épisode qui le protège et le guide dans sa traversée des cercles de l’enfer …

Craig Johnson dans ses romans a toujours joué du double registre du western d’une part, du polar d’autre part. Il prouve dans ce roman qu’il sait tout aussi bien jouer avec les grands chefs-d’œuvre de la littérature mondiale. Aussi improbable que paraisse  la rencontre d’un shérif du Wyoming et  du grand poète italien, Dante Alighieri, elle fonctionne bien.  D’abord parce que le shérif Longmire n’est pas inculte, il l’a prouvé depuis longtemps. Ensuite  parce que la structure du poème italien et sa progression en spirale d’un cercle à un autre représente l’essence même du suspense. Restait à trouver pour l’écrivain le bon registre, la juste mesure entre révérence et ironie, pour ne pas faire du roman un simple pastiche et garder la tonalité qui fait tout le charme de la série romanesque à laquelle sont habitués ses lecteurs. Un exercice de haut vol dont l’écrivain se tire plus que bien. Sous la plume de l’écrivain  les montagnes du Wyoming, leurs sommets à plus de 3000 mètres, la zone sauvage  du Cloud Peak ressemblent définitivement à l’enfer.



Tous les démons sont ici est le 7e roman de Craig Johnson publié en français par les bons soins des éditions Gallmeister. C’est pour le moment l’avant dernier, juste avant Steamboat. Mais pas d’inquiétude, il y en a encore quelques uns à venir et le prochain a même déjà son titre : A vol d’oiseau.

17 mars 2016

Je ne résiste pas à l'ennui...

et j'ai quitté la salle avant la fin du film. Deux fois de suite !

Anomalisa ... j'aurais pu m'en douter : "un homme sclérosé par la banalité de sa vie" ...  le pitch n'annonçait rien de bon, mais je voulais savoir ce que "stop motion" la technique employée pour le film signifiait. En gros un film d'animation en volume. Je veux bien admettre le propos du film qui est de dénoncer (?) les clichés, les conventions, les gestuelles automatiques, les formules creuses qui envahissent nos existences. Mais comment le faire sans ennuyer le spectateur ? En utilisant une technique, une forme supposée retenir toute son attention ? Bien essayé, mais raté pour moi.

La mise en scène de la banalité est décidément un exercice difficile !  et Un jour avec, un jour sans, de Sang-Soo Hong ne m'a pas plus convaincue : il s'agit cette fois de la journée "perdue" d'un réalisateur qui à la suite d'un malentendu, se trouve un jour à l'avance dans la ville où il doit donner une conférence. Il comble le vide des heures en visitant une patinoire, un temple, rencontre une jeune femme, s'enivre... Ce n'est que la première moitié du film; le film reprend ensuite depuis le début, le déroulement de la même journée, avec quelques micro-variantes pour montrer qu'un geste, un mot, prononcé différemment, interprété différemment peut faire bifurquer une vie. Comme si un informaticien avait conçu le scénario à grand renforts de "if ...  then...". Tentative louable  - Resnais s'y était essayé avec Smoking / no smoking - mais je n'ai pas résisté à l'ennui. Entre m'endormir sur place ou quitter mon fauteuil, j'ai préféré la deuxième solution.

 Deux mauvais films ? Peut-être pas. Deux mauvais choix plutôt. Du coup, le prochain film ???





16 mars 2016

Les Couleurs de Dan

Plus que 4 jours avant le printemps. Plus que trois jours pour aller voir les tableaux de Dan Foggiarolli Gendey, histoire de se remplir les yeux de couleur en attendant ... le printemps !



