12 août 2019

Arles 2019 : le monde d'aujourd'hui

Plus que les rétrospectives ce sont les photos d'aujourd'hui qui m'intéressent bien que l'état du monde dont elles sont le reflet ne laisse pas augurer d'un avenir très réjouissant.

La Fondation Manuel-Rivera-Ortiz propose une exposition dans le cadre des Rencontres, mais c'est au total une bonne dizaine d'expositions que l'on peut voir sur les deux étages délabrés de la fondation qui se soucie surtout de porter son regard sur les communautés les plus démunis : " The foundation, its founder and the Board of Trustees have a vision of continuous positive change in the lives of forgotten people ravaged by war, famine, poverty, exploitation and global distress." 
http://mrofoundation.org/


C'est dans l'une des salles de la fondation que le photographe Dominique Laugé propose son reportage photographique sur Les Nouvelles routes de la soie, routes si chères au gouvernement chinois qui espère par ce moyen renforcer sa main mise sur le monde, à commencer par le Xingjiang.




L'exposition collective présentée à la Maison des Lices et intitulée Les Murs du pouvoir, barrières bâties par l'homme à travers l'Europe, nous met face à nos choix et notre responsabilité. Et plus les photos sont réussies, plus elles sont belles, plus elles font mal.
https://www.rencontres-arles.com/fr/expositions/view/766/les-murs-du-pouvoir


Simon Móricz-Sabján, Frontières fermées, Hongrie, 2015. Avec l’aimable autorisation de l’artiste.
 

Sergi Cámara, Le Mur de l’Europe, Espagne, 2014. Avec l’aimable autorisation de l’artiste. 


La troisième exposition qui m'a marquée est celle des photos de Philippe Chancel présentée à l'église de Frères Prêcheurs et intitulée Data Zone. C'est un projet qui préoccupe le photographe depuis une bonne quinzaine d'années et qui l'a poussé à se rendre dans tous les points de la planète considérés comme des "zones sensibles" pour des raisons écologiques, économiques, politiques etc. .. Le spectateur est ainsi invité à se rendre de l'Antartique à la Corée du Nord, du Japon aux Etats-Unis, du Nigeria en Cisjordanie, de Haïti à ... Marseille et quelques autres endroits de la planète voués au désastre et dont les coordonnées géographiques sont inscrites sur le sol. 

On sort de l'exposition en vacillant sous la mise en cause de notre mode de vie.Une vraie claque, qui permet de mesurer la force des photos. Et notre impuissance ? 



Nigéria, Delta du Niger, Ogoniland, 2013 




Fukushima, 2011



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