Exposition ouverte du mardi au dimanche inclus
De 14h30 à 18h en présence de l'artiste
Mairie de Corenc. 18 av de la Condamine

14 mars 2016

Encore trois romans de Craig Johnson

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Enfants de poussière, 2012
Titre original : Another man’s mocassin, 2008

Dans Enfants de poussière, le shérif Longmire est revenu dans son conté d’Absaroka, parce que sa fille,  gravement blessée dans le précédent roman est en convalescence chez lui pour quelques semaines. Autant dire qu’au quatrième roman de Craig Johnson, le lecteur a acquis un sentiment de familiarité avec le shérif, ses adjoints, ses amis, et les habitants de Durant, qui constitue un des plaisirs de la lecture.
Sinon, avec Enfants de Poussière on est parti pour une histoire double puisque la découverte du cadavre d’une jeune vietnamienne ravive les souvenirs de guerre de Longmire et en particulier de la bataille du Tét à laquelle il s’est trouvé mêlé en février 1968. Enfants de poussière est le nom d’une association chargée de s’occuper d’enfants d’origine vietnamienne, mais qui couvre en réalité un réseau de prostitution ce dont on se doute assez vite. Encore faut-il parvenir à coincer celui qui a tué la jeune vietnamienne et ce n’est pas évident car C. Johnson multiplie à loisir les fausses pistes avec des personnages tous plus pittoresques les uns que les autres. Une partie du roman se déroule à Bayley, une ville fantôme comme on en voit encore mais rarement aux Etats-Unis, quelques baraques en bois envahies par les herbes où grouillent les serpents à sonnette.

Dark horse, 2013
Titre original : The Dark Horse, 2009

De retour de Pennsylvanie (où sa fille avait été sauvagement agreessée et bien près de mourir, cf.L’Indien blanc) Walt Longmire, le Shérif d’Absaroka county,  à qui on a confié la garde de Mary Barsad, accusée d’avoir tué son mari de 6 balles dans la tête, enquête dans le conté voisin, c’est à dire en dehors de sa juridiction. Il enquête donc sous couvert, une couverture qu’à vrai dire, il ne maintient pas longtemps.  Mais il n’est pas le seul « sous couverture », puisque la victime, Wade Barsad est un « témoin protégé », surveillé de près par le FBI parce qu’il détient des informations importantes.  Qui de Walt Longmire ou du FBI résoudra le plus vite l’enquête ? Cela ne fait pas vraiment question. En dehors de l’aspect strictement policier, il est beaucoup question de chevaux dans ce roman, puisque le point de départ c’est l’incendie criminel d’une écurie (5 chevaux ont péri dans l’incendie), et la disparition du plus beau des chevaux, le Dark Horse du titre. Un cheval hors du commun qui à lui seul fait le charme et l’intérêt des derniers chapitres du roman.

 Molosses, 2014
Titre original : Junkyard Dogs , 2010

On reprend les mêmes et on recommence ?  Bien sûr puisque retrouver des personnages que l’on a bien aimés dans un précédent roman est toujours agréable. Walt Longmire, le shérif est toujours à son poste, de même que Vic,  Ruby la secrétaire ; Henri  Standing Bear, l’Indien est en peu en retrait et Salzarbitoria, l’assistant shérif basque, sur le point de démissionner après ses dernières mésaventures, revient sur le devant de la scène. Le roman peut donc commencer et Longmire une fois de plus va prendre des coups.
Le décor principal est une casse de voitures, tenue par un vieil original, mais il y a aussi un promoteur immobilier et quelques truands issus d’un groupe suprématiste aryen. C’est l’hiver, les routes sont verglacées et la neige ne cesse de tomber ce qui est finalement pratique pour suivre des traces.

12 mars 2016

11 mars 2016

Trois romans de Craig Johnson

 tous publiés en français chez Gallmeister, en anglais chez Penguin

Little Bird, 2009
Titre original : The Cold dish, 2004

Little Bird est le premier roman de la série ; autant commencer par lui puisque c’est le roman qui permet de se familiariser avec le décor, les personnages, le ton, la façon de faire de Craig Johnson.
Le roman commence par la découverte d’un cadavre, le jeune Cody Pritchard accusés d’avoir violé, avec trois autres garçons une jeune indienne. Un procès a eu lieu, mais n’a servi qu’à raviver les contentieux entre les populations cheyenne et blanche d’autant que les quatre jeunes gens n’ont été condamnés qu’à une peine « avec sursis ». Dans ces conditions l’hypothèse d’une vengeance paraît vraisemblable.


Le Camp des morts, 2010 
Titre original :  Death without company, 2006

Le Wyoming, l’hiver, la neige. Une vieille dame qui meurt dans une maison de retraite. Rien que de très banal en apparence.  Mais l’enquête, menée par le shérif Longmire et ses assistants met en branle une multitude de personnages, et surtout des histoires vieilles de 50 ans.
Le plus sympathique dans ce roman : les personnages particulièrement bien typés, que ce soit Lucian, le vieux shérif unijambiste, Henry surnommé l’Ours, un chef Cheyenne, le jeune Saizarbitoria qui parle basque couramment,  le contremaître du chantier, etc, etc.  Des « Native-Americans », Cheyenne essentiellement ou Crow,  des Américains d’origine basque qui ont gardé leur langue, et même … des Américians ordinaires !
L’intrigue, qui repose en partie sur des histoires d’amour, et de haine datant de plus de 50 ans et des meurtres récents est particulièrement complexe et suffisamment intrigante pour accrocher le lecteur jusqu’au bout.

L’Indien blanc, 2011
Titre original : Kindness goes unpunished, 2007
Pour une fois, Longmire se déplace en dehors de son territoire habituel ; il accompagne Henry Standing Bear (qui doit recevoir un prix de poésie) à Philadelphie (PA) où sa propre fille est installée. Et bien qu’il ne soit pas dans sa juridiction, il lui faut intervenir. 





10 mars 2016

Ce Sentiment de l'été



Le film s'ouvre sur une tragédie : une jeune fille meurt subitement à la sortie de son atelier de gravure. Son compagnon Lawrence, sa soeur Zoé devront apprendre à vivre sans elle. Mais la suite du film n'a rien d'une tragédie.
Ce sentiment de l'été, est un film nomade, qui se déroule entre Berlin, Paris, New York et ... Annecy ! Pourtant, ce n'est pas vraiment le film d'une errance, plutôt la trajectoire de jeunes gens que rien ne fixe encore, ni leur boulot, ni leurs amours. Ils sont libres, mais fragiles parce que toujours à fleur de sentiments. Ce sentiment de l'été est un film impressionniste, qui procède par petites touches, quelques mots, un regard suffisent à faire comprendre leurs attentes, leurs espoirs, leurs chagrins. Les étés, ni les amours ne sont fait pour durer.  Mikhaël Hers, le réalisateur parvient à tenir son film dans un juste équilibre entre désespoir et insouciance, entre tristesse et frivolité. Avec quelque chose en plus, comme la nostalgie de nos jeunes étés.

09 mars 2016

The Assassin

Hou Hsiao Hsien compose de superbes tableaux.  Paysages, portraits, natures mortes.... il excelle incontestablement dans tous les genres picturaux Il a toutefois oublié qu'au cinéma on attend aussi une histoire et des personnages qui ne soient pas seulement des porte-manteaux (aussi beaux que soient les costumes!)
Bien sûr il y a ces fulgurances pendant les trop rares combats, moments spectaculaires attendus dans tout film de sabre qui se respecte. Mais cela ne suffit pas. L'intention du réalisateur était sans doute de renouveler le genre, comme Sergio Leone l'a fait pour le western; mais la recherche esthétique se fait ici au détriment du récit.
Perdu dans la somptuosité de l'image le spectateur finit par se dire que ce film suinte l'ennui ; en arpentant les galeries d'un musée, en feuilletant un livre, il décide librement de son rythme. Assis dans son fauteuil devant l'écran, il ne peut que subir et se plier à la lenteur du film. Beau mais vide !


Perdu dans la somptuosité de l'image le spectateur finit par se dire que ce film suinte l'ennui ; en arpentant les galeries d'un musée, en feuilletant un livre, il décide librement de son rythme. Assis dans son fauteuil devant l'écran, il ne peut que subir et se plier à la lenteur du film. Beau mais vide !

08 mars 2016

Steamboat

Le dernier livre de Craig Johnson. Ou plutôt son dernier livre publié en français. Parce que les lecteurs américains, ou du moins anglophones ont toujours un temps d'avance sur nous. Les veinards !

Steamboat est un roman un peu à part dans la série des Longmire, parce que c'est un roman qui remonte dans le passé de Longmire et de l'ancien shérif Lucian, l'unijambiste qui, depuis qu'il vit en maison de retraite, attend avec impatience Longmire pour leur partie d'échecs hebdomadaire et en attendant tire sur l'écran de télé quand passe Fox News !
On retrouve le vieux lascar avec plaisir. Et l'on suit avec une certaine anxiété le récit d'un exploit commis 20 ans plus tôt : il s'agissait de transporter vers l'hôpital de Denver une petite fille japonaise gravement blessée dans un accident de voiture. Une question de vie ou de mort, qui doit se résoudre par une nuit de blizzard épouvantable.
Avec des éléments aussi simples que ceux-là (aussi convenus ? ) Craig Johnson parvient à construire un suspense étonnant. Les péripéties s'accumulent comme ils se doit, mais il y a en plus cet humour en demi-teinte, cette ironie tendre qui est la marque de l'écrivain et pour les lecteurs qui le suivent depuis longtemps une familiarité avec les personnages qui fait tout le charme du roman.


06 mars 2016

Nahid

Inutile de le cacher : on sort de ce film un rien déprimé... ou au contraire, on se félicite du sort qui nous a fait naître ici plutôt que là.  Car être une femme en Iran c'est pour le moins galère et c'est ce que ce film nous démontre très bien.
Nahid, mal mariée (un mariage arrangé pour sortir un homme des griffes de la drogue ? ), puis divorcée avec un enfant, se bat au jour le jour pour faire respecter ses droits.
Un amant, oui, avec qui elle pourrait (peut-être) refaire sa vie, mais en cachette ou, au mieux en acceptant la formule du "mariage temporaire"  renouvelable tous les mois (?) parce qu'elle a obtenu la garde de son enfant sous l'express condition de ne pas se remarier.
L'impression désagréable que tout dans la vie d'une femme iranienne divorcée conspire contre elle et qu'elle est désespérément seule. On a rarement aussi bien montré dans un film le système oppressif dont les femmes iraniennes sont prisonnières. Mais s'agit-il seulement de l'Iran ?



Nahid est, si je ne me trompe le premier film diffusé en France d'une jeune réalisatrice iranienne : Ida Panahandeh, qui rêve d'adapter au cinéma Madame Bovary. D'une certaine façon, le contraire de cette Nahid qui au lieu de rêver sa vie, se bat pour la vivre comme elle l'entend.

04 mars 2016

Merci Patron

Dur de ne pas aimer un film quand tout le monde l'applaudit.

Le sujet, la désindustrialisation, la fermeture des usines, le chômage, les dettes est grave. Le traiter sur le mode farcesque, pourquoi pas ? C'est  s'assurer de remplir les salles.

Dès les premières séquences on pense à Michael Moore, dont les documentaires, pour efficaces qu'ils soient, prennent quelques libertés avec l'objectivité des faits  et frôlent trop souvent la manipulation. François Ruffin, fondateur du journal Fakir et réalisateur du film s'agite et brandit ses T-shirts "I love Arnault". Soit !
Mais lorsque le film se resserre autour du couple Klur,  la farce devient franchement caustique et surtout ambigüe. De qui se moque-t-on ? Du PDG de LVMH qui envoie ses sbires pour régler l'affaire "à l'amiable" -  quelques dizaine de milliers d'euros, pour un Bernard Arnault ce n'est rien, de la petite monnaie ! -  ou du couple de chômeurs que le réalisateur, pour les besoins de son film, manipule et pousse au chantage ?

Merci Patron c'est la victoire du pot de terre contre le pot de fer, de David contre Goliath, oui sans doute. Et c'est la raison pour laquelle ce film rencontre un tel succès.  Mais j'ai beau essayer de trouver toutes les bonnes raisons d'aimer ce film, je garde mes réserves.

03 mars 2016

Craig Johnson



Auteur phare du Wyoming, Craig Johnson est encore un de ces écrivains qui a pratiqué 36 métiers avant de vivre de sa plume : cow-boy ou menuisier, enseignant ou policier, pêcheur ou fermier ! Il vit actuellement à Upcross  (Wyonming) (25 habitants !), dans une maison qu’il a construite de ses propres mains,  s’occupe de son ranch, de ses chevaux, de ses chiens…

Ses livres portent incontestablement la trace de cette expérience de vie qui lui a permis d’évoluer dans des milieux différents, au contact de gens d’horizon divers. Du coup ses personnages,  aussi bizarres soient ils,  paraissent toujours très crédibles. Avec lui, comme avec la plupart des écrivains du Montana et de l’Ouest en général, la littérature tient autant de la fiction que du témoignage. L’auteur part de lieux et de personnages qu’il connaît, combine des éléments empruntés à la réalité pour inventer une histoire. Au final, tout est vrai, seule l’intrigue est fictive.


Craig Johnson semble s’étonner du succès de ses livres en France. Mais ceci explique peut-être cela. Le lecteur ne trouvera pas le comté d’Absaroka sur Google map, parce que le nom est inventé, mais les paysages du roman sont bien ceux du Wyoming. Et les blizzards, et les couchers de soleil, et les petites villes, et les bars, et l’atmosphère en général. Lire Craig Johnson c’est voyager dans des paysages grandioses et, à l‘inverse,  traverser le Wyoming, c’est se retrouver dans un roman de Craig Johnson. Des paysages réels, des personnages crédibles et bien typés, une intrigue suffisamment compliquée pour permettre au lecteur de multiplier les hypothèses et de n’obtenir la solution que dans les dernières pages … la recette paraît simple. Mais il faut du talent pour l’appliquer ! Et Craig Johnson en a suffisamment pour avoir déjà écrit une dizaine de romans avec pour personnage principal Walt Longmire, shérif fatigué et désabusé, soutenu par son vieil ami cheyenne, Harry Standing Bear, et son assistante Victoria Moretti. L’intrigue varie bien sûr de livre en livre mais il y a quelque chose de très satisfaisant à retrouver à chaque fois, fidèles à eux-mêmes, les personnages clefs de la série. »



tatteredcover.com

Question subsidaire : à Grenoble, pour la rencontre du 4 Avril, à l'amphithéâtre de la Maison du tourisme, Craig portera-t-il ou ne portera-t-il pas la barbe !

02 mars 2016

Les Everglades

Situé au Sud de la Floride, au bord du golfe du Mexique le Parc National des Everglades est un territoire essentiellement marécageux.
 


On y croise toutes sortes d'espèces animales (y compris des moustiques au mois de janvier,ce qui est pour le moins inconvenant ! ) Beaucoup de gros oiseaux, pas le moins effarouchés


Perchés au sommet des arbres ils dominent aisément la situation et n'ont pas grand chose à craindre du téléobjectif. Au bord de la route, ils vaquent à leurs occupations, indifférents aux véhicules qui passent, s'arrêtent, les observent un instant et puis s'en vont. Eux restent. Ils sont chez eux.


Mais les vrais seigneurs des Everglades, ce sont les alligators. Qu'ils soient dans l'eau, à demi immergés (et parfois totalement immergés) ou qu'ils soient sur la rive, au sec, rien ne les indiffère plus que la présence humaine.
Et voilà pour notre anthropocentrisme !

 





01 mars 2016

Wyndwood

Dernier passage avant le retour dans ce quartier, jeune et branché mais surtout débordant de créativité et de vitalité. Il est tard, la nuit ne va pas tarder. Juste le temps d'un pecan-pie, le meilleur jamais goûté dans ce petit bar du coin de la rue.


Le soir tombe,  le quartier se vide, il est temps de quitter Miami